The Fort Worth Press - Le régiment Azov, au coeur de la guerre de propagande russo-ukrainienne

USD -
AED 3.672494
AFN 64.500857
ALL 81.277337
AMD 374.792985
ANG 1.789884
AOA 918.000104
ARS 1368.580393
AUD 1.393694
AWG 1.80125
AZN 1.701393
BAM 1.661047
BBD 2.017495
BDT 123.155973
BGN 1.668102
BHD 0.377935
BIF 2978.470423
BMD 1
BND 1.274789
BOB 6.921738
BRL 4.978296
BSD 1.001741
BTN 92.955964
BWP 13.440061
BYN 2.845131
BYR 19600
BZD 2.014608
CAD 1.37785
CDF 2309.999997
CHF 0.781647
CLF 0.022275
CLP 876.69027
CNY 6.81775
CNH 6.81664
COP 3605.62
CRC 456.834685
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.647289
CZK 20.634502
DJF 178.377001
DKK 6.3523
DOP 60.053505
DZD 132.66041
EGP 51.875345
ERN 15
ETB 156.407066
EUR 0.849394
FJD 2.218305
FKP 0.739448
GBP 0.739426
GEL 2.701579
GGP 0.739448
GHS 11.068835
GIP 0.739448
GMD 73.500959
GNF 8788.483587
GTQ 7.660623
GYD 209.571532
HKD 7.83905
HNL 26.615143
HRK 6.404697
HTG 131.173298
HUF 307.310073
IDR 17140
ILS 2.95979
IMP 0.739448
INR 92.60255
IQD 1312.242558
IRR 1321500.000199
ISK 122.300846
JEP 0.739448
JMD 158.376152
JOD 0.70898
JPY 158.645039
KES 129.019912
KGS 87.449722
KHR 4006.964202
KMF 418.000277
KPW 899.992159
KRW 1467.040089
KWD 0.30836
KYD 0.83477
KZT 469.692981
LAK 22100.301499
LBP 89702.068028
LKR 316.633403
LRD 184.313559
LSL 16.418192
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.334027
MAD 9.242091
MDL 17.219415
MGA 4154.741178
MKD 52.350418
MMK 2099.427148
MNT 3574.523282
MOP 8.080173
MRU 40.038218
MUR 46.290377
MVR 15.459838
MWK 1736.973969
MXN 17.311102
MYR 3.9525
MZN 63.954966
NAD 16.418192
NGN 1343.669953
NIO 36.859315
NOK 9.368704
NPR 148.729882
NZD 1.700102
OMR 0.384502
PAB 1.001741
PEN 3.446261
PGK 4.342435
PHP 59.564018
PKR 279.298569
PLN 3.59445
PYG 6381.587329
QAR 3.65196
RON 4.330402
RSD 99.664529
RUB 76.218571
RWF 1463.671493
SAR 3.751456
SBD 8.035647
SCR 15.058814
SDG 600.999845
SEK 9.164399
SGD 1.270101
SHP 0.746601
SLE 24.625006
SLL 20969.496166
SOS 572.508387
SRD 37.706048
STD 20697.981008
STN 20.807678
SVC 8.764703
SYP 110.547479
SZL 16.413436
THB 32.110274
TJS 9.446006
TMT 3.505
TND 2.907215
TOP 2.40776
TRY 44.827605
TTD 6.803686
TWD 31.483007
TZS 2599.430987
UAH 44.099112
UGX 3709.711665
UYU 39.848826
UZS 12155.930188
VES 479.657004
VND 26335
VUV 116.990425
WST 2.715186
XAF 557.099665
XAG 0.012375
XAU 0.000207
XCD 2.70255
XCG 1.805342
XDR 0.692853
XOF 557.099665
XPF 101.286679
YER 238.598117
ZAR 16.316202
ZMK 9001.197918
ZMW 19.057285
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.0100

    1023.68

    +0.69%

  • BEL20

    88.8300

    5572.1

    +1.62%

  • PX1

    162.7700

    8425.13

    +1.97%

  • ISEQ

    401.7000

    12994.09

    +3.19%

  • OSEBX

    -49.0200

    1968.36

    -2.43%

  • PSI20

    -47.0900

    9185.28

    -0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    49.4300

    4168.91

    +1.2%

  • N150

    16.9000

    4138.84

    +0.41%

Le régiment Azov, au coeur de la guerre de propagande russo-ukrainienne
Le régiment Azov, au coeur de la guerre de propagande russo-ukrainienne

Le régiment Azov, au coeur de la guerre de propagande russo-ukrainienne

Milice néonazie pour les uns, héros ukrainiens pour les autres : le régiment Azov, retranché dans Marioupol assiégée, est au coeur d'une guerre de propagande entre Kiev et la Russie, dont l'un des buts de guerre déclarés est la "dénazification" de l'Ukraine.

