The Fort Worth Press - L'Iran durcit les sanctions contre les femmes refusant le voile

USD -
AED 3.673002
AFN 64.499354
ALL 81.982977
AMD 361.970377
ANG 1.790365
AOA 918.00011
ARS 1516.502502
AUD 1.437401
AWG 1.8025
AZN 1.698647
BAM 1.749507
BBD 2.015019
BDT 123.35519
BGN 1.683441
BHD 0.377671
BIF 3000.791659
BMD 1
BND 1.282667
BOB 11.949925
BRL 5.010095
BSD 1.000443
BTN 96.773876
BWP 13.820371
BYN 3.062335
BYR 19600
BZD 2.012049
CAD 1.42267
CDF 2315.00021
CHF 0.83175
CLF 0.024752
CLP 977.360038
CNY 6.70455
CNH 6.70416
COP 3228.19
CRC 455.852689
CUC 1
CUP 24.010877
CVE 98.634512
CZK 21.744976
DJF 177.720043
DKK 6.671051
DOP 60.532601
DZD 134.431008
EGP 52.403798
ERN 15
ETB 163.413408
EUR 0.89242
FJD 2.250295
FKP 0.756809
GBP 0.756265
GEL 2.594997
GGP 0.756809
GHS 11.810379
GIP 0.756809
GMD 73.999665
GNF 8801.205816
GTQ 7.648201
GYD 209.311167
HKD 7.847995
HNL 26.853682
HRK 6.721981
HTG 131.003976
HUF 326.190498
IDR 17935
ILS 3.063201
IMP 0.756809
INR 96.82405
IQD 1515.68552
IRR 1732150.000254
ISK 122.080184
JEP 0.756809
JMD 158.929793
JOD 0.709027
JPY 157.808501
KES 129.849782
KGS 87.449873
KHR 4071.865929
KMF 439.999945
KPW 900.000318
KRW 1343.229608
KWD 0.310799
KYD 0.833695
KZT 450.986443
LAK 22482.925804
LBP 89588.832782
LKR 331.11789
LRD 171.077407
LSL 16.697677
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431616
MAD 9.969542
MDL 17.893131
MGA 4467.244826
MKD 55.084935
MMK 2099.765857
MNT 3595.748979
MOP 8.086572
MRU 39.937025
MUR 47.519888
MVR 15.410425
MWK 1734.762793
MXN 18.18129
MYR 4.090977
MZN 63.910171
NAD 16.697677
NGN 1329.480088
NIO 36.818706
NOK 9.56679
NPR 154.837844
NZD 1.785017
OMR 0.384501
PAB 1.000434
PEN 3.441332
PGK 4.534334
PHP 62.990503
PKR 277.046363
PLN 3.90761
PYG 5758.066392
QAR 3.646805
RON 4.771197
RSD 104.74904
RUB 85.028424
RWF 1477.66154
SAR 3.752339
SBD 8.000512
SCR 13.9577
SDG 601.496767
SEK 9.974635
SGD 1.28075
SHP 0.756573
SLE 24.670034
SLL 20969.491881
SOS 571.783828
SRD 37.650497
STD 20697.981008
STN 21.915995
SVC 8.753796
SYP 13002.000254
SZL 16.692832
THB 33.63896
TJS 9.219037
TMT 3.51
TND 2.99182
TOP 2.40776
TRY 49.2133
TTD 6.795747
TWD 31.969302
TZS 2640.002946
UAH 44.936959
UGX 4096.93088
UYU 40.119329
UZS 11820.21889
VES 873.63875
VND 25899.5
VUV 120.100619
WST 2.770789
XAF 585.38891
XAG 0.01694
XAU 0.000242132803
XCD 2.70255
XCG 1.803007
XDR 0.707052
XOF 585.38891
XPF 106.681218
YER 236.185622
ZAR 16.605982
ZMK 9001.201945
ZMW 19.919225
ZWL 321.999592
SSP 5751.632701
MXV 2.054478
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

L'Iran durcit les sanctions contre les femmes refusant le voile
L'Iran durcit les sanctions contre les femmes refusant le voile / Photo: © AFP

L'Iran durcit les sanctions contre les femmes refusant le voile

Le Parlement iranien a accentué la pression sur les femmes refusant de porter le voile en approuvant mercredi un projet de loi qui durcit les sanctions, pouvant aller jusqu'à de lourdes peines de prison.

