The Fort Worth Press - Ukraine : les Russes reprennent l'offensive contre Marioupol, Poutine lance un nouvel avertissement à l'Otan

USD -
AED 3.67315
AFN 62.999973
ALL 81.350035
AMD 368.619928
ANG 1.789884
AOA 917.999603
ARS 1384.9883
AUD 1.384073
AWG 1.8025
AZN 1.699323
BAM 1.665737
BBD 2.014002
BDT 122.916542
BGN 1.668102
BHD 0.37735
BIF 2975
BMD 1
BND 1.272943
BOB 6.909768
BRL 4.912699
BSD 0.999974
BTN 95.574596
BWP 13.497654
BYN 2.795772
BYR 19600
BZD 2.011098
CAD 1.371269
CDF 2225.000509
CHF 0.78158
CLF 0.023233
CLP 914.349979
CNY 6.792099
CNH 6.793665
COP 3787.52
CRC 456.337884
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.249749
CZK 20.751797
DJF 177.720241
DKK 6.36884
DOP 59.102616
DZD 132.260017
EGP 52.895103
ERN 15
ETB 156.999803
EUR 0.852397
FJD 2.18775
FKP 0.732576
GBP 0.739685
GEL 2.67029
GGP 0.732576
GHS 11.309472
GIP 0.732576
GMD 73.501836
GNF 8780.000168
GTQ 7.629479
GYD 209.200816
HKD 7.829005
HNL 26.619694
HRK 6.422203
HTG 130.641411
HUF 305.044497
IDR 17518.6
ILS 2.91395
IMP 0.732576
INR 95.70685
IQD 1310
IRR 1311999.999791
ISK 122.420205
JEP 0.732576
JMD 158.005681
JOD 0.708951
JPY 157.696496
KES 129.150518
KGS 87.449922
KHR 4010.000139
KMF 420.000099
KPW 900.018246
KRW 1493.829936
KWD 0.30815
KYD 0.833284
KZT 463.807245
LAK 21954.999762
LBP 89916.084572
LKR 322.988085
LRD 183.125064
LSL 16.549601
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.325001
MAD 9.136497
MDL 17.113657
MGA 4175.000019
MKD 52.55373
MMK 2098.953745
MNT 3580.85029
MOP 8.063178
MRU 40.010219
MUR 46.709678
MVR 15.400789
MWK 1740.999931
MXN 17.255695
MYR 3.933956
MZN 63.909977
NAD 16.550121
NGN 1371.890348
NIO 36.672936
NOK 9.193515
NPR 152.919183
NZD 1.68244
OMR 0.384496
PAB 0.99997
PEN 3.432969
PGK 4.35025
PHP 61.513501
PKR 278.624979
PLN 3.6253
PYG 6104.094095
QAR 3.6455
RON 4.435596
RSD 100.056011
RUB 73.824732
RWF 1462
SAR 3.753915
SBD 8.029009
SCR 13.897317
SDG 600.496866
SEK 9.30206
SGD 1.272615
SHP 0.746601
SLE 24.624945
SLL 20969.496166
SOS 571.481055
SRD 37.254501
STD 20697.981008
STN 21.225
SVC 8.74942
SYP 110.529423
SZL 16.560202
THB 32.398106
TJS 9.349521
TMT 3.5
TND 2.87225
TOP 2.40776
TRY 45.399399
TTD 6.786301
TWD 31.563204
TZS 2592.506089
UAH 43.949563
UGX 3758.511585
UYU 39.765444
UZS 12149.99979
VES 504.28356
VND 26339
VUV 118.32345
WST 2.709295
XAF 558.672555
XAG 0.011763
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.802185
XDR 0.69336
XOF 556.502614
XPF 102.124992
YER 238.650275
ZAR 16.547699
ZMK 9001.20071
ZMW 18.82407
ZWL 321.999592
  • AEX

