The Fort Worth Press - Emeutes de Brasilia: un an après, Lula célèbre la démocratie

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.757752
AMD 361.930403
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1517.834304
AUD 1.435544
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.844107
BRL 4.990804
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.426204
CDF 2310.000362
CHF 0.829664
CLF 0.024742
CLP 976.970396
CNY 6.69215
CNH 6.687704
COP 3195.29
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.750394
CZK 21.763304
DJF 178.086103
DKK 6.672604
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.403301
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.892504
FJD 2.24725
FKP 0.755993
GBP 0.755201
GEL 2.590391
GGP 0.755993
GHS 11.77039
GIP 0.755993
GMD 73.503851
GNF 8797.680125
GTQ 7.644716
GYD 209.141639
HKD 7.848504
HNL 26.843631
HRK 6.725604
HTG 130.956948
HUF 325.760388
IDR 17891.4
ILS 3.06346
IMP 0.755993
INR 96.775504
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000352
ISK 122.150386
JEP 0.755993
JMD 158.724069
JOD 0.70904
JPY 158.28504
KES 129.698862
KGS 87.450384
KHR 4060.673656
KMF 440.00035
KPW 900.000318
KRW 1340.440383
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.833504
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2100.103005
MNT 3599.666808
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.460378
MVR 15.450378
MWK 1734.106625
MXN 18.414104
MYR 4.085504
MZN 63.910377
NAD 16.545706
NGN 1329.000344
NIO 36.80571
NOK 9.561404
NPR 154.687486
NZD 1.783644
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.745038
PKR 276.931162
PLN 3.916904
PYG 5688.155253
QAR 3.640374
RON 4.766038
RSD 104.733437
RUB 85.159581
RWF 1474.102164
SAR 3.751874
SBD 8.078071
SCR 14.675038
SDG 601.503676
SEK 9.999204
SGD 1.279404
SHP 0.755572
SLE 24.670371
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692504
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.553038
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 3.009508
TOP 2.40776
TRY 49.221304
TTD 6.793665
TWD 31.961404
TZS 2640.285523
UAH 44.916529
UGX 4088.733456
UYU 40.164333
UZS 11900.959179
VES 875.701604
VND 25899.5
VUV 120.010419
WST 2.78551
XAF 585.444314
XAG 0.016442
XAU 0.000238418806
XCD 2.70255
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 585.444314
XPF 106.410886
YER 236.203589
ZAR 16.52005
ZMK 9001.203584
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.08033
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Emeutes de Brasilia: un an après, Lula célèbre la démocratie
Emeutes de Brasilia: un an après, Lula célèbre la démocratie / Photo: © AFP

Emeutes de Brasilia: un an après, Lula célèbre la démocratie

"Démocratie inébranlable": sous ce mot d'ordre, Lula préside lundi le premier anniversaire des attaques de sympathisants d'extrême droite contre les sièges des institutions brésiliennes, une "tentative de coup d'Etat" qu'il attribue à son prédécesseur Jair Bolsonaro, visé par une enquête.

Taille du texte:

Revenu l'an dernier à la présidence, le dirigeant de gauche Luiz Inacio Lula da Silva compte exalter "l'union" nationale lors d'une cérémonie prévue au Parlement à Brasilia, en présence de responsables des principales institutions.

Le 8 janvier 2023, une semaine après son investiture pour un troisième mandat, des milliers de manifestants avaient envahi la place des Trois pouvoirs au coeur de Brasilia, capitale fondée en 1960 et ville-monument moderniste édifiée par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer.

Contestant la défaite de leur champion au scrutin d'octobre 2022, des partisans bolsonaristes avaient attaqué les bâtiments de la présidence, du Congrès et de la Cour suprême, réclamant une intervention militaire. Mobilier, oeuvres d'art: les dégâts furent colossaux.

"Je crois qu'il y a un responsable direct, qui a planifié tout cela et qui, lâchement, est allé se cacher en quittant Brasilia avant: l'ex-président de la République", a déclaré Lula vendredi au média brésilien Metropoles.

M. Bolsonaro, qui était aux Etats-Unis le jour des attaques, "est parti et il a laissé ses subordonnés accomplir" ce qu'il avait lui-même voulu, a-t-il accusé.

Le leader de la droite et de l'extrême droite, au pouvoir de 2019 à 2022, est visé par une enquête de la justice comme possible instigateur de ces assauts.

Une trentaine d'émeutiers ont déjà été condamnés pour divers crimes, dont tentative de coup d'Etat, à des peines allant jusqu'à 17 ans de prison.

- "Piège de la gauche" -

Durant les mois précédant l'élection, M. Bolsonaro n'avait cessé de dénigrer sans preuves le système de vote électronique, instillant un soupçon de fraude relayé à l'envi par ses alliés, ce qui lui a valu en juin huit ans d'inéligibilité pour diffusion de fausses informations. Mais il se défend toujours de toute responsabilité dans les attaques.

Les manifestants se sont rendus à Brasilia à l'appel de "réseaux sociaux qui ne sont pas les nôtres" pour une action que nous "condamnons depuis le début", a-t-il affirmé samedi sur CNN Brasil.

"Cela n'a jamais été le comportement de gens de droite (...). C'était un piège lancé par la gauche", a-t-il assuré, niant toute tentative de putsch et dénonçant une manipulation.

Les attaques du 8 janvier, qui ont rappelé l'assaut du Capitole un an plus tôt à Washington par des partisans de Donald Trump (un modèle politique pour Jair Bolsonaro), ont été le point d'orgue de tensions exacerbées au Brésil.

Depuis lors, un climat plus apaisé et policé s'est installé dans le débat public, même si une polarisation aux airs de "guerre culturelle" perdure sur les grands sujets de société, du port d'arme à l'avortement.

- Restaurations -

Lula présidera cet anniversaire solennel depuis le Salon noir, une vaste salle de réception du Congrès qui avait été saccagée par les manifestants.

Si gouvernement, responsables du Parlement, magistrats de la Cour suprême et autres chefs militaires doivent assister à la cérémonie, l'absence annoncée de certaines figures de droite montre que "l'union" vantée par Lula est encore loin.

C'est le cas notamment du puissant gouverneur de Sao Paulo, Tarcisio Freitas, ex-ministre de M. Bolsonaro souvent présenté comme présidentiable: il a fait savoir qu'il était en vacances en Europe.

Quelque 2.000 policiers seront déployés lundi autour des lieux de pouvoir à Brasilia, même si les autorités ne s'attendent pas à des manifestations importantes.

La cérémonie sera chargée en symboles, avec la présentation d'oeuvres d'art qui avaient subi la rage des manifestants et ont depuis été restaurées.

Sera présentée ainsi une tapisserie de l'artiste et paysagiste brésilien Roberto Burle Marx, qui avait été arrachée d'un mur du Sénat et vandalisée.

Volée au siège de la Cour suprême, une réplique de la Constitution de 1988 - le texte que le pays s'était donné pour tourner la page de la dictature militaire (1964-1985) - sera également restituée.

S.Rocha--TFWP