The Fort Worth Press - RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

USD -
AED 3.672504
AFN 73.671318
ALL 95.840841
AMD 404.387377
ANG 1.800674
AOA 831.503981
ARS 837.498454
AUD 1.525553
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.804826
BBD 2.017349
BDT 109.657177
BGN 1.804826
BHD 0.376505
BIF 2854.150325
BMD 1
BND 1.343423
BOB 6.903521
BRL 4.957689
BSD 0.999123
BTN 83.045541
BWP 13.79043
BYN 3.26969
BYR 19600
BZD 2.013934
CAD 1.34865
CDF 2765.000362
CHF 0.88059
CLF 0.035523
CLP 978.692382
CNY 7.195404
COP 3925.160338
CRC 514.09588
CUC 1
CUP 26.5
CVE 101.753334
CZK 23.428104
DJF 177.917224
DKK 6.88885
DOP 58.708993
DZD 134.49804
EGP 30.846676
ERN 15
ETB 56.665529
EUR 0.92305
FJD 2.235204
FKP 0.788863
GBP 0.788706
GEL 2.650391
GGP 0.788863
GHS 12.539104
GIP 0.788863
GMD 67.27504
GNF 8587.643612
GTQ 7.807872
GYD 209.034282
HKD 7.82285
HNL 24.669404
HRK 7.030095
HTG 132.505883
HUF 359.530388
IDR 15594.15
ILS 3.63115
IMP 0.788863
INR 82.88205
IQD 1308.817423
IRR 42032.503818
ISK 137.803816
JEP 0.788863
JMD 156.268168
JOD 0.70904
JPY 150.48504
KES 143.376551
KGS 89.430385
KHR 4071.425276
KMF 454.950384
KPW 899.999196
KRW 1331.00035
KWD 0.30774
KYD 0.832649
KZT 450.615974
LAK 20847.136991
LBP 89392.977437
LKR 310.644581
LRD 190.650382
LSL 19.190382
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 4.826282
MAD 10.030637
MDL 17.88954
MGA 4532.828865
MKD 56.863378
MMK 2098.186684
MNT 3406.327173
MOP 8.051216
MRU 39.750379
MUR 45.620379
MVR 15.403741
MWK 1681.908365
MXN 17.116204
MYR 4.777504
MZN 63.503732
NAD 19.190377
NGN 1607.000344
NIO 36.773866
NOK 10.600505
NPR 132.87316
NZD 1.613684
OMR 0.38496
PAB 0.999123
PEN 3.786924
PGK 3.807502
PHP 55.935039
PKR 279.13007
PLN 3.979237
PYG 7273.566188
QAR 3.640504
RON 4.597904
RSD 108.141928
RUB 93.055038
RWF 1274.304434
SAR 3.750554
SBD 8.500465
SCR 13.403497
SDG 601.00034
SEK 10.292915
SGD 1.343038
SHP 1.26625
SLE 22.483622
SLL 19750.000338
SOS 571.503664
SRD 35.701038
STD 20697.981008
SVC 8.742675
SYP 13001.869854
SZL 19.261754
THB 35.930369
TJS 10.940433
TMT 3.51
TND 3.123504
TOP 2.360304
TRY 30.818685
TTD 6.790938
TWD 31.617038
TZS 2547.778342
UAH 38.242329
UGX 3931.158584
UYU 39.080884
UZS 12479.121488
VEF 3618584.714698
VES 36.186223
VND 24640
VUV 120.023184
WST 2.739916
XAF 605.321829
XAG 0.043588
XAU 0.000491
XCD 2.70255
XDR 0.75421
XOF 605.321829
XPF 110.380364
YER 250.350363
ZAR 19.25804
ZMK 9001.203589
ZMW 22.954829
ZWL 321.999592
  • AEX

    -2.5700

    854.97

    -0.3%

  • BEL20

    11.4600

    3707.48

    +0.31%

  • PX1

    55.3800

    7966.68

    +0.7%

  • ISEQ

    98.4900

    9660.86

    +1.03%

  • OSEBX

    -2.7800

    1260.8

    -0.22%

  • PSI20

    42.7800

    6242.11

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.0800

    2291.87

    +0.31%

  • N150

    0.6500

    3268.76

    +0.02%

RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi
RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

Après les combats entre l'armée et les rebelles du M23 en début de semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, les autorités demandent aux villageois de regagner leurs maisons. "Que les militaires et policiers nous précèdent!", répondent-ils, méfiants et convaincus que les affrontements vont reprendre.