    -15.7400

    999.44

    -1.55%

  • BEL20

    -28.0400

    5469.73

    -0.51%

  • PX1

    -76.5400

    7979.92

    -0.95%

  • ISEQ

    -156.6600

    12476.99

    -1.24%

  • OSEBX

    7.1200

    1984.51

    +0.36%

  • PSI20

    -115.4900

    9050.18

    -1.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    23.7800

    4123.54

    +0.58%

  • N150

    -21.8200

    4174.74

    -0.52%

Ukraine : les Russes reprennent l'offensive contre Marioupol, Poutine lance un nouvel avertissement à l'Otan

Ukraine : les Russes reprennent l'offensive contre Marioupol, Poutine lance un nouvel avertissement à l'Otan

L'armée russe a de nouveau attaqué samedi le port stratégique de Marioupol et avancé ailleurs en Ukraine, avec toujours de féroces combats autour de la capitale Kiev et des milliers de civils fuyant les bombardements, tandis que Vladimir Poutine lançait de nouveaux avertissements à l'Otan.

Taille du texte:

"En raison de la réticence de la partie ukrainienne à influer sur les nationalistes ou à prolonger le +cessez-le-feu+, les opérations offensives ont repris depuis 18H00, heure de Moscou", soit 15H00 GMT, a déclaré le ministère russe de la Défense.

Les Ukrainiens avaient reporté quelques heures auparavant l'évacuation des civils de Marioupol, sur la mer Noire, ainsi que d'une autre ville assiégée, invoquant des violations du cessez-le-feu par les forces russes, que ces dernières ont démenti.

Conséquence, la crise humanitaire s'aggravait: 1,37 million de personnes se sont déjà réfugiées à l'étranger depuis l'invasion le 24 février, selon l'ONU, et on compte plus d'un million de déplacés dans le pays.

- Activisme américain -

Cet exode suscite une forte mobilisation, notamment dans les Etats voisins comme la Moldavie, où le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken est arrivé samedi soir. Plus tôt, il s'était rendu à la frontière entre la Pologne et l'Ukraine pour s'y entretenir avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba.

"Le message du peuple ukrainien héroïque est simple: les Russes, rentrez chez vous (...) Poutine, laisse l'Ukraine tranquille. Tu ne gagneras pas la guerre", a lancé M. Kouleba.

Il a demandé des avions et des systèmes de défense aérienne, qualifiant de "signe de faiblesse" le refus par l'Otan de mettre en place une zone d'exclusion aérienne au-dessus de son pays.

Après un crochet en Lettonie, Etat balte frontalier de la Russie, le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a souligné que si une telle zone était créée, "il faudrait alors qu'on y aille et qu'on combatte activement" les Russes, ce que l'Alliance atlantique ne veut pas faire.

Le président russe Vladimir Poutine a menacé de "conséquences colossales et catastrophiques non seulement pour l'Europe, mais pour le monde entier", si une telle zone était créée. La Russie considérerait comme cobelligérant tout pays tentant de l'imposer.

M. Poutine a également évoqué une éventuelle perte par l'Ukraine de son statut d'Etat. Les autorités ukrainiennes "doivent comprendre que si elles continuent de faire ce qu'elles font, elles mettent en question l'avenir du statut d'Etat ukrainien. Et si cela se passe, elles en seront entièrement responsables", a averti le maître du Kremlin.

De plus en plus isolé sur la scène internationale, M. Poutine a le même jour reçu à Moscou le chef du gouvernement israélien Naftali Bennett.

Entamant une véritable médiation, M. Bennett a ensuite parlé au président ukrainien Volodymyr Zelensky, avant des entretiens à Berlin avec le chancelier allemand Olaf Scholz.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche sur Twitter s'être entretenu une nouvelle fois au téléphone avec son homologue américain Joe Biden pour discuter de "questions de sécurité", du "soutien financier pour l'Ukraine" et de "la poursuite des sanctions contre la Russie".

- Dure bataille à Marioupol -

La chute de Marioupol, ville d'environ 450.000 habitants bombardée depuis plusieurs jours par les Russes et leurs alliés des deux territoires séparatistes du Donbass, constituerait un tournant.

Elle permettrait la jonction entre les troupes en provenance de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les autres ports clés de Berdiansk et de Kherson, et celles du Donbass, puis à ces forces consolidées de remonter vers le nord.