Taille du texte:

Après des mois de discussion, les députés ont donné leur accord au texte intitulé "Soutien à la culture de chasteté et du voile".

Un total de 152 députés ont voté en faveur du texte tandis que 34 se sont prononcés contre et sept se sont abstenus.

Cette adoption est intervenue quatre jours après le premier anniversaire de la mort de Mahsa Amini, qui avait déclenché un vaste mouvement de contestation dans le pays.

Cette Kurde iranienne de 22 ans était décédée le 16 septembre 2022 après avoir été arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire strict imposé aux femmes.

Sa mort a notamment relancé le débat sur cette règle, l'un des piliers idéologiques de la République islamique depuis la chute du chah en 1979.

- Peines de prison -

Ces derniers mois, de plus en plus de femmes sortent tête nue dans les lieux publics, en particulier à Téhéran et dans les grandes villes. En réaction, les autorités ont pris une série d’initiatives, allant de la fermeture de commerces, notamment de restaurants, à l’installation de caméras dans les rues, pour traquer celles qui bravent l’interdit.

Majoritaires au sein du pouvoir et au Parlement, les conservateurs défendent ardemment l'obligation du voile et estiment que sa disparition lancerait un processus qui modifierait en profondeur les "normes sociales".

Les députés ont approuvé le projet de loi "pour une durée d'essai de trois ans".

Celui-ci prévoit ainsi des sanctions financières pour la "promotion de la nudité" ou la "moquerie du hijab" dans les médias et sur les réseaux sociaux. Ainsi que des amendes et des interdictions de quitter le pays pour les propriétaires d'entreprises dont les employés ne portent pas de voile.

"Les véhicules dont la conductrice ou la passagère ne porte pas de hijab ou porte des vêtements inappropriés se verra infliger une amende de 5 millions de rials" (environ 10 euros), indique par ailleurs le texte.

Est considéré comme "inapproprié" un vêtement "serré" ou "qui exhibe une partie du corps".

Au maximum, toute personne qui commet ce délit "en coopération avec des gouvernements, des médias, des groupes ou des organisations étrangères ou hostiles" à la République islamique, "ou de manière organisée, sera condamnée à une peine d'emprisonnement du quatrième degré", soit entre 5 à 10 ans, indique le projet de loi.

- "Risques de harcèlement" -

Pour devenir loi, le projet doit être approuvé par le Conseil des gardiens de la Constitution.

Actuellement, le fait d'apparaître "en public sans le voile musulman" est passible d'une "peine d'emprisonnement de dix jours à deux mois".

Le 14 septembre, la Mission internationale indépendante mise en place par l'ONU après les troubles de 2022 avait estimé que, si elle était adoptée, la nouvelle loi "exposerait les femmes et les filles à des risques accrus de violence, de harcèlement et de détention arbitraire".

Depuis le début de l'année, le bien-fondé d'un durcissement a été mis en cause par certains responsables politiques, notamment dans le camp minoritaire des réformateurs.

Le Front des réformateurs a ainsi exprimé son inquiétude sur l'impact de mesures coercitives à l’encontre des élèves et des étudiantes.

En août, le président iranien Ebrahim Raïssi avait déclaré que "cette affaire des femmes ne portant pas le hijab" allait "prendre définitivement fin".

Il avait estimé que cette question avait été instrumentalisée par "l'ennemi" de la République islamique, un terme visant habituellement les pays occidentaux et les opposants iraniens à l'étranger.

L.Rodriguez--TFWP