The Fort Worth Press - L'économie russe commence à se fissurer sous le poids des sanctions

USD -
AED 3.672504
AFN 73.671318
ALL 95.840841
AMD 404.387377
ANG 1.800674
AOA 831.503981
ARS 837.498454
AUD 1.525553
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.804826
BBD 2.017349
BDT 109.657177
BGN 1.804826
BHD 0.376505
BIF 2854.150325
BMD 1
BND 1.343423
BOB 6.903521
BRL 4.957689
BSD 0.999123
BTN 83.045541
BWP 13.79043
BYN 3.26969
BYR 19600
BZD 2.013934
CAD 1.34865
CDF 2765.000362
CHF 0.88059
CLF 0.035523
CLP 978.692382
CNY 7.195404
COP 3925.160338
CRC 514.09588
CUC 1
CUP 26.5
CVE 101.753334
CZK 23.428104
DJF 177.917224
DKK 6.88885
DOP 58.708993
DZD 134.49804
EGP 30.846676
ERN 15
ETB 56.665529
EUR 0.92305
FJD 2.235204
FKP 0.788863
GBP 0.788706
GEL 2.650391
GGP 0.788863
GHS 12.539104
GIP 0.788863
GMD 67.27504
GNF 8587.643612
GTQ 7.807872
GYD 209.034282
HKD 7.82285
HNL 24.669404
HRK 7.030095
HTG 132.505883
HUF 359.530388
IDR 15594.15
ILS 3.63115
IMP 0.788863
INR 82.88205
IQD 1308.817423
IRR 42032.503818
ISK 137.803816
JEP 0.788863
JMD 156.268168
JOD 0.70904
JPY 150.48504
KES 143.376551
KGS 89.430385
KHR 4071.425276
KMF 454.950384
KPW 899.999196
KRW 1331.00035
KWD 0.30774
KYD 0.832649
KZT 450.615974
LAK 20847.136991
LBP 89392.977437
LKR 310.644581
LRD 190.650382
LSL 19.190382
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 4.826282
MAD 10.030637
MDL 17.88954
MGA 4532.828865
MKD 56.863378
MMK 2098.186684
MNT 3406.327173
MOP 8.051216
MRU 39.750379
MUR 45.620379
MVR 15.403741
MWK 1681.908365
MXN 17.116204
MYR 4.777504
MZN 63.503732
NAD 19.190377
NGN 1607.000344
NIO 36.773866
NOK 10.600505
NPR 132.87316
NZD 1.613684
OMR 0.38496
PAB 0.999123
PEN 3.786924
PGK 3.807502
PHP 55.935039
PKR 279.13007
PLN 3.979237
PYG 7273.566188
QAR 3.640504
RON 4.597904
RSD 108.141928
RUB 93.055038
RWF 1274.304434
SAR 3.750554
SBD 8.500465
SCR 13.403497
SDG 601.00034
SEK 10.292915
SGD 1.343038
SHP 1.26625
SLE 22.483622
SLL 19750.000338
SOS 571.503664
SRD 35.701038
STD 20697.981008
SVC 8.742675
SYP 13001.869854
SZL 19.261754
THB 35.930369
TJS 10.940433
TMT 3.51
TND 3.123504
TOP 2.360304
TRY 30.818685
TTD 6.790938
TWD 31.617038
TZS 2547.778342
UAH 38.242329
UGX 3931.158584
UYU 39.080884
UZS 12479.121488
VEF 3618584.714698
VES 36.186223
VND 24640
VUV 120.023184
WST 2.739916
XAF 605.321829
XAG 0.043588
XAU 0.000491
XCD 2.70255
XDR 0.75421
XOF 605.321829
XPF 110.380364
YER 250.350363
ZAR 19.25804
ZMK 9001.203589
ZMW 22.954829
ZWL 321.999592
  • AEX

    -2.5700

    854.97

    -0.3%

  • BEL20

    11.4600

    3707.48

    +0.31%

  • PX1

    55.3800

    7966.68

    +0.7%

  • ISEQ

    98.4900

    9660.86

    +1.03%

  • OSEBX

    -2.7800

    1260.8

    -0.22%

  • PSI20

    42.7800

    6242.11

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.0800

    2291.87

    +0.31%

  • N150

    0.6500

    3268.76

    +0.02%

L'économie russe commence à se fissurer sous le poids des sanctions
L'économie russe commence à se fissurer sous le poids des sanctions

L'économie russe commence à se fissurer sous le poids des sanctions

Risque de défaut, effondrement du secteur automobile, inflation... Après des semaines de sanctions de plus en plus dures, l'économie russe commence à se fissurer, selon des données publiées mercredi.

