The Fort Worth Press - Zimbabwe: Mnangagwa, le "crocodile" au pouvoir autoritaire

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000182
ALL 81.950239
AMD 359.778721
ANG 1.790365
AOA 917.99991
ARS 1517.454299
AUD 1.43705
AWG 1.8
AZN 1.693369
BAM 1.746484
BBD 2.012707
BDT 123.087914
BGN 1.683441
BHD 0.376835
BIF 3001.281416
BMD 1
BND 1.279273
BOB 11.990838
BRL 5.020601
BSD 0.999254
BTN 96.641976
BWP 13.814535
BYN 3.064607
BYR 19600
BZD 2.00976
CAD 1.42621
CDF 2314.999899
CHF 0.83321
CLF 0.024742
CLP 976.949557
CNY 6.70455
CNH 6.70317
COP 3248.45
CRC 456.219778
CUC 1
CUP 23.982676
CVE 98.46364
CZK 21.797398
DJF 177.945858
DKK 6.67262
DOP 60.239942
DZD 134.518757
EGP 52.374697
ERN 15
ETB 161.410122
EUR 0.89271
FJD 2.250301
FKP 0.753189
GBP 0.756888
GEL 2.59502
GGP 0.753189
GHS 11.811351
GIP 0.753189
GMD 73.999832
GNF 8791.316733
GTQ 7.632238
GYD 209.000272
HKD 7.847291
HNL 26.825381
HRK 6.726399
HTG 130.853306
HUF 326.575011
IDR 17886
ILS 3.072202
IMP 0.753189
INR 96.79215
IQD 1310.5
IRR 1732149.999929
ISK 122.269694
JEP 0.753189
JMD 158.746601
JOD 0.709062
JPY 158.211503
KES 129.869551
KGS 87.448498
KHR 4068.293031
KMF 439.999971
KPW 900.000318
KRW 1338.765013
KWD 0.31036
KYD 0.83279
KZT 446.684824
LAK 22408.358262
LBP 89529.590288
LKR 330.606778
LRD 170.879266
LSL 16.680984
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.419696
MAD 9.965219
MDL 17.797026
MGA 4456.013609
MKD 54.985043
MMK 2099.693644
MNT 3596.990612
MOP 8.077832
MRU 40.010537
MUR 47.380075
MVR 15.409952
MWK 1732.755272
MXN 17.97533
MYR 4.086997
MZN 63.910045
NAD 16.680984
NGN 1329.410213
NIO 36.820399
NOK 9.569115
NPR 154.629923
NZD 1.784949
OMR 0.384504
PAB 0.999237
PEN 3.439925
PGK 4.45125
PHP 62.782502
PKR 276.727822
PLN 3.90845
PYG 5830.323217
QAR 3.64324
RON 4.779601
RSD 104.824028
RUB 85.497346
RWF 1475.931722
SAR 3.753634
SBD 8.000512
SCR 13.999474
SDG 601.477898
SEK 9.996302
SGD 1.280397
SHP 0.756573
SLE 24.669813
SLL 20969.491881
SOS 571.066273
SRD 37.870966
STD 20697.981008
STN 22.075
SVC 8.744028
SYP 13002.000254
SZL 16.620054
THB 33.640496
TJS 9.223248
TMT 3.51
TND 3.001503
TOP 2.40776
TRY 49.2136
TTD 6.778586
TWD 31.870302
TZS 2635.00022
UAH 44.838391
UGX 4071.955744
UYU 40.076975
UZS 11786.399964
VES 873.63875
VND 25972
VUV 120.182413
WST 2.784712
XAF 585.579333
XAG 0.016632
XAU 0.000242023803
XCD 2.70255
XCG 1.800955
XDR 0.707052
XOF 585.579333
XPF 106.724981
YER 236.203045
ZAR 16.63835
ZMK 9001.202245
ZMW 19.876142
ZWL 321.999592
SSP 5747.740458
MXV 2.03165
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Zimbabwe: Mnangagwa, le "crocodile" au pouvoir autoritaire
Zimbabwe: Mnangagwa, le "crocodile" au pouvoir autoritaire / Photo: © AFP

Zimbabwe: Mnangagwa, le "crocodile" au pouvoir autoritaire

Surnommé "le crocodile" au Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, 80 ans, qui a succédé à l'homme fort Robert Mugabe à la faveur d'un coup d'Etat, a gagné la réputation d'être un dirigeant encore plus autoritaire, déterminé à s'accrocher au pouvoir.

