The Fort Worth Press - "Nous le ferons sauter": les Ukrainiens prêts à sacrifier le dernier pont menant à Kiev

USD -
AED 3.67295
AFN 66.000263
ALL 79.409715
AMD 364.601145
ANG 1.789783
AOA 918.000235
ARS 1511.709701
AUD 1.397146
AWG 1.7975
AZN 1.706495
BAM 1.677495
BBD 2.014693
BDT 123.090515
BGN 1.696366
BHD 0.376975
BIF 2992.5
BMD 1
BND 1.270966
BOB 11.517992
BRL 5.150797
BSD 1.000274
BTN 95.393377
BWP 13.392857
BYN 3.017793
BYR 19600
BZD 2.01181
CAD 1.383145
CDF 2278.50406
CHF 0.80206
CLF 0.02321
CLP 913.5023
CNY 6.72215
CNH 6.717899
COP 3099.39
CRC 453.82029
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.775001
CZK 20.626602
DJF 177.720105
DKK 6.403304
DOP 58.749864
DZD 133.009801
EGP 50.414802
ERN 15
ETB 160.500973
EUR 0.85662
FJD 2.23125
FKP 0.733696
GBP 0.732865
GEL 2.604996
GGP 0.733696
GHS 11.190011
GIP 0.733696
GMD 73.495602
GNF 8777.490624
GTQ 7.631774
GYD 209.274999
HKD 7.83895
HNL 26.880026
HRK 6.454303
HTG 130.858596
HUF 309.342503
IDR 17678
ILS 2.979097
IMP 0.733696
INR 95.238013
IQD 1310
IRR 1374574.999816
ISK 120.959906
JEP 0.733696
JMD 158.760791
JOD 0.709011
JPY 159.220502
KES 129.439606
KGS 87.449764
KHR 4042.512314
KMF 422.999825
KPW 900.000294
KRW 1382.929806
KWD 0.30857
KYD 0.833591
KZT 458.031701
LAK 22449.999879
LBP 89549.999753
LKR 328.555867
LRD 166.550459
LSL 16.039975
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.325015
MAD 9.264502
MDL 17.285062
MGA 4325.000112
MKD 52.766556
MMK 2099.770766
MNT 3596.537388
MOP 8.075854
MRU 40.097068
MUR 48.449905
MVR 15.460066
MWK 1736.999808
MXN 16.94419
MYR 4.041804
MZN 63.905017
NAD 16.040229
NGN 1347.069956
NIO 36.697685
NOK 9.312595
NPR 152.635123
NZD 1.67419
OMR 0.384486
PAB 1.00033
PEN 3.353503
PGK 4.416498
PHP 61.625498
PKR 277.625006
PLN 3.68575
PYG 5996.200377
QAR 3.644503
RON 4.502799
RSD 100.490459
RUB 83.697539
RWF 1470
SAR 3.758291
SBD 8.019375
SCR 13.891423
SDG 601.495264
SEK 9.46798
SGD 1.26928
SHP 0.740866
SLE 24.649749
SLL 20969.499227
SOS 571.461434
SRD 37.921975
STD 20697.981008
STN 21.35
SVC 8.752857
SYP 13001.999906
SZL 16.029787
THB 32.719823
TJS 9.222509
TMT 3.51
TND 2.8885
TOP 2.40776
TRY 48.091099
TTD 6.795725
TWD 31.879602
TZS 2649.998016
UAH 44.691549
UGX 3731.055245
UYU 40.209625
UZS 11825.000038
VES 783.68245
VND 26112
VUV 118.301391
WST 2.715944
XAF 562.604101
XAG 0.014519
XAU 0.000215
XCD 2.70255
XCG 1.802836
XDR 0.707052
XOF 564.999646
XPF 102.603315
YER 237.096279
ZAR 15.945903
ZMK 9001.20233
ZMW 19.050274
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.6700

    1108.34

    -0.15%

  • BEL20

    20.9300

    5834.53

    +0.36%

  • PX1

    -13.5200

    8439.2

    -0.16%

  • ISEQ

    61.4500

    14351.49

    +0.43%

  • OSEBX

    9.1900

    2097.99

    +0.44%

  • PSI20

    53.5300

    9445.44

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    103.6100

    4834.69

    +2.19%

  • N150

    18.5700

    4336.46

    +0.43%

"Nous le ferons sauter": les Ukrainiens prêts à sacrifier le dernier pont menant à Kiev
"Nous le ferons sauter": les Ukrainiens prêts à sacrifier le dernier pont menant à Kiev

"Nous le ferons sauter": les Ukrainiens prêts à sacrifier le dernier pont menant à Kiev

Le sergent "Casper", des unités de volontaires ukrainiens, se tient prêt à faire sauter, la mort dans l'âme, le dernier pont encore debout, entièrement miné, qui relie Kiev à son arrière-pays où progressent les forces russes.

