The Fort Worth Press - Invasion russe de l'Ukraine: Biden poursuit en Pologne sa tournée européenne

USD -
AED 3.67315
AFN 63.511051
ALL 81.449759
AMD 370.779968
ANG 1.789884
AOA 917.999667
ARS 1392.797302
AUD 1.38858
AWG 1.8
AZN 1.700325
BAM 1.669697
BBD 2.01454
BDT 122.725158
BGN 1.668102
BHD 0.377625
BIF 2975
BMD 1
BND 1.275896
BOB 6.911331
BRL 4.971021
BSD 1.000226
BTN 94.881811
BWP 13.592996
BYN 2.822528
BYR 19600
BZD 2.011629
CAD 1.357645
CDF 2320.00022
CHF 0.78148
CLF 0.022892
CLP 900.970009
CNY 6.82815
CNH 6.83216
COP 3656.83
CRC 454.73562
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.502255
CZK 20.789701
DJF 177.720213
DKK 6.37111
DOP 59.397745
DZD 132.418939
EGP 53.577701
ERN 15
ETB 156.950004
EUR 0.85259
FJD 2.192106
FKP 0.741296
GBP 0.735055
GEL 2.685018
GGP 0.741296
GHS 11.195029
GIP 0.741296
GMD 73.495805
GNF 8777.496152
GTQ 7.641507
GYD 209.25239
HKD 7.83305
HNL 26.620031
HRK 6.422797
HTG 131.024649
HUF 310.668501
IDR 17319.1
ILS 2.95247
IMP 0.741296
INR 94.75935
IQD 1310
IRR 1314999.99999
ISK 122.603014
JEP 0.741296
JMD 156.725146
JOD 0.708968
JPY 157.118023
KES 129.175012
KGS 87.420498
KHR 4012.500169
KMF 420.000174
KPW 899.850687
KRW 1473.829896
KWD 0.30729
KYD 0.833543
KZT 463.288124
LAK 21964.84907
LBP 89617.037989
LKR 319.671116
LRD 183.536604
LSL 16.65974
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.355012
MAD 9.234038
MDL 17.233504
MGA 4159.999888
MKD 52.5338
MMK 2099.682501
MNT 3578.099757
MOP 8.070846
MRU 39.990251
MUR 47.040179
MVR 15.455019
MWK 1741.491881
MXN 17.459602
MYR 3.969662
MZN 63.904994
NAD 16.660111
NGN 1374.500203
NIO 36.720128
NOK 9.265495
NPR 151.803598
NZD 1.693435
OMR 0.384499
PAB 1.000201
PEN 3.507696
PGK 4.340127
PHP 61.322963
PKR 278.735096
PLN 3.629525
PYG 6151.626275
QAR 3.658104
RON 4.434296
RSD 100.076987
RUB 74.966513
RWF 1462.265158
SAR 3.75023
SBD 8.048583
SCR 14.624999
SDG 600.498255
SEK 9.239598
SGD 1.273385
SHP 0.746601
SLE 24.597874
SLL 20969.496166
SOS 571.601766
SRD 37.457976
STD 20697.981008
STN 20.918091
SVC 8.7523
SYP 110.644079
SZL 16.77204
THB 32.519986
TJS 9.381822
TMT 3.505
TND 2.919452
TOP 2.40776
TRY 45.144301
TTD 6.789386
TWD 31.583996
TZS 2605.000291
UAH 43.949336
UGX 3760.987334
UYU 39.889518
UZS 11937.49782
VES 485.587755
VND 26356
VUV 118.50632
WST 2.712188
XAF 560.041494
XAG 0.013425
XAU 0.000216
XCD 2.70255
XCG 1.80265
XDR 0.697718
XOF 559.498782
XPF 101.824143
YER 238.625
ZAR 16.675415
ZMK 9001.202337
ZMW 18.67895
ZWL 321.999592
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

Invasion russe de l'Ukraine: Biden poursuit en Pologne sa tournée européenne

Invasion russe de l'Ukraine: Biden poursuit en Pologne sa tournée européenne

Le président américain Joe Biden est arrivé vendredi en Pologne, seconde étape après Bruxelles d'un voyage en Europe destiné à cimenter l'union des Occidentaux contre l'invasion russe en Ukraine, aussi bien sur le front diplomatique qu'économique.