L'armée russe, qui a nettement progressé dans le territoire ukrainien en 10 jours de combats, pourrait dès lors accentuer la pression militaire sur le centre et la partie septentrionale, où les combats font rage, notamment à Kiev et Kharkiv.

"A Marioupol, la situation est catastrophique et empire de jour en jour", a déclaré à l'AFP Laurent Ligozat, coordinateur d'urgence de l'ONG Médecins sans frontières (MSF), ajoutant que les habitants manquaient de tout : eau - au point de devoir ramasser et faire fondre de la neige pour en avoir -, électricité, chauffage et nourriture, de nombreux magasins ayant été détruits.

- Pilonnages près de Kiev -

Le siège de Marioupol, qui avait résisté en 2014 aux assauts des unités prorusses, intervient au moment où les soldats russes se rapprochent de Kiev, rencontrant une tenace résistance et bombardant parfois des immeubles d'habitation, notamment à Tcherniguiv, à 150 km au nord de la capitale, où des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours.

Une équipe de l'AFP qui s'est rendue sur place samedi a constaté des scènes de dévastation dans cette ville de 300.000 habitants qui se vidait de sa population, faisant craindre un destin similaire pour Kiev une fois les batteries de missiles et l'artillerie russes aux portes de la capitale.

"Il y avait des corps partout sur le sol. Ils faisaient la queue pour la pharmacie là, ici, et ils sont tous morts", a témoigné Sergeï, un survivant.

De son côté, le président Zelensky assurait que les forces ukrainiennes avaient déclenché une contre-attaque autour de Kharkiv (nord-est), la deuxième agglomération du pays, théâtre de bombardements parmi les plus intenses depuis le début de l'invasion.

L'armée russe pilonnait quant à elle toujours les alentours de Kiev, au nord-ouest et à l'est notamment. Là où, la veille encore, un supermarché et une station-service se dressaient au grand carrefour entre les villes ouvrières de Bucha et d'Irpin, proches de la capitale, il ne restait samedi que des ruines et des habitants en fuite.

Dans un hôpital du nord de Kiev, des soldats ukrainiens blessés ont raconté à l'AFP leur lutte inégale sous un déluge de feu. "On était en reconnaissance" et "on est tombés sur une colonne ennemie", a expliqué Motyka, un soldat de 29 ans touché par un éclat sur le flanc droit, qui a dû battre en retraite avec ses camarades : "On les a combattus et on a tué leurs soldats à pied, mais ils nous ont arrosés avec des tirs de mortier".

- Troisième session de pourparlers -

Selon les autorités ukrainiennes, une troisième session de négociations avec les Russes se déroulera lundi.

Mais les chances de parvenir à des progrès paraissent infimes, Vladimir Poutine ayant prévenu que le dialogue avec Kiev ne serait possible que si "toutes les exigences russes" étaient acceptées, notamment un statut "neutre et non nucléaire" pour l'Ukraine et sa "démilitarisation obligatoire".

En Russie, le Kremlin a durci sa répression de toutes les voix dissidentes face au conflit.

Une loi prévoyant jusqu'à 15 ans de prison pour toute personne publiant des "informations mensongères" a été promulguée vendredi.

Résultat, de nombreux médias étrangers de premier plan ont annoncé samedi l'arrêt provisoire de leur couverture à partir de Moscou.

Dans le même temps, les manifestations contre la guerre se multipliaient en Europe : ils étaient plus de 40.000 personnes samedi à Zurich, la ville la plus peuplée de Suisse, plus de 40.000 en France dont 16.000 à Paris, des milliers également à Rome, quelques centaines dans le centre de Londres.

Les entreprises étrangères sont de plus en plus nombreuses à cesser de travailler en Russie. Samedi, les géants mondiaux des cartes bancaires Visa et Mastercard ont annoncé à leur tour qu'ils suspendaient leurs opérations dans le pays, ce qui va empêcher les cartes émises par les banques russes de fonctionner à l'étranger et les cartes étrangères de fonctionner en Russie.

L.Rodriguez--TFWP