The Fort Worth Press - Ukraine: la Russie prend sa première grande ville et poursuit les bombardements avant des pourparlers

USD -
AED 3.672975
AFN 70.750663
ALL 93.926316
AMD 387.755483
ANG 1.800994
AOA 855.500154
ARS 901.969227
AUD 1.51083
AWG 1.8
AZN 1.752774
BAM 1.826963
BBD 2.017711
BDT 117.438254
BGN 1.826963
BHD 0.376639
BIF 2872.342413
BMD 1
BND 1.352707
BOB 6.905055
BRL 5.359638
BSD 0.999327
BTN 83.484942
BWP 13.605537
BYN 3.269906
BYR 19600
BZD 2.014348
CAD 1.374035
CDF 2845.000062
CHF 0.890505
CLF 0.033243
CLP 917.273848
CNY 7.255298
CNH 7.271855
COP 4147.143444
CRC 526.846766
CUC 1
CUP 26.5
CVE 103.001345
CZK 23.110297
DJF 177.93222
DKK 6.96904
DOP 59.33565
DZD 134.838209
EGP 47.715978
ERN 15
ETB 57.155121
EUR 0.934065
FJD 2.238696
FKP 0.784602
GBP 0.788305
GEL 2.870044
GGP 0.784602
GHS 15.041288
GIP 0.784602
GMD 67.749866
GNF 8603.295595
GTQ 7.762583
GYD 209.094646
HKD 7.811955
HNL 24.699212
HRK 7.018438
HTG 132.561746
HUF 371.849505
IDR 16486.5
ILS 3.724175
IMP 0.784602
INR 83.55025
IQD 1309.083436
IRR 42099.999854
ISK 139.619862
JEP 0.784602
JMD 155.52255
JOD 0.708902
JPY 157.435014
KES 129.423084
KGS 87.859905
KHR 4115.756828
KMF 457.478349
KPW 900.000131
KRW 1383.270408
KWD 0.30672
KYD 0.832866
KZT 451.789784
LAK 21825.841647
LBP 89501.176998
LKR 303.927063
LRD 193.8684
LSL 18.3494
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 4.845309
MAD 10.04269
MDL 17.793222
MGA 4448.305496
MKD 57.55147
MMK 2613.441131
MNT 3450.000098
MOP 8.040298
MRU 39.363113
MUR 46.75298
MVR 15.409629
MWK 1732.709338
MXN 18.505765
MYR 4.719502
MZN 63.694988
NAD 18.3494
NGN 1495.500564
NIO 36.785861
NOK 10.68065
NPR 133.576206
NZD 1.629267
OMR 0.384981
PAB 0.999327
PEN 3.77695
PGK 3.894369
PHP 58.705244
PKR 278.359395
PLN 4.086399
PYG 7515.973546
QAR 3.644397
RON 4.656595
RSD 109.355734
RUB 88.970465
RWF 1311.231925
SAR 3.752289
SBD 8.4616
SCR 14.340349
SDG 586.00039
SEK 10.525605
SGD 1.35394
SHP 1.26345
SLE 22.847303
SLL 20969.501917
SOS 571.124313
SRD 31.571973
STD 20697.981008
SVC 8.744349
SYP 2512.530426
SZL 18.338751
THB 36.695504
TJS 10.687703
TMT 3.5
TND 3.127826
TOP 2.35645
TRY 32.773027
TTD 6.791092
TWD 32.345801
TZS 2623.491387
UAH 40.663229
UGX 3712.214625
UYU 39.167881
UZS 12606.023241
VEF 3622552.534434
VES 36.372315
VND 25455
VUV 118.721975
WST 2.800615
XAF 612.746142
XAG 0.033837
XAU 0.000429
XCD 2.70255
XDR 0.757389
XOF 612.746142
XPF 111.403804
YER 250.299074
ZAR 18.403933
ZMK 9001.220298
ZMW 26.157381
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.9200