Taille du texte:

Selon le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), quelque 10.000 personnes se sont enfuies vers l'Ouganda tout proche. Des milliers d'autres, venues de villages conquis par les rebelles, se sont précipitées vers Rutshuru, chef-lieu du territoire du même nom, où elles se retrouvent dans des conditions très précaires, entassées dans des écoles ou des églises.

"Nous sommes plus de 300 dans ces salles de classe, sans compter les enfants", montre Ibrahim Iagi, devenu chef du camp de déplacés qui s'est formé dans l'école Rugabo, en face du bureau de l'administrateur militaire.

Des femmes s'organisent pour allumer le feu et préparer à manger. Les vivres manquent, les déplacés demandent de l'aide. La plupart ont fui en laissant tout derrière eux dans la nuit, quand les combats étaient intenses, que les bombes pleuvaient.

"Brusquement nous avons entendu des coups de feu. Nous avons quitté notre village de Kinyamahoro à 05H00 du matin, sans habits", explique Yvette Uwase, 18 ans. À côté d'elle, Esther Ntabugi, veuve et mère de quatre enfants, affirme avoir parcouru plus de 30 km pour arriver à Rutshuru centre.

"Nous étions chez nous, à Chea. Les habitants de Runyoni (une colline voisine conquise par la rébellion) ont commencé à fuir, nous avons résisté", explique-t-elle à l'AFP. Mais les tirs se sont intensifiés et "nous avons vu les militaires qui fuyaient. Nous les avons suivis", ajoute-t-elle.

Les autorités militaires du territoire expliquent que mardi, les rebelles avaient réussi à occuper trois groupements (regroupements de villages, ndlr), entre la frontière ougandaise et le parc national des Virunga.

"Dans la nuit du 27 au 28 mars, l'armée congolaise a été surprise par les attaques du M23 contre nos positions de Tchanzu et Runyoni. Nous avons fait de notre mieux mais l'ennemi était bien préparé", précise Muhindo Lwanzo, directeur de cabinet de l'administrateur militaire du territoire.

- Tortures et pillages -

"Cette attaque a provoqué psychose et panique, car les rebelles ne sont pas les bienvenus", ajoute t-il.

"Les gens fuyaient dans tous les sens", confirme Neema Serutoke, membre d'une ONG de défense des droits humains à Rutshuru. Selon elle, sept civils ont été tués et il y a eu "des tortures et des pillages".

Le territoire de Rutshuru est l'épicentre des attaques menées depuis novembre par le M23 ("Mouvement du 23 mars"), groupe issu d'une ancienne rébellion tutsi, qui a repris les armes en reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté un accord sur la démobilisation de ses combattants.

En milieu de semaine, les rebelles se sont retirés de positions prises sur la route menant de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, à Bunagana, à la frontière ougandaise. Mais ils restent sur les collines de Runyoni, Tchanzu, Bugusa... C'est dans ce secteur qu'un hélicoptère de l'ONU s'est écrasé pour des raisons encore inconnues, faisant huit morts parmi les Casques bleus.

Les déplacés semblent donc convaincus que l'armée va tenter de les déloger.

"Jeudi, les autorités ont envoyé des véhicules pour que nous regagnions nos villages. Tu t'imagines, au lieu de nous aider avec des vivres, ils veulent que nous rentrions dans les mains des rebelles!", proteste Doncira Karikumutima, une femme de 50 ans.

"Ils veulent nous obliger à regagner nos villages occupés par les rebelles. Que les militaires et policiers nous précèdent d'abord", insiste Ntamugabumwe Sebishimbo, père de famille de 65 ans.

Non loin de là, l'hôpital de Rutshuru, soutenu par Médecins sans Frontières (MSF), a reçu une vingtaine de blessés entre le 28 et le 30 mars.

Seka Junior, un civil, a été atteint de trois balles, à l'abdomen, la cuisse et la jambe. "Si je suis en vie c'est grâce à un motard qui m'a pris sur sa moto", assure-t-il. Un responsable de l'hôpital note quant à lui avoir reçu à 07H00 du matin un militaire qui avait été blessé quatre heures auparavant.

Le gouvernement a reconnu "une défaillance (...) au niveau du commandement du secteur opérationnel du Nord-Kivu", lequel commandement, selon le compte-rendu du conseil des ministres de vendredi, "vient d’être relevé".

T.Harrison--TFWP