The Fort Worth Press - RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

USD -
AED 3.672503
AFN 64.000009
ALL 80.712093
AMD 364.394871
ANG 1.790365
AOA 918.000259
ARS 1524.6764
AUD 1.424207
AWG 1.8
AZN 1.701076
BAM 1.717716
BBD 2.016134
BDT 123.177046
BGN 1.683441
BHD 0.377383
BIF 3014.939006
BMD 1
BND 1.278905
BOB 12.267697
BRL 5.186703
BSD 1.000953
BTN 95.858456
BWP 13.630595
BYN 3.024376
BYR 19600
BZD 2.013235
CAD 1.415295
CDF 2340.000263
CHF 0.830795
CLF 0.024352
CLP 961.549739
CNY 6.71325
CNH 6.714065
COP 3304.75
CRC 455.108332
CUC 1
CUP 24.025823
CVE 96.778865
CZK 21.42195
DJF 178.251648
DKK 6.56825
DOP 59.527678
DZD 133.77999
EGP 51.709801
ERN 15
ETB 162.38462
EUR 0.87864
FJD 2.237195
FKP 0.754816
GBP 0.755285
GEL 2.615009
GGP 0.754816
GHS 11.626559
GIP 0.754816
GMD 73.49826
GNF 8803.600834
GTQ 7.644576
GYD 209.441419
HKD 7.84337
HNL 26.866497
HRK 6.620898
HTG 131.00126
HUF 322.190317
IDR 17976
ILS 3.051398
IMP 0.754816
INR 96.01415
IQD 1311.329993
IRR 1374837.487483
ISK 120.389894
JEP 0.754816
JMD 158.367842
JOD 0.708992
JPY 157.626501
KES 129.610402
KGS 87.448199
KHR 4070.73506
KMF 433.000266
KPW 900.000318
KRW 1362.904979
KWD 0.30881
KYD 0.834171
KZT 443.156186
LAK 22452.716678
LBP 89639.254709
LKR 330.532926
LRD 172.178625
LSL 16.331596
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399881
MAD 9.60592
MDL 17.768078
MGA 4419.404276
MKD 54.074585
MMK 2099.83552
MNT 3596.071123
MOP 8.087369
MRU 40.269447
MUR 47.470152
MVR 15.450014
MWK 1735.705221
MXN 17.75037
MYR 4.084597
MZN 63.910078
NAD 16.332887
NGN 1327.861434
NIO 36.833901
NOK 9.51498
NPR 153.367644
NZD 1.764685
OMR 0.384497
PAB 1.000307
PEN 3.398193
PGK 4.459726
PHP 62.494958
PKR 277.376198
PLN 3.843575
PYG 5900.150622
QAR 3.648779
RON 4.636604
RSD 103.147988
RUB 84.147418
RWF 1479.428955
SAR 3.756013
SBD 8.000512
SCR 13.931236
SDG 601.498907
SEK 9.93628
SGD 1.27854
SHP 0.755002
SLE 24.649667
SLL 20969.491881
SOS 572.098558
SRD 37.6675
STD 20697.981008
STN 21.503489
SVC 8.758887
SYP 13002.000254
SZL 16.327731
THB 33.582985
TJS 9.234445
TMT 3.51
TND 2.963376
TOP 2.40776
TRY 48.980703
TTD 6.80881
TWD 31.782502
TZS 2644.984972
UAH 44.823667
UGX 3920.604251
UYU 40.102584
UZS 11846.95307
VES 852.43145
VND 25963
VUV 117.801098
WST 2.745718
XAF 576.350021
XAG 0.016198
XAU 0.000239198684
XCD 2.702551
XCG 1.804034
XDR 0.707052
XOF 576.350021
XPF 104.742206
YER 236.650326
ZAR 16.39065
ZMK 9001.205751
ZMW 19.513758
ZWL 321.999592
SSP 5712.591897
MXV 2.010183
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi
RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

Après les combats entre l'armée et les rebelles du M23 en début de semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, les autorités demandent aux villageois de regagner leurs maisons. "Que les militaires et policiers nous précèdent!", répondent-ils, méfiants et convaincus que les affrontements vont reprendre.

