The Fort Worth Press - Déstabiliser l'Argentine nuirait à la "légitimité" du FMI, selon le ministre argentin de l'Economie

USD -
AED 3.672504
AFN 66.498985
ALL 82.428929
AMD 365.569665
AOA 916.999758
ARS 1494.753596
AUD 1.429398
AWG 1.8
AZN 1.697658
BAM 1.718705
BBD 2.014763
BDT 123.38855
BHD 0.377257
BIF 2988.444132
BMD 1
BND 1.291269
BOB 11.108572
BRL 5.083398
BSD 1.000308
BTN 96.544664
BWP 13.81783
BYN 2.869195
BYR 19600
BZD 2.011863
CAD 1.40829
CDF 2259.999823
CHF 0.815539
CLF 0.024049
CLP 946.490127
CNY 6.772097
CNH 6.766379
COP 3218.66
CRC 455.204534
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.89793
CZK 21.17365
DJF 178.127334
DKK 6.55868
DOP 58.253878
DZD 133.399534
EGP 51.281976
ERN 15
ETB 161.454897
EUR 0.87733
FJD 2.251298
FKP 0.7506
GBP 0.749015
GEL 2.625028
GGP 0.7506
GHS 11.6332
GIP 0.7506
GMD 74.000275
GNF 8776.308274
GTQ 7.631267
GYD 209.279845
HKD 7.84205
HNL 26.792917
HRK 6.613502
HTG 130.78782
HUF 316.262024
IDR 17958
ILS 3.04635
IMP 0.7506
INR 96.56755
IQD 1310.426644
IRR 1375000.000272
ISK 125.459902
JEP 0.7506
JMD 158.662507
JOD 0.708996
JPY 163.579498
KES 129.500961
KGS 87.450076
KHR 4044.99319
KMF 434.000078
KRW 1459.83013
KWD 0.31008
KYD 0.833604
KZT 475.618437
LAK 22650.380069
LBP 89577.573707
LKR 336.157125
LRD 181.053649
LSL 16.895558
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.400984
MAD 9.367723
MDL 17.680039
MGA 4432.532185
MKD 54.110462
MMK 2099.999271
MNT 3593.996389
MOP 8.080056
MRU 39.924426
MUR 47.419935
MVR 15.449817
MWK 1734.522606
MXN 17.43633
MYR 4.083098
MZN 63.899248
NAD 16.895558
NGN 1367.549724
NIO 36.811811
NOK 9.574735
NPR 154.471638
NZD 1.723565
OMR 0.384665
PAB 1.000308
PEN 3.404192
PGK 4.474713
PHP 61.706946
PKR 277.860451
PLN 3.78235
PYG 6047.717387
QAR 3.636539
RON 4.586101
RSD 103.15919
RUB 78.047753
RWF 1473.966343
SAR 3.762502
SBD 8.081105
SCR 13.485991
SDG 600.500874
SEK 9.676545
SGD 1.28905
SLE 24.225033
SOS 571.641988
SRD 37.792499
STD 20697.981008
STN 21.529944
SVC 8.752581
SZL 16.893537
THB 33.619728
TJS 9.227822
TMT 3.5
TND 2.964981
TRY 47.355017
TTD 6.796432
TWD 32.337303
TZS 2641.525028
UAH 44.82921
UGX 3770.815941
UYU 40.168724
UZS 12105.980052
VES 741.301401
VND 26320
VUV 118.673107
WST 2.75632
XAF 576.437453
XAG 0.016715
XAU 0.000243
XCD 2.70255
XCG 1.802803
XDR 0.716903
XOF 576.437453
XPF 104.802496
YER 238.54994
ZAR 16.707725
ZMK 9001.206935
ZMW 18.530691
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.3700

    1090.04

    +0.31%

  • BEL20

    42.1300

    5734.78

    +0.74%

  • PX1

    73.0300

    8372.28

    +0.88%

  • ISEQ

    254.3600

    13571.59

    +1.91%

  • OSEBX

    -10.7000

    2007.53

    -0.53%

  • PSI20

    -37.0100

    9215.11

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    8.8800

    4236.41

    +0.21%

Déstabiliser l'Argentine nuirait à la "légitimité" du FMI, selon le ministre argentin de l'Economie
Déstabiliser l'Argentine nuirait à la "légitimité" du FMI, selon le ministre argentin de l'Economie

Déstabiliser l'Argentine nuirait à la "légitimité" du FMI, selon le ministre argentin de l'Economie

Le ministre argentin de l'Economie Martin Guzman, en "contact quotidien" avec le FMI sur la renégociation de la dette argentine, a estimé lundi que l'institution nuirait à sa "légitimité" en "poussant l'Argentine dans une situation déstabilisante" alors qu'elle se remet tout juste des effets de la pandémie.