Taille du texte:

Si les annonces en cascade de retraits de groupes internationaux de Russie avaient fait du bruit, elles ne s'étaient pas encore traduites par de graves répercussions sur l'activité économique réelle. Mais les salves de sanctions allant crescendo depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, les effets commencent désormais à se faire sentir.

Le ministère russe des Finances a annoncé avoir réglé en roubles une dette de près de 650 millions de dollars à la suite du refus d'une banque étrangère d'effectuer le paiement en dollars, ce qui l'expose à un risque de défaut au bout d'une période de grâce de 30 jours commençant le 4 avril.

Pendant plusieurs semaines, la Russie a réussi à écarter le danger d'un défaut, le Trésor américain permettant l'utilisation de devises étrangères détenues par Moscou à l'étranger pour régler des dettes extérieures. Mais il a durci cette semaine les sanctions, n'acceptant plus de dollars détenus par Moscou dans des banques américaines.

Le ministère russe a par ailleurs mis en garde mercredi les créanciers de pays "inamicaux": l'argent leur sera remboursé en roubles déposés sur un compte russe et ils ne pourront convertir ces roubles qu'à condition que les fonds de la Russie à l'étranger soient débloqués.

Selon Elina Ribakova, de l'Institut de Finance Internationale à Washington, il s'agit pour Moscou de "montrer qu'ils peuvent payer", tout en étant "un geste symbolique".

"Il n'y a pas de fondement pour un réel défaut", a pour sa part balayé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé lors d'un point de presse mercredi, affirmant que "la Russie avait toutes les ressources nécessaires pour honorer ses dettes".

- "Poutine appauvrit la Russie"-

"Un défaut est un défaut. Les marchés le jugeront ainsi. Les investisseurs n'ont pas été payés. Ils s'en souviendront", commente Timothy Ash, analyste de Blue Bay Asset.

Cet économiste prévoit "un impact sur l'investissement, la croissance, le niveau de vie" entre autres. "Poutine appauvrit la Russie pour des années", conclut-il.

Autre chiffre choc du jour, les ventes de voitures neuves se sont effondrées de 62,9% en mars sur un an, symbole de tout un secteur mis aux abois, les Occidentaux ayant notamment banni les exportations vers la Russie de pièces détachées.

De nombreux producteurs arrêtent la vente de composants ou de voitures à la Russie, comme d'Audi, Honda, Jaguar, Porsche. D'autres arrêtent la production, comme Renault, BMW, Ford, Hyundai, Mercedes, Volkswagen.

Les usines d'Avtovaz (groupe Renault-Nissan), premier producteur de voitures en Russie, employant des dizaines de milliers de personnes, sont quasi à l'arrêt en raison d'une pénurie de composants importés.

Selon Avtostat, les prix des voitures neuves ont augmenté de 40% en mars, et jusqu'à 60% pour le haut de gamme.

L'agence de statistiques Rosstat a annoncé mercredi que l'inflation depuis le début de l'année à fin mars avait augmenté de près de 10% par rapport à la même période en 2021.

Alexeï Vedev, chercheur associé à l'institut Gaïdar de l'université Ranepa à Moscou, estime que la flambée des prix en mars sera aux alentours de 20% annuels, après avoir dépassé 9% en février sur un an. Ce chiffre est attendu vendredi.

"Ce fut un mois de panique chez les consommateurs", qui se sont rués vers des produits dont ils prévoient la disparition, note-t-il.

"C'est très cher, très cher", regrette dans un supermarché de Saint-Pétersbourg Oléssia Oguiéva, ouvrière de 42 ans. "On rentre à la maison, on regarde nos achats et on n'a rien acheté."

Selon Andreï Iakovlev, de la Haute école d'économie de Moscou, la véritable crise n'atteindra l'économie réelle que cet été ou cet automne: "en mai, un grand nombre d'entreprises sont susceptibles de s'arrêter", faute de composants importés, coûtant leurs emplois à des centaines de milliers de personnes.

D'autant que mercredi soir, Washington a annoncé une nouvelle volée de sanctions se voulant "dévastatrices" et visant notamment tous les nouveaux investissements en Russie.

W.Knight--TFWP