Taille du texte:

Selon le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), quelque 10.000 personnes se sont enfuies vers l'Ouganda tout proche. Des milliers d'autres, venues de villages conquis par les rebelles, se sont précipitées vers Rutshuru, chef-lieu du territoire du même nom, où elles se retrouvent dans des conditions très précaires, entassées dans des écoles ou des églises.

"Nous sommes plus de 300 dans ces salles de classe, sans compter les enfants", montre Ibrahim Iagi, devenu chef du camp de déplacés qui s'est formé dans l'école Rugabo, en face du bureau de l'administrateur militaire.

Des femmes s'organisent pour allumer le feu et préparer à manger. Les vivres manquent, les déplacés demandent de l'aide. La plupart ont fui en laissant tout derrière eux dans la nuit, quand les combats étaient intenses, que les bombes pleuvaient.

"Brusquement nous avons entendu des coups de feu. Nous avons quitté notre village de Kinyamahoro à 05H00 du matin, sans habits", explique Yvette Uwase, 18 ans. À côté d'elle, Esther Ntabugi, veuve et mère de quatre enfants, affirme avoir parcouru plus de 30 km pour arriver à Rutshuru centre.

"Nous étions chez nous, à Chea. Les habitants de Runyoni (une colline voisine conquise par la rébellion) ont commencé à fuir, nous avons résisté", explique-t-elle à l'AFP. Mais les tirs se sont intensifiés et "nous avons vu les militaires qui fuyaient. Nous les avons suivis", ajoute-t-elle.

Les autorités militaires du territoire expliquent que mardi, les rebelles avaient réussi à occuper trois groupements (regroupements de villages, ndlr), entre la frontière ougandaise et le parc national des Virunga.

"Dans la nuit du 27 au 28 mars, l'armée congolaise a été surprise par les attaques du M23 contre nos positions de Tchanzu et Runyoni. Nous avons fait de notre mieux mais l'ennemi était bien préparé", précise Muhindo Lwanzo, directeur de cabinet de l'administrateur militaire du territoire.

- Tortures et pillages -

"Cette attaque a provoqué psychose et panique, car les rebelles ne sont pas les bienvenus", ajoute t-il.

"Les gens fuyaient dans tous les sens", confirme Neema Serutoke, membre d'une ONG de défense des droits humains à Rutshuru. Selon elle, sept civils ont été tués et il y a eu "des tortures et des pillages".

Le territoire de Rutshuru est l'épicentre des attaques menées depuis novembre par le M23 ("Mouvement du 23 mars"), groupe issu d'une ancienne rébellion tutsi, qui a repris les armes en reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté un accord sur la démobilisation de ses combattants.

En milieu de semaine, les rebelles se sont retirés de positions prises sur la route menant de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, à Bunagana, à la frontière ougandaise. Mais ils restent sur les collines de Runyoni, Tchanzu, Bugusa... C'est dans ce secteur qu'un hélicoptère de l'ONU s'est écrasé pour des raisons encore inconnues, faisant huit morts parmi les Casques bleus.

Les déplacés semblent donc convaincus que l'armée va tenter de les déloger.

"Jeudi, les autorités ont envoyé des véhicules pour que nous regagnions nos villages. Tu t'imagines, au lieu de nous aider avec des vivres, ils veulent que nous rentrions dans les mains des rebelles!", proteste Doncira Karikumutima, une femme de 50 ans.

"Ils veulent nous obliger à regagner nos villages occupés par les rebelles. Que les militaires et policiers nous précèdent d'abord", insiste Ntamugabumwe Sebishimbo, père de famille de 65 ans.

Non loin de là, l'hôpital de Rutshuru, soutenu par Médecins sans Frontières (MSF), a reçu une vingtaine de blessés entre le 28 et le 30 mars.

Seka Junior, un civil, a été atteint de trois balles, à l'abdomen, la cuisse et la jambe. "Si je suis en vie c'est grâce à un motard qui m'a pris sur sa moto", assure-t-il. Un responsable de l'hôpital note quant à lui avoir reçu à 07H00 du matin un militaire qui avait été blessé quatre heures auparavant.

Le gouvernement a reconnu "une défaillance (...) au niveau du commandement du secteur opérationnel du Nord-Kivu", lequel commandement, selon le compte-rendu du conseil des ministres de vendredi, "vient d’être relevé".

T.Harrison--TFWP