Taille du texte:

Ses camarades ont fait exploser tous les autres ponts sur le flanc ouest de la capitale ukrainienne, dans une tentative désespérée de freiner la progression des chars russes.

Le seul pont encore debout, qui enjambe une rivière dans la ville de Bilogorodka, à 25 km à l'ouest de la capitale, mène vers des villages verdoyants abritant de nombreuses résidences d'été, aujourd'hui devenus une zone de guerre.

La ville de Kiev serait coupée de son arrière-pays à l'ouest si Casper recevait l'ordre de faire sauter le pont.

"Nous allons tout tenter pour le garder debout", déclare à l'AFP l'ancien parachutiste.

Mais les combats qui se rapprochent assombrissent le moral des Ukrainiens qui tiennent les barricades. Les avions de guerre russes ont rejoint les troupes au sol et bombardent les villages et villes des environs.

La marée humaine qui fuit l'approche des combats semble interminable. Et les quelques rares heures de silence entre les frappes font craindre aux soldats ukrainiens que les forces russes se préparent en fait à des offensives encore plus violentes.

Casper observe le drone de surveillance ukrainien qui survole le ligne de front et reconnaît qu'il sera peut-être bientôt obligé de détruire le dernier pont qui relie encore à ses environs à l'ouest.

"Si nous recevons l'ordre d'en haut, ou si nous voyons les Russes avancer, nous le ferons sauter ... avec le plus grand nombre de chars ennemis possible", assure-t-il.

- Se préparer à la guérilla -

Avec les combats à la périphérie de Kiev, les rues deviennent de plus en plus dangereuses et désertes dans la journée.

A la faveur d'une autre avancée des forces russes sur les rives orientales du Dniepr, le fleuve qui arrose Kiev, des troupes se sont rapprochées à quelque 50 km.

Mais le secteur ouest offre aux forces russes un accès plus direct au centre de la capitale et au quartier qui abrite le siège du gouvernement.

Des habitants se préparent à la guérilla, comme Oleksandr Fedchenko, 38 ans, un mécanicien.

M. Fedchenko accueillait pendant son temps libre les tournages de l'émission de télévision consacrée aux voitures les plus populaires d'Ukraine.

Mais il a transformé son vaste garage en centre clandestin de fabrication d'armes afin d'équiper les unités de volontaires ukrainiens.

"Quand la guerre a commencé, tout a changé", souligne-t-il.

"Nous avons découvert que nos mécaniciens savaient fabriquer des armes. D'autres savent fabriquer des cocktails Molotov. Nous faisons absolument tout ce que nous pouvons", raconte le garagiste.

- "C'est peut-être notre dernier jour" -

Tous les employés de l'atelier de réparation automobile de M. Fedchenko ont troqué leurs combinaisons de travail tachées de cambouis pour les uniformes vert olive des unités de volontaires.

Un mécanicien de 28 ans, nouveau combattant volontaire qui a choisi comme nom de guerre "Cross"; fait un travail de soudure sur une mitrailleuse de gros calibre que des soldats ukrainiens ont récupérée en s'emparant d'un char russe.

Il tente de transformer la mitrailleuse en arme portative qu'un volontaire non entraîné serait capable d'utiliser dans des combats de rue.

"Ce truc ne tire peut-être pas très droit, mais c'est mieux que rien", commente-t-il.

"Combien de gens savent que nous faisons ça et que ce n'est peut-être pas très légal", poursuit-il. "Mais quand il y a une guerre, ce qui est légal n'a plus d'importance, seule notre défense nationale importe".

M. Fedchenko a la voix cassée lorsqu'il évoque le lancement de l'offensive russe le 24 février.

"Je me sentais impuissant. Mettez-moi une Kalachnikov dans les mains, je ne tiendrai pas 10 minutes. Mais j'avais besoin de faire quelque chose".

Sa fabrique d'armes improvisée est dangereusement exposée à une frappe russe potentielle.

Son gigantesque garage se trouve en effet sur une route à l'extrémité occidentale de Kiev. De nombreux bâtiments industriels se trouvant sur cette même route sont à présent en ruines.

"Tout le monde sait ici que nous pouvons être attaqués à n'importe quel moment", souligne le garagiste. "Chacun sait que c'est peut-être notre dernier jour. Mais nous venons encore".

La retraitée Ganna Galnychenko, 64 ans, a aussi les larmes aux yeux. Elle a marché seule en provenance des champs marquant le no man's land entre le pont surveillé par Casper et les villages dont les forces russes ont pris le contrôle.

"Je ne sais pas où sont mes enfants. Je ne peux pas les joindre au téléphone", dit-elle, la voix tremblante.

zak/dc/imm/mr/at

P.Grant--TFWP