Taille du texte:

M. Biden a atterri vers 13H00 GMT à Rzeszow, ville polonaise située à une centaine de km de la frontière ukrainienne, pour une visite de deux jours au cours de laquelle il doit rencontrer notamment des soldats américains stationnés dans cette ville, avant de gagner Varsovie pour des entretiens avec les dirigeants polonais et une visite dans un centre d'accueil de réfugiés ukrainiens qui ont fui leur pays.

Depuis le 24 février, plus de 2,2 millions de personnes fuyant le conflit sont entrées en Pologne, selon les garde-frontières polonais. Au total, près de 3,7 millions de personnes ont fui l'invasion russe de l'Ukraine, selon le décompte de l'ONU publié vendredi.

Dans la matinée, le président américain avait annoncé dans un communiqué conjoint avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen la création d'un groupe de travail visant à réduire la dépendance de l'Europe envers les énergies fossiles russes et le projet de Washington de fournir à l'Europe 15 milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) cette année.

- 300 morts redoutées dans le théâtre de Marioupol -

Le ministère ukrainien des Infrastructures a de son côté demandé à l'UE, sur Telegram, de "bloquer complètement les liaisons terrestres et maritimes avec la Russie et le Bélarus" pour empêcher la fourniture de biens pouvant servir à des fins militaires.

A des milliers de kilomètres de là, la mairie de Marioupol, port ukrainien stratégique de la mer d'Azov, dont le théâtre avait été bombardé le 16 mars, a affirmé sur Telegram qu'environ 300 personnes y seraient mortes, selon des témoins. Des centaines de personnes, "principalement des femmes, enfants et personnes âgées", étaient réfugiées dans ce théâtre.

Plus de 2.000 civils ont été tués dans la ville assiégée, indique un dernier bilan communiqué par la mairie et quelque 100.000 personnes sont toujours bloquées et manquent de tout, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Deux couloirs humanitaires ont été mis en place vendredi pour évacuer les civils de Marioupol ainsi que ceux de Melitopol, une autre localité du sud contrôlée par les forces russes, selon l'émissaire ukrainienne aux droits humains, Lioudmyla Denissova.

- Guerre d'usure -

Ailleurs dans le pays, l'offensive russe, qui entre dans son deuxième mois, se poursuit et se mue de plus en plus en une guerre d'usure.

"L'opération (dans l'ensemble du pays) doit se poursuivre jusqu'à ce qu'elle atteigne son objectif de démilitariser et de dénazifier l'Ukraine", a déclaré vendredi le vice-président du conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, reprenant la rhétorique chère au président Vladimir Poutine.

Moscou a reconnu la mort de 1.351 de ses soldats depuis le début de son offensive militaire en Ukraine.

Selon Mikhaïl Mizintsev, directeur du Centre national russe de gestion de la défense, 3.825 militaires russes ont été blessés et la Russie a accueilli 419.736 réfugiés d'Ukraine depuis le début de l'opération.

Auparavant, le ministère russe de la Défense avait affirmé avoir détruit avec des missiles de croisière la plus grande réserve de carburant de l'armée ukrainienne près de Kiev, qui servait selon Moscou "à approvisionner les unités dans la partie centrale du pays", attaque confirmée par le ministère ukrainien des Situations d'urgence.

Un incendie y était toujours en cours vendredi matin, dégageant une épaisse fumée noire, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"On a vu l'explosion, c'était vraiment puissant", a raconté à l'AFP un agent de sécurité du site ayant requis l'anonymat. "Heureusement, il n'y a pas de victimes", a-t-il précisé.