Taille du texte:

Dans une interview à l'AFP, M. Guzman a considéré que les négociations, avec des réunions "chaque jour ou plusieurs fois par jour" entre équipes techniques du FMI et argentines, vont "un peu mieux qu'il y a une semaine, car le travail réalisé fait que les positions se rapprochent. Mais il reste encore un chemin important à couvrir".

Le gouvernement argentin (centre-gauche) est depuis deux ans en discussions avec le FMI sur des facilités de remboursement de sa dette, héritage d'un prêt contracté en 2018 par le précédent gouvernement (centre-droit).

Faute d'accord, l'Argentine, 2e économie d'Amérique du Sud, devra rembourser sur les trois ans à venir, entre capital et intérêts, plus de 44 milliards de dollars, dont 19 mds USD dès 2022. Échéances "insoutenables", a encore réaffirmé M. Guzman.

"L'Argentine est le pays du G20 qui a connu en 2021 la plus forte croissance, à 10%, le chômage qui était à deux chiffres a reculé à 8,3%, l'investissement a crû d'environ 35%", a-t-il énuméré. Après trois ans de récession, "nous voulons donner de la continuité à cette reprise vertueuse, sans sur nos épaules une dette qui nous freine".

"Si le FMI pousse l'Argentine dans une situation déstabilisante, il aura une légitimité moindre à l'avenir, au moment où d'autres pays devront décider s'ils se tournent ou non vers lui pour résoudre leur problèmes conjointement avec la communauté internationale", a-t-il mis en garde.

"Un accord parfait n'existe pas" a convenu M. Guzman. "Ce que nous disons, c'est que si nous voulons nous protéger les uns les autres, protéger le fonctionnement du multilatéralisme, il est important de pouvoir s'entendre sur quelque chose de crédible. Et qui dit crédible dit réalisable".

- Pour une fin des surtaxes d'interêts -

Le jeune ministre de 39 ans, ancien étudiant du prix Nobel d'Economie Joseph Stiglitz, dont il est resté proche, a expliqué que les négociations actuelles avec le FMI suivaient "deux voies".

Sur l'une, la réduction du déficit public argentin, "il y a pratiquement accord sur l'objectif vers lequel converger", a-t-il souligné sans pour autant le chiffrer.

"Le désaccord est sur la vitesse pour y parvenir", a ajouté le ministre qui a présenté récemment un schéma de retour à l'équilibre d'ici 2027. Le FMI veut quelque chose de "plus rapide", mais pour M. Guzman, cela serait au détriment de l'investissement public productif "ce dont l'Argentine a le plus besoin. Le point de tension est là".

Il a rappelé que le déficit budgétaire argentin a déjà connu "une réduction très forte" en 2021, d'environ 3,5 points, et devrait s'établir à 2,9% ou 3% du PIB, chiffre attendu fin janvier.

L'autre voie des discussions porte sur "les conditions financières" de la restructuration de la dette, avec le problème des "surtaxes d'intérêt" appliquées par le FMI à partir d'un certain montant ou durée de prêt.

"Plus de 20 pays payent ces surtaxes actuellement", a-t-il rappelé. Cela revient à "faire payer davantage des pays au moment où leur situation est la pire" et "n'aide pas la mission du Fonds qui est de garantir la stabilité financière mondiale".

"La grande majorité des pays membres du FMI ont estimé nécessaire de revoir cette politique", a insisté M. Guzman.

Sans en appeler explicitement aux Etats-Unis, il a souligné "l'importante initiative" de 16 élus démocrates du Congrès américain, qui ont écrit récemment à la secrétaire au Trésor Janet Yellen pour lui demander de "soutenir une révision de cette politique au sein du directoire du FMI" de surcharges d'intérêts pour les pays endettés.

P.McDonald--TFWP