The Fort Worth Press - Un mois après le 7 octobre, la terre brûle sous les pieds des Israéliens et des Palestiniens

USD -
AED 3.6725
AFN 64.506089
ALL 81.74754
AMD 361.929846
ANG 1.790365
AOA 916.999795
ARS 1515.740799
AUD 1.433507
AWG 1.8025
AZN 1.700285
BAM 1.744856
BBD 2.013944
BDT 123.295432
BGN 1.683441
BHD 0.377736
BIF 2991.778964
BMD 1
BND 1.280405
BOB 11.844107
BRL 4.987033
BSD 0.999924
BTN 96.667826
BWP 13.756033
BYN 3.041855
BYR 19600
BZD 2.011089
CAD 1.42719
CDF 2315.0002
CHF 0.83118
CLF 0.024798
CLP 979.180033
CNY 6.702296
CNH 6.693385
COP 3207.54
CRC 456.246627
CUC 1
CUP 23.99868
CVE 98.37316
CZK 21.773598
DJF 178.059889
DKK 6.67673
DOP 60.602816
DZD 134.627832
EGP 52.365698
ERN 15
ETB 162.459731
EUR 0.89325
FJD 2.24825
FKP 0.757083
GBP 0.756025
GEL 2.589851
GGP 0.757083
GHS 11.754105
GIP 0.757083
GMD 74.000079
GNF 8796.620528
GTQ 7.644716
GYD 209.141639
HKD 7.84782
HNL 26.83992
HRK 6.729198
HTG 130.93884
HUF 326.541031
IDR 17922
ILS 3.06346
IMP 0.757083
INR 96.757699
IQD 1514.847378
IRR 1732149.999852
ISK 122.020012
JEP 0.757083
JMD 158.703536
JOD 0.708974
JPY 158.391502
KES 129.71007
KGS 87.450261
KHR 4060.166475
KMF 440.000074
KPW 900.000318
KRW 1341.549827
KWD 0.31098
KYD 0.833266
KZT 454.380002
LAK 22423.152927
LBP 89543.891265
LKR 330.845716
LRD 170.989125
LSL 16.543418
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.429683
MAD 9.819027
MDL 17.92861
MGA 4458.976612
MKD 54.92981
MMK 2099.693915
MNT 3600.849225
MOP 8.082417
MRU 39.958604
MUR 47.459983
MVR 15.410303
MWK 1733.851363
MXN 18.383703
MYR 4.085803
MZN 63.905187
NAD 16.543713
NGN 1329.859843
NIO 36.801278
NOK 9.567915
NPR 154.668165
NZD 1.78312
OMR 0.384505
PAB 0.999915
PEN 3.429255
PGK 4.533917
PHP 62.799024
PKR 276.897808
PLN 3.918935
PYG 5687.419428
QAR 3.654847
RON 4.770503
RSD 104.84898
RUB 85.101561
RWF 1473.918047
SAR 3.754524
SBD 8.081105
SCR 13.946155
SDG 601.49681
SEK 9.99959
SGD 1.28129
SHP 0.755886
SLE 24.625008
SLL 20969.491881
SOS 571.420924
SRD 37.6925
STD 20697.981008
STN 21.857728
SVC 8.749336
SYP 13002.000254
SZL 16.540206
THB 33.553502
TJS 9.199181
TMT 3.5
TND 2.984222
TOP 2.40776
TRY 49.3423
TTD 6.792847
TWD 31.955972
TZS 2640.002954
UAH 44.910719
UGX 4088.733456
UYU 40.164333
UZS 11899.525821
VES 873.638703
VND 25881
VUV 120.049533
WST 2.785534
XAF 585.933764
XAG 0.016445
XAU 0.000239054873
XCD 2.70255
XCG 1.802139
XDR 0.707052
XOF 585.933764
XPF 106.398069
YER 236.149808
ZAR 16.529695
ZMK 9001.199432
ZMW 19.873405
ZWL 321.999592
SSP 5753.260075
MXV 2.076896
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Un mois après le 7 octobre, la terre brûle sous les pieds des Israéliens et des Palestiniens
Un mois après le 7 octobre, la terre brûle sous les pieds des Israéliens et des Palestiniens / Photo: © AFP

Un mois après le 7 octobre, la terre brûle sous les pieds des Israéliens et des Palestiniens

Un mois après le choc suscité en Israël par l'attaque sanglante du Hamas et la guerre meurtrière qu'elle a enclenchée à Gaza, la terre brûle sous les pieds des Israéliens et des Palestiniens.

Taille du texte:

A l'horreur du massacre perpétré par le mouvement islamiste en bordure de la bande de Gaza a succédé la dévastation causée dans ce territoire par l'implacable riposte d'Israël, déterminé à "anéantir" le Hamas.

Les images des cadavres de civils mutilés et calcinés retrouvés en Israël dans les 25 kibboutz et localités en bordure de Gaza, pris d'assaut par le Hamas le 7 octobre à l'aube, continuent de hanter les Israéliens, de même que l'absence des plus de 240 otages toujours détenus par le Hamas.