    918.72

    -0.64%

  • BEL20

    -35.5900

    3833.37

    -0.92%

  • PX1

    -205.0400

    7503.27

    -2.66%

  • ISEQ

    -164.2700

    9386.26

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.5400

    1391.56

    -0.61%

  • PSI20

    -27.5800

    6538.23

    -0.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -8.4300

    2098.54

    -0.4%

  • N150

    -77.0700

    3288.5

    -2.29%

Ukraine: la Russie prend sa première grande ville et poursuit les bombardements avant des pourparlers
Ukraine: la Russie prend sa première grande ville et poursuit les bombardements avant des pourparlers

Ukraine: la Russie prend sa première grande ville et poursuit les bombardements avant des pourparlers

Une semaine après le lancement de leur invasion en Ukraine, les forces russes ont pris leur première grande ville, Kherson et intensifient leur pilonnage sur d'autres villes, avant des pourparlers jeudi visant à obtenir un cessez-le-feu.

Taille du texte:

Des responsables ukrainiens ont confirmé dans la nuit de mercredi à jeudi l'omniprésence de l'armée russe à Kherson, métropole de 290.000 habitants proche de la péninsule de Crimée, que Moscou avait annoncé avoir capturée mercredi matin après de violents bombardements.

Son maire, Igor Kolykhaïev, a annoncé avoir discuté dans un bâtiment officiel avec des "invités armés", sous-entendant des troupes russes.

"Nous n'avions pas d'armes et n'étions pas agressifs. Nous avons montré que nous travaillons à sécuriser la ville et essayons de parer aux conséquences de l'invasion", a-t-il écrit sur Facebook.

Il a assuré n'avoir "fait aucune promesse" aux Russes et "simplement demandé de ne pas tirer sur les gens", annonçant également un couvre-feu nocturne dans la ville et une restriction de la circulation automobile.

Le chef de l'administration régionale, Guennadi Lakhouta, a appelé sur Telegram les habitants à rester chez eux, indiquant que "les occupants (russes) sont dans tous les quartiers de la ville et très dangereux".

Plus à l'est, à Marioupol, "ça se dégrade d'heure en heure", a témoigné une de ses habitantes, Maryna, 28 ans.

Ce grand port ukrainien de la mer d'Azov, site clé pour permettre aux forces russes arrivant du Donbass, au nord-est, et de Crimée, au sud-ouest, de se rejoindre, "résiste" pour l'instant, selon l'armée ukrainienne.

Les Russes "n'ont pas atteint leur but principal, qui est de capturer la ville et de pousser jusqu'aux frontières administratives" des régions de Donetsk et Lougansk, partiellement contrôlées par des forces prorusses depuis 2014, a-t-elle indiqué.

Dans le nord du pays, Kharkiv, deuxième ville du pays proche de la frontière russe et déjà frappée par des bombardements meurtriers mardi et mercredi, a été pilonnée toute la nuit, selon les autorités régionales.

L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) a annoncé mercredi soir qu'une membre ukrainienne de sa mission locale avait péri dans les frappes de mardi.

Des pilonnages russes à Izioum, à 120 km au sud-est de Kharkiv, ont fait huit morts dont deux enfants, selon les autorités locales.

Les forces russes se trouvaient aussi dans les villes de Chernihiv et Nizhyn, à quelque 150 km au nord-est et à l'est de Kiev, ainsi qu'à Sumy et Okhtyrka, à quelque 350 km à l'est de la capitale, selon les Ukrainiens, ajoutant qu'elles "essaient d'éviter les combats avec les forces armées ukrainiennes".

A Kiev, de fortes explosions ont été entendues pendant la nuit de mercredi à jeudi, selon des messages sur les réseaux sociaux.

Des milliers de personnes se réfugient dans le métro, transformé en abri antiaérien.

- "Enfer" -

A 150 km à l'ouest de Kiev, à Jytomyr, Oleg Roubak vouait Vladimir Poutine à l'"enfer pour l'éternité", après une frappe mardi soir qui a tué sa femme et détruit sa maison.

"Je veux que le monde entier écoute mon histoire", a-t-il dit à l'AFP. Une histoire faite d'un bonheur simple jusqu'à ce que l'invasion russe la fasse voler en éclats.