Taille du texte:

Orateur terne, le président sortant réclame un second mandat mercredi, lors d'un scrutin redouté tendu. Ses détracteurs l'accusent d'avoir mis en oeuvre depuis des mois une répression de l'opposition, dans un contexte d'hyperinflation et d'économie sinistrée.

"C'est un personnage très répressif et autoritaire", résume Brian Raftopoulos, chercheur politique zimbabwéen.

Partisan d'une ligne dure et poids lourd du parti au pouvoir (Zanu-PF) depuis l'indépendance, Mnangagwa devient chef de l'Etat à l'issue d'une guerre de succession qui l'oppose à Grace Mugabe, l'épouse du président nonagénaire écarté en 2017.

Le bras de fer qui s'engage entre les rivaux se solde dans un premier temps par le limogeage de Mnangagwa du poste de vice-président. Craignant pour sa vie, il fuit au Mozambique.

Son fils qui l'accompagne le décrit après un périple nocturne à travers la montagne, assis à un arrêt de bus, costume poussiéreux et chaussures déchirées, avec pour tout bagage une mallette remplie de dollars.

Mais en quelques semaines, la situation se renverse. Les généraux prennent le pouvoir et désignent Mnangagwa. Le pays assiste au retour triomphal de l'ancien dauphin soutenu par le parti au pouvoir.

- Pouvoir et pauvreté -

L'année suivante, Mnangagwa remporte la présidentielle avec 50,8%. L'opposition conteste les résultats, l'armée tue six manifestants. La justice valide le scrutin.

Cette élection - opposant déjà comme mercredi Mnangagwa à son jeune rival Nelson Chamisa, aujourd'hui 45 ans - portait des espérances fortes pour davantage de libertés et une reprise économique, rapidement dissipées.

Le pays riche en minerais reste accablé d'importantes coupures de courant, pénuries d'essence, de pain ou de médicaments. Des manifestations contre la vie chère sont violemment réprimées. L'opposition accuse le nouveau régime de surpasser Mugabe en brutalité.

Des lois ont été récemment adoptées qui musèlent toute opinion dissidente. Militants, élus et intellectuels sont arrêtés, multiplient les séjours en prison.

Le président accuse les sanctions occidentales contre le Zimbabwe d'empêcher l'économie exsangue de se relever, ce que Washington et l'UE démentent, affirmant qu'elles ne visent que les personnes impliquées dans des affaires de corruption et d'abus de droit.

Sans doute plus répressif que son prédécesseur, M. Mnangagwa n'a pas la vision idéologique de Mugabe, estime M. Raftopoulos. "Il s'appuie sur la militarisation et la sécurisation, non sur un message intellectuel fort".

Depuis l'indépendance en 1980, Mnangagwa était un intime de Mugabe. Il a enchaîné les postes clés dans le dispositif d'État.

Son mentor l'écarte un temps, se méfiant de son ambition. Mais il le choisit pour diriger sa campagne en 2008. Mugabe perd le premier tour et Mnangagwa aurait supervisé la vague de violence et d'intimidation qui contraint l'opposition à se retirer du second tour.

Ex-ministre de la Défense notamment, il conserve des liens étroits avec les services de renseignements qu'il a dirigés.

- Echarpes et massacres -

En public, il porte invariablement une écharpe rayée aux couleurs nationales et veut se forger une image d'homme politique abordable.

En campagne en 2018, il échappe à une explosion qui tue deux personnes alors qu'il quitte le podium d'un rassemblement. L'année précédente, il avait déjà survécu à la dégustation d'une glace dite empoisonnée.

Laconique, l'octogénaire épais aux cheveux teints se dit chrétien et raconte s'abstenir d'alcool six mois par an.

Né en 1942, Emmerson Dambudzo ("adversité" en langue shona) Mnangagwa se forme à la guérilla notamment en Chine avant de rejoindre la lutte pour l'indépendance. Arrêté par les Britanniques, pendu par les pieds à un croc de boucher, il assoit sa légende.

Après avoir fait exploser un train, il est arrêté en 1964 et condamné à mort, une peine commuée en prison en raison de son jeune âge.

Après l'indépendance, il est accusé d'être l'architecte des "atrocités de Gukurahundi" dans les années 1980, quand des soldats ont massacré quelque 20.000 civils de la minorité ndébélé pour mater l'opposition dans l'ouest du pays.

Il a entamé des discussions avec des chefs traditionnels pour tenter de régler les griefs de longue date liés à ces massacres, qu'il qualifie de "mauvaise passe" dans l'histoire du pays.

H.Carroll--TFWP