Elles se superposent désormais à la vision des milliers de Palestiniens tués dans les ruines de la bande de Gaza, un territoire de 2,4 millions d'âmes, long de 41 km et d'une largeur qui varie de 6 à 12 km, bombardé par Israël.

Al Quds, le quotidien palestinien le plus lu, souligne que "Gaza est devenue un cimetière pour des milliers d'innocents".

Selon les autorités israéliennes, au moins 1.400 personnes ont été tuées en Israël depuis le début de la guerre, en majorité des civils et la plupart le jour de l'attaque du Hamas.

Selon le Hamas, classé comme organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, près de 9.500 personnes, là aussi en majorité des civils, ont été tuées depuis le 7 octobre dans les bombardements israéliens.

- "Poudrière" -

La crainte d'un embrasement généralisé est palpable.

L'Iran, allié du Hamas et du Hezbollah au Liban, a averti que la situation risquait de devenir "incontrôlable" au Moyen-Orient, transformé en "poudrière", son chef de la diplomatie Hossein Amir-Abdollahian prévenant que les groupes pro-iraniens de la région ne pouvaient rester "silencieux face aux crimes" dans la bande de Gaza.

Ce à quoi un responsable du Pentagone a répliqué que "les membres du réseau de menace iranien intensifient leurs attaques d'une manière qui risque d'entraîner une erreur de calcul ou de faire basculer la région dans la guerre".

Dans ce contexte hautement inflammable, les Israéliens sont en alerte à leur frontière nord dans le cas d'une entrée massive du Hezbollah pro-iranien dans le jeu.

En prévision, les Etats-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région et des conseillers militaires américains ont été dépêchés en Israël. Le président Joe Biden a en outre donné l'ordre à des navires de guerre américains de se rapprocher des côtes d'Israël.

"Le Hezbollah peut mettre le feu à la région", met en garde Avi Melamed, un spécialiste israélien de la région dans un entretien à l'AFP. "Il dispose d'une capacité militaire 10 fois supérieure à celle du Hamas (...) Il peut infliger de très graves dommages à l'Etat d'Israël".

Rompant le silence vendredi, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a estimé que "toutes les options" étaient ouvertes pour un élargissement du conflit au front libanais. Il a fait porter aux Etats-Unis la responsabilité de la guerre à Gaza.

Après ce discours, un porte-parole du Pentagone, le général Patrick Ryder, a quelque peu tempéré, affirmant à la BBC qu'un "conflit régional plus large" avait "été dissuadé" à ce stade.

Mais les menaces restent multiples. Les rebelles Houthis au Yémen, proches de l'Iran, ont ainsi promis de "mener des attaques de missiles et de drones jusqu'à ce que l'agression israélienne s'arrête".

Les militaires israéliens se disent par ailleurs préparés à affronter un soulèvement des Palestiniens de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 et en proie à une intensification des violences depuis le début de la guerre.

- "Radicalisation" -

Depuis le 7 octobre, pour les Israéliens, le mythe de la "forteresse imprenable" s'est effondré aussi vite que la barrière qui les séparait de la bande de Gaza. La peur s'est installée.

Pour les Palestiniens a ressurgi le spectre d'un nouvel exode.

"Je ne dors plus", confie Sarit Zehavi, mère de trois enfants et lieutenant-colonel de réserve qui craint que le Hezbollah libanais, comme l'a fait le Hamas, s'infiltre "dans les localités, les kibboutz du nord d'Israël pour tuer, massacrer".

Pour Omar Ashour, un Palestinien de Gaza qui avait 8 ans en 1948, "ce qui se passe est dangereux". Il craint que les destructions provoquent "une deuxième Nakba", une fuite des Gazaouis comme lors de la création de l'Etat d'Israël.

Il y a 75 ans, la "Nakba", ou "Catastrophe" en arabe, a contraint à l'exode 760.000 Palestiniens, selon l'ONU, après la première guerre israélo-arabe déclenchée en mai 1948.

"Les appels à un cessez-le-feu sont des appels à Israël à se rendre face au Hamas. Cela ne se produira pas", a de son côté averti le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, martelant son objectif d'"anéantir" le mouvement islamiste palestinien.

Un responsable militaire du Hamas, Abou Obeida, a lui promis que "Gaza sera un cimetière et un bourbier pour l'ennemi".

"La possibilité d'un règlement pacifique est très lointaine. Je ne vois rien de positif à l'horizon", confie à l'AFP le professeur Claude Klein, ancien doyen de la faculté de droit de l'Université hébraïque de Jérusalem.

"Ce qui s'est passé le 7 octobre a renforcé ceux qui en Israël disent qu'il n'y a pas d'interlocuteurs pour parler de paix", observe cet universitaire.

Pour l'ancien ministre palestinien Ghassan al-Khattib, qui enseigne à l'université Bir Zeit (Cisjordanie), "la radicalisation a renforcé les deux parties au conflit et a conduit à une profonde incrédulité vis-à-vis d'une solution pacifique".

"J'ai arrêté de croire à une solution à deux Etats bien avant le 7 octobre", ajoute-t-il en faisant remonter son pessimisme à l'assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin par un extrémiste juif, il y a presque 28 ans jour pour jour.

M.Cunningham--TFWP