Dans l'est, quatre civils ont été tués et trois autres blessés dans des tirs de lance-roquettes sur un centre médical à Kharkiv, selon la police régionale.

L'ogive utilisée -- une bombe à fragmentation, selon plusieurs habitants -- gisait vendredi matin sur un carré de pelouse pelée, selon des journalistes de l'AFP, qui ont par ailleurs vu plusieurs violents incendies provoqués dans la matinée par des bombardements dans l'est de la ville.

A Roubijné, localité située près de Lougansk, deux habitants ont été tués dans des bombardements la nuit de jeudi à vendredi, selon le gouverneur de la région Serguiï Gaïdaï.

La nuit précédente, au moins quatre personnes dont deux enfants y étaient déjà mortes et les autorités ukrainiennes avaient accusé Moscou d'avoir employé des bombes au phosphore.

Interrogé sur ces accusations, le Kremlin a démenti vendredi toute violation du droit international et accusé Joe Biden de vouloir "détourner l'attention" des "programmes de développement des armes chimiques et biologiques que les Etats-Unis ont mis en place dans plusieurs pays, y compris en Ukraine".

- Renforcement des positions près de Kiev -

Sur le front de la capitale ukrainienne, la bataille s'intensifie.

"Plus de 30 bombardements" ont eu lieu dans la région de Kiev jeudi, a indiqué l'administration régionale sur Telegram, tout en assurant que les troupes russes n’avaient pas progressé et que les Ukrainiens avaient "pu renforcer leurs positions" à certains endroits.

Le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov a dit vendredi sur Facebook s'être rendu la veille sur des "positions d’avant-garde" ukrainiennes dans la région de Kiev. "Kiev est sous la protection sûre de notre armée. Cela veut dire que l’Ukraine tiendra bon", a-t-il écrit.

En un mois de guerre, des milliers d'Ukrainiens ont été tués, 6,5 millions ont dû quitter leurs maisons dont plus de 4.300 ont été détruites, selon un dernier bilan du président Zelensky. Le parquet général a fait état de son côté d'au moins 135 enfants tués et 184 autres blessés.

Le conseiller de la présidence Oleksiï Arestovytch a annoncé vendredi dans une vidéo que les troupes ukrainiennes avaient tué un général russe sur un aérodrome proche de Kherson, seule ville majeure conquise entièrement par les forces de Moscou.

L'Eglise orthodoxe russe a de son côté annoncé qu'un aumônier militaire avait été tué par des tirs ukrainiens de roquettes sur un village frontalier russe non loin de Kharkiv. C'est la première fois qu'un décès en territoire russe est rendu public depuis le début de l'offensive le 24 février.

A Bruxelles, où il a multiplié les sommets - Otan G7, UE -, Joe Biden a promis jeudi pour la première fois une "réponse" de l'Otan dans le conflit en Ukraine si la Russie y recourait à l'arme chimique, une menace qu'il a jugée "crédible". Vendredi, son conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a précisé que les Etats-Unis n'avaient "pas l'intention d'utiliser des armes chimiques, quelles que soient les circonstances".

M. Biden s'est aussi dit favorable à ce que la Russie soit exclue du G20. Vendredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé qu'un tel coup ne serait "pas mortel".

Les autorités russes ne cessent de d'accuser les Occidentaux de mener une campagne russophobe.

Lors d'une rencontre avec des personnalités de la culture, Vladimir Poutine a comparé la déprogrammation en Europe et aux Etats-Unis d'artistes et d'événements culturels russes aux autodafés orchestrés par les nazis. "La dernière fois, ce sont les nazis en Allemagne, il y a près de 90 ans, qui ont mené une telle campagne de destruction d'une culture indésirable", a-t-il déclaré.

burx-edy/uh/at

J.P.Estrada--TFWP