Taille du texte:

Les réseaux sociaux prorusses - à commencer par les comptes Twitter des ambassades de Russie à Paris ou Londres - bruissent de témoignages et commentaires sur les atrocités supposées de ce régiment, présenté comme "fasciste" ou "nazi".

Le 10 mars, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavov a justifié le bombardement d'une maternité à Marioupol, qui a choqué le monde entier, par la présence selon lui dans le bâtiment du "bataillon Azov et d'autres radicaux".

Depuis sa création en 2014, au début de la guerre contre les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, le bataillon, intégré depuis à la Garde nationale - qui relève du ministère ukrainien de l'Intérieur - alimente tous les fantasmes.

Fondé par des militants d'extrême droite, dont Andriï Belitsky, issu de l'organisation paramilitaire Patriotes d'Ukraine, il recrute au départ des volontaires et arbore des emblèmes, comme le "Wolfsangel" (crochet de loup), rappelant ceux de la division SS Das Reich.

"En 2014, ce bataillon avait effectivement un fond d'extrême droite. Mais le régiment s'est ensuite +dé-idéologisé+, il est devenu une unité régulière", explique Andreas Umland, expert au Stockholm Centre for Eastern European Studies.

- "Mal absolu" -

"Ceux qui le rejoignent n'y vont pas par idéologie mais parce qu'il a la réputation d'être une unité combattante particulièrement tenace", dit-il à l'AFP.

Cette formation, qui tire son nom de la mer d'Azov baignant le port de Marioupol, a forgé sa légende en participant à la reconquête de cette cité portuaire stratégique face aux séparatistes, soutenus par les Russes, en juin 2014.

Huit ans plus tard, elle se retrouve dans le même face-à-face à Marioupol, pilonnée sans relâche et coupée du monde, où Vladimir Poutine entend bien signer la première grande victoire de son "opération militaire spéciale" après des débuts pour le moins difficiles.

Et justifier son objectif de "dénazification" de l'Ukraine, la propagande russe qualifiant les dirigeants ukrainiens, y compris le président Vladimir Zelensky, pourtant juif, de "néonazis" et de "drogués".

Cette rhétorique s'appuie sur la mémoire de la Seconde guerre mondiale, ou Grande guerre patriotique, très ancrée dans la Russie contemporaine.

"Le mot +nazisme+ ou +fascisme+ renvoie, dans le contexte russe, à la figure du Mal absolu avec lequel on ne peut pas négocier : on ne peut que le combattre et chercher à l'éradiquer", relève Sergei Fediunin, politiste à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris.

- "Nationalisme soft"-

La propagande russe renvoie aussi à la lutte des ultranationalistes ukrainiens contre l'URSS après 1945 ainsi qu'à leur leader Stepan Bandera, qui collabora avec l'Allemagne nazie.

Le régiment Azov n'est pas en reste dans cette guerre de communication, multipliant sur sa chaîne Telegram les communiqués victorieux, accompagnés de vidéos de blindés russes en flammes, et accusant les Russes d'être les "vrais fascistes".

"Il est devenu un régiment comme un autre", affirme Viatcheslav Likhatchev, expert au Centre des droits de l'Homme ZMINA à Kiev. "Il a juste une meilleure comm, une bonne image et n'a que l'embarras du choix pour recruter les meilleurs" , dit-il à l'AFP.

Le régiment Azov, fort de 2.000 à 3.000 hommes selon son estimation, a aussi gardé le même emblème, en mémoire de la victoire de Marioupol de 2014, semant la confusion sur ses liens avec son passé.

Mais en Ukraine, ce symbole n'a "pas la connotation d'un symbole fasciste", relève Andreas Umland. Et pour les Ukrainiens, "ce sont des combattants héroïques comme les autres", renchérit Viatcheslav Likhatchev.

Les dirigeants historiques d'Azov, dont Andriï Biletsky, ont rejoint après 2014 la vie politique ukrainienne, à la tête de formations d'extrême droite qui n'ont jamais percé au-delà de 2%.

Ils ont repris les armes depuis le début de l'offensive russe au sein du régiment Azov ou dans d'autres unités. Andriï Bilestsky, très actif sur Telegram, est de retour à Marioupol.

Nikolaï Kravtchenko, idéologue d'extrême droite, a été tué près de Kiev dans une unité de volontaires de la défense territoriale créée par des vétérans d'Azov, précise Viatcheslav Likhatchev.

"Mais les forces politiques ultranationalistes sont en constante diminution en Ukraine depuis 2014 (..) C'est aussi parce que le nationalisme soft, nouri par l'agression russe, est devenu +mainstream+ (le courant principal)", relève Anna Colin Lebedev, enseignante-chercheuse à l'université de Nanterre, sur Twitter.

F.Garcia--TFWP