L'avancée militaire russe intervient alors que des négociations russo-ukrainiennes doivent commencer jeudi, à une heure non précisée, dans un lieu au Bélarus "non loin de la frontière avec la Pologne", a précisé le négociateur russe Vladimir Medinski.

De premiers pourparlers lundi, à la frontière ukraino-bélarusse, n'avaient donné aucun résultat tangible. Kiev réclamait l'arrêt immédiat de l'invasion, tandis que Moscou semblait attendre une reddition.

Les Etats-Unis vont "soutenir des efforts diplomatiques" de Kiev pour obtenir un cessez-le-feu avec Moscou, même si "c'est beaucoup plus difficile d'y parvenir quand les tirs résonnent et les chars avancent", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Le secrétaire d'Etat, qui sera dans les prochains jours en Pologne, dans les pays baltes et en Moldavie pour réaffirmer le soutien des Etats-Unis face à la Russie, a alerté sur un "coût humain" d'ores et déjà "ahurissant".

"Des centaines sinon des milliers de civils ont été tués et blessés", a-t-il déploré, et "le nombre de civils tués et blessés, les conséquences humanitaires, ne feront que s'aggraver".

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a redouté lui aussi que "le pire soit devant nous", avec "une logique de siège" déjà employée par les Russes en Syrie et en Tchétchénie.

Après d'autres pays européens, la France a appelé ses ressortissants dont la présence n'est pas "essentielle" à quitter la Russie.

La veille, le président français Emmanuel Macron avait néanmoins affiché sa volonté de "rester en contact" avec Vladimir Poutine pour "le convaincre de renoncer aux armes".

- Un million de réfugiés -

Le pilonnage meurtrier des villes ukrainiennes suscite une vive émotion dans le monde. Manifestations anti-guerre et gestes de solidarité avec les Ukrainiens se sont multipliés, au vu des bombardements et de l'exode hors d'Ukraine, surtout vers la Pologne, la Hongrie, la Roumanie et la Moldavie, de plus d'un million de personnes, selon les derniers chiffres du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU.

L'isolement de la Russie dans ce conflit est apparu clairement mercredi à l'Assemblée générale des Nations unies: les 193 pays membres ont voté à une écrasante majorité une résolution qui "exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine". Seuls cinq pays s'y sont opposés, 35 s'abstenant, dont la Chine.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le Britannique Karim Khan, a annoncé mercredi soir l'"ouverture immédiate" d'une enquête pour crimes de guerre contre la Russie.

- La Russie, placement spéculatif -

Les sanctions économiques infligées à Moscou par le camp occidental sont de plus en plus dures.

L'UE a confirmé que sept banques russes seraient, à compter du 12 mars, exclues du système de messagerie Swift, un rouage-clé de la finance internationale, tandis que la Banque mondiale a coupé tous ses programmes d'aide en Russie et au Bélarus.

Les agences de notation financière Fitch et Moody's ont rétrogradé la Russie dans la catégorie des pays risquant de ne pas pouvoir rembourser leur dette, reléguant la Russie dans la catégorie des placements spéculatifs.

Après avoir perdu plus du tiers de sa valeur en devises étrangères, le rouble plongeait à nouveau de plus de 11% jeudi matin. La Banque centrale russe impose désormais 30% de commission à tout achat de devises.

Moscou multiplie les mesures pour défendre son économie, mais aussi pour étouffer toute voix opposée à la guerre: la radio indépendante Ekho Moskvy s'est sabordée jeudi après avoir été interdite d'antenne mardi.

Conséquence de l'isolement économique de la Russie, les prix des hydrocarbures et de l'aluminium, dont la Russie est une grosse exportatrice, flambaient, avec des cours du pétrole au plus haut depuis près d'une décennie.

Dernier en date à couper les ponts, le géant de la musique en streaming Spotify a annoncé mercredi soir la fermeture de ses bureaux en Russie et le retrait des contenus sponsorisés par l'Etat russe de son site.

La Russie est aussi désormais quasi-bannie du monde sportif et culturel. Le Comité international paralympique (CIP) a exclu jeudi les sportifs russes et bélarusses des Jeux d'hiver qui démarrent vendredi à Pékin.

burs-cat/pz

G.Dominguez--TFWP