The Fort Worth Press - Pas de répit au Soudan, après deux mois de combats

USD -
AED 3.672499
AFN 63.99961
ALL 82.034979
AMD 362.140294
ANG 1.790365
AOA 917.999912
ARS 1520.631701
AUD 1.432767
AWG 1.8025
AZN 1.703552
BAM 1.7375
BBD 2.011772
BDT 122.756127
BGN 1.683441
BHD 0.37705
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.277108
BOB 12.009896
BRL 4.982796
BSD 0.998867
BTN 96.254936
BWP 13.739983
BYN 3.068524
BYR 19600
BZD 2.008697
CAD 1.42143
CDF 2317.481055
CHF 0.83255
CLF 0.024652
CLP 973.389942
CNY 6.704597
CNH 6.703325
COP 3240.73
CRC 457.269266
CUC 1
CUP 23.971252
CVE 98.050042
CZK 21.69235
DJF 177.720235
DKK 6.644185
DOP 60.349837
DZD 134.518181
EGP 52.281398
ERN 15
ETB 161.019593
EUR 0.88888
FJD 2.24675
FKP 0.756613
GBP 0.753925
GEL 2.595002
GGP 0.756613
GHS 11.780375
GIP 0.756613
GMD 73.999933
GNF 8749.999935
GTQ 7.629057
GYD 208.966494
HKD 7.847935
HNL 26.830073
HRK 6.6963
HTG 130.793628
HUF 324.5925
IDR 17862.4
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.37075
IQD 1310
IRR 1732150.000014
ISK 121.95001
JEP 0.756613
JMD 158.718596
JOD 0.709018
JPY 158.413006
KES 129.789879
KGS 87.450216
KHR 4062.500677
KMF 437.999646
KPW 900.000318
KRW 1339.645004
KWD 0.30955
KYD 0.832341
KZT 450.791818
LAK 22479.999927
LBP 89599.999618
LKR 330.203262
LRD 170.999693
LSL 16.529469
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.429705
MAD 9.967501
MDL 17.823955
MGA 4449.999824
MKD 54.682782
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.073986
MRU 40.159735
MUR 47.409919
MVR 15.409967
MWK 1740.999917
MXN 17.97222
MYR 4.085802
MZN 63.899783
NAD 16.630106
NGN 1324.049913
NIO 36.669827
NOK 9.554306
NPR 154.011674
NZD 1.77919
OMR 0.384504
PAB 0.998801
PEN 3.44625
PGK 4.453018
PHP 62.754503
PKR 276.999669
PLN 3.88604
PYG 5851.782097
QAR 3.643699
RON 4.753205
RSD 104.370051
RUB 84.748496
RWF 1474
SAR 3.74687
SBD 8.058541
SCR 13.999573
SDG 601.498917
SEK 9.99986
SGD 1.27802
SHP 0.75643
SLE 24.650311
SLL 20969.491881
SOS 571.496279
SRD 37.649671
STD 20697.981008
STN 22.225
SVC 8.739533
SYP 13002.000254
SZL 16.630049
THB 33.623027
TJS 9.208683
TMT 3.51
TND 2.994502
TOP 2.40776
TRY 49.200705
TTD 6.770431
TWD 31.792043
TZS 2630.002987
UAH 44.866159
UGX 4029.976056
UYU 40.303811
UZS 11789.999653
VES 870.279505
VND 25992
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 583.067316
XAG 0.016309
XAU 0.000240227544
XCD 2.70255
XCG 1.800123
XDR 0.707052
XOF 583.067316
XPF 106.650213
YER 236.249982
ZAR 16.54319
ZMK 9001.202803
ZMW 19.751167
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.031744
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Pas de répit au Soudan, après deux mois de combats
Pas de répit au Soudan, après deux mois de combats / Photo: © AFP/Archives

Pas de répit au Soudan, après deux mois de combats

Après deux mois de combats meurtriers, le conflit au Soudan a connu une escalade avec le meurtre d'un gouverneur dans la région du Darfour, où les témoignages sur des violences de grande ampleur contre les civils se multiplient.

Taille du texte:

Les affrontements ont éclaté le 15 avril dans ce pays d'Afrique de l'Est, l'un des plus pauvres du monde, entre l'armée, commandée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), du général Mohamed Hamdane Daglo.

"Même en imaginant le pire, nous ne pensions pas que cette guerre durerait si longtemps", a confié jeudi à l'AFP Mohamad al-Hassan Othman, un habitant du sud de Khartoum qui a fui.

