The Fort Worth Press - Birmanie: trois ans après le coup d'Etat, un conflit sanglant et sans issue

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.757752
AMD 361.930403
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1517.834304
AUD 1.435544
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.844107
BRL 4.990804
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.426204
CDF 2310.000362
CHF 0.829664
CLF 0.024742
CLP 976.970396
CNY 6.69215
CNH 6.687704
COP 3195.29
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.750394
CZK 21.763304
DJF 178.086103
DKK 6.672604
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.403301
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.892504
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.755201
GEL 2.590391
GGP 0.755711
GHS 11.77039
GIP 0.755711
GMD 73.503851
GNF 8797.680125
GTQ 7.644716
GYD 209.141639
HKD 7.848504
HNL 26.843631
HRK 6.725604
HTG 130.956948
HUF 325.760388
IDR 17891.4
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 96.775504
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000352
ISK 122.150386
JEP 0.755711
JMD 158.724069
JOD 0.70904
JPY 158.28504
KES 129.698862
KGS 87.450384
KHR 4060.673656
KMF 440.00035
KPW 900.000318
KRW 1340.440383
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.833504
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.460378
MVR 15.450378
MWK 1734.106625
MXN 18.414104
MYR 4.085504
MZN 63.910377
NAD 16.545706
NGN 1329.000344
NIO 36.80571
NOK 9.561404
NPR 154.687486
NZD 1.783644
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.745038
PKR 276.931162
PLN 3.916904
PYG 5688.155253
QAR 3.640374
RON 4.766038
RSD 104.733437
RUB 85.159581
RWF 1474.102164
SAR 3.751874
SBD 8.078071
SCR 14.675038
SDG 601.503676
SEK 9.999204
SGD 1.279404
SHP 0.755572
SLE 24.670371
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692504
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.553038
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 3.009508
TOP 2.40776
TRY 49.221304
TTD 6.793665
TWD 31.961404
TZS 2640.285523
UAH 44.916529
UGX 4088.733456
UYU 40.164333
UZS 11900.959179
VES 875.701604
VND 25899.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 585.444314
XAG 0.016442
XAU 0.000238418806
XCD 2.70255
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 585.444314
XPF 106.410886
YER 236.203589
ZAR 16.52005
ZMK 9001.203584
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.08033
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Birmanie: trois ans après le coup d'Etat, un conflit sanglant et sans issue
Birmanie: trois ans après le coup d'Etat, un conflit sanglant et sans issue / Photo: © AFP

Birmanie: trois ans après le coup d'Etat, un conflit sanglant et sans issue

La Birmanie entre jeudi dans la quatrième année du conflit civil meurtrier provoqué par le coup d'Etat du 1er février 2021, au moment où la junte fait face à un mouvement de contestation sans précédent.

Taille du texte:

A Rangoun, la capitale économique, les rues étaient largement désertées, à l'appel de l'opposition à rester chez soi pour protester de manière "silencieuse" contre les généraux, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans le centre-ville, autour des bâtiments de style colonial, une forte présence militaire quadrillait le secteur, ancien épicentre des manifestations réclamant le retour de la démocratie.

"Je suis satisfaite de voir qu'il y a pas beaucoup de personnes dans les rues", a déclaré une employée de bureau qui a décidé de ne pas sortir de chez elle entre 10H00 (03H30 GMT) et 16H00 (09H30 GMT).

"C'est la preuve de notre unité contre le coup d'Etat", a-t-elle poursuivi, sous condition d'anonymat pour des raisons de sécurité.

Dans une rue, une procession d'une centaine de moines bouddhistes, avec des banderoles de soutien à l'armée et des drapeaux religieux, a troublé la torpeur qui a saisi la ville d'environ huit millions d'habitants.

De l'autre côté de la frontière, en Thaïlande où réside une forte communauté birmane, environ 300 personnes ont manifesté devant un bureau des Nations unies à Bangkok, en brandissant notamment des portraits de la dirigeante déchue Aung San Suu Kyi.

"Je veux qu'il (Min Aung Hlaing, le chef de la junte) se retire aujourd'hui. Beaucoup sont morts à cause de lui (...) C'en est assez", a lancé Kay Thwe Khaing, 32 ans, venue protester avec ses deux nièces de cinq ans.

La junte a repoussé une nouvelle fois sa promesse d'organiser des élections, en prolongeant mercredi, pour six mois supplémentaires, l'état d'urgence en place depuis le putsch.

Les militaires ont conditionné la tenue du scrutin au retour à la stabilité, mais aujourd'hui, la Birmanie est déchirée par un violent conflit civil entre l'armée et ses opposants politiques et ethniques, sans qu'une issue pacifique ne se profile.

- "Sombre" anniversaire -

Les combats ont provoqué le déplacement de plus de deux millions de civils, ont précisé les Nations unies.

Plus de 4.400 personnes ont été tuées dans la répression ayant suivi le coup d'Etat, selon un groupe local de surveillance.

Le troisième anniversaire du putsch contre la dirigeante élue Aung San Suu Kyi marque un jour "sombre", a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, dans un communiqué.

L'armée a justifié sa prise de pouvoir en évoquant des fraudes lors des législatives de 2020, remportées haut-la-main par le parti de la prix Nobel de la paix. Des accusations dépourvues de fondement, selon des observateurs.

Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a assuré mercredi que l'armée fera "tout ce qui est nécessaire" pour vaincre les "terroristes", mais une récente série de revers a fragilisé sa position vis-à-vis de ses troupes.

En dépit de moyens sommaires, les dizaines de groupes de défense du peuple (People's Defence Forces, PDF), qui ont essaimé à la suite du putsch, ont surpris l'armée par leur efficacité, et favorisé l'enlisement du conflit, selon les analystes.

Près de la frontière chinoise, trois groupes ethniques ont réussi à capturer des villes et des routes stratégiques pour le commerce avec la Chine, via une attaque coordonnée, fin octobre, qui a posé un défi militaire d'une ampleur inédite depuis le putsch.

Un accord de cessez-le-feu sous l'égide de Pékin a permis l'arrêt des violences dans cette région, favorisant la coalition d'insurgés qui ont conservé leurs prises, mais d'autres combats font rage ailleurs.

Cette situation a entamé le moral des officiers de hiérarchie intermédiaire contactés par l'AFP, qui ont tous demandé à rester anonymes.

- "Châtiment des civils" -

La situation des droits humains en Birmanie ne cesse de se dégrader, ont rappelé mardi les Nations unies.

"Les tactiques militaires ont toujours été axées sur le châtiment des civils qu'ils considèrent comme soutenant leurs ennemis", a souligné le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk.

La junte a brûlé des villages, procédé à des exécutions sommaires et utilisé des bombardements aériens et de frappes d'artillerie pour punir les communautés refusant son pouvoir, ont dénoncé des groupes de droits humains et d'opposants.

L'armée a également ciblé les médias jugés critiques, en révoquant des autorisations de diffusion ou en emprisonnant des dizaines de journalistes.

En 2023, la Birmanie est la deuxième prison au monde pour les journalistes, juste après la Chine, avec 43 journalistes derrière les barreaux, selon le Comité pour la protection des journalistes.

Plusieurs chancelleries, dont les Etats-Unis et l'Union européenne, ont condamné dans un communiqué commun "les atrocités et les violations des droits humains en cours perpétrées par le régime militaire".

Les efforts diplomatiques pour aboutir à une issue pacifique sont restés vains, malgré des initiatives des Nations unies et de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) dont la Birmanie est membre.

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre deux entités "étroitement associées avec le régime militaire birman" et quatre individus.

A.Maldonado--TFWP