"Nous ne savons pas si nous rentrerons chez nous ou si nous devrons commencer une nouvelle vie", ajoute-t-il.

Les combats se sont jusqu'à présent essentiellement concentrés à Khartoum et au Darfour, une vaste région frontalière du Tchad, déjà meurtrie par une guerre civile dans les années 2000.

- "Plus rien" -

Le chef de l'armée a accusé jeudi les FSR d'avoir capturé et tué le gouverneur de l'Etat du Darfour-Ouest, Khamis Abdullah Abakar, après qu'il a donné un entretien par téléphone à une télévision saoudienne mercredi, où il critiquait les paramilitaires.

Les FSR ont nié être responsables de cet "assassinat" mais selon l'ONU, "des récits convaincants de témoins attribuent cet acte aux milices arabes et aux FSR".

Jeudi, Washington a dénoncé les "atrocités" commises au Darfour-Ouest et jugé "crédibles" des informations faisant état de violations des droits humains par les paramilitaires, notamment des "viols et d'autres formes de violences sexuelles".

En deux mois, aucun scénario de retour à la paix ne se dessine. A Khartoum, des quartiers entiers n'ont plus d'eau potable. L'électricité fonctionne quelques heures par semaine et la plupart des hôpitaux dans les zones de combat sont hors d'usage.

Les violences ont fait plus de 2.000 morts, selon le dernier bilan de l'ONG ACLED.

Plus de 2,2 millions de personnes ont fui, dont plus d'un million ont quitté Khartoum, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), tandis que plus de 528.000 réfugiés sont arrivés dans les pays voisins.

Pendant plusieurs semaines, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis ont servi de médiateurs à des négociations en vue d'un cessez-le-feu.

Mais les nombreuses trêves annoncées n'ont quasiment jamais été respectées, empêchant l'aide humanitaire de parvenir aux millions de civils désespérés.

Dans une nouvelle tentative de médiation, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) avait annoncé lundi que le Kenya allait présider un quatuor comprenant l'Ethiopie, la Somalie et le Soudan du Sud.

Le lendemain, le ministère soudanais des Affaires étrangères avait exigé le retour à la tête du comité du président sud-soudanais Salva Kiir, affirmant jeudi que le gouvernement kenyan avait "adopté les positions de la milice FSR" et "lui avait proposé diverses formes de soutien".

Près de la moitié de la population, soit 25 millions des 45 millions d'habitants du Soudan, dépend désormais de l'aide humanitaire pour survivre, selon l'ONU.

- "Massacres" -

"De nombreux déplacés arrivant de la capitale ont perdu non seulement tous leurs biens et leur maison, mais aussi des membres de leur famille pendant les combats à Khartoum", raconte Anja Wolz, une coordinatrice de Médecins sans Frontières.

L'organisation a parlé jeudi d'une "augmentation préoccupante" des habitants fuyant la capitale.

Selon l'ONU, l'aide humanitaire est parvenue jusqu'à 1,8 million de personnes, soit une fraction de ceux qui en ont besoin.

Une conférence internationale sur l'aide au Soudan parrainée par Ryad est prévue le 19 juin à Genève.

"Le Darfour se dirige rapidement vers un désastre humanitaire", a alerté jeudi le responsable de l'ONU pour les affaires humanitaires, Martin Griffiths.

"Le monde ne peut permettre que cela se produise. Pas une nouvelle fois", a-t-il déclaré dans un communiqué, alors que cette région a été le théâtre au début des années 2000 d'une guerre qui a fait environ 300.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés.

Le chef de la mission de l'ONU au Soudan, Volker Perthes, avait estimé mardi que les violences au Darfour pourraient constituer des "crimes contre l'humanité".

"Les attaques de grande ampleur contre les civils, basées sur leurs origines ethniques, qui seraient commises par des milices arabes et par des hommes armés en uniformes des FSR, sont très inquiétantes", a-t-il expliqué.

Les avocats du Darfour ont décrit "des massacres et un nettoyage ethnique" à El-Geneina, la capitale du Darfour-Ouest, commis par "des milices transfrontalières soutenues par les FSR".

Au début des années 2000, le général Daglo, à la tête des miliciens arabes Janjawid, avait mené la politique de la terre brûlée contre des minorités ethniques au Darfour sur ordre du dictateur d'alors, Omar el-Béchir.

La guerre y a fait environ 300.000 morts et près de 2,5 millions de déplacés, selon l'ONU. Les Janjawid ont officiellement donné naissance en 2013 aux FSR.

T.Dixon--TFWP