The Fort Worth Press - Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

USD -
AED 3.672498
AFN 64.000326
ALL 82.68029
AMD 367.135014
ANG 1.790403
AOA 916.999809
ARS 1477.225982
AUD 1.448845
AWG 1.8
AZN 1.702453
BAM 1.715275
BBD 2.014515
BDT 123.02835
BGN 1.69088
BHD 0.377119
BIF 2970.641759
BMD 1
BND 1.294218
BOB 6.912067
BRL 5.176399
BSD 1.000241
BTN 93.880701
BWP 13.593527
BYN 2.900919
BYR 19600
BZD 2.011585
CAD 1.418275
CDF 2270.000387
CHF 0.808603
CLF 0.023386
CLP 920.39016
CNY 6.80385
CNH 6.80532
COP 3436.33
CRC 454.120897
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.704174
CZK 21.28265
DJF 178.120998
DKK 6.55597
DOP 58.769103
DZD 133.313032
EGP 49.508698
ERN 15
ETB 161.263403
EUR 0.877098
FJD 2.266103
FKP 0.756718
GBP 0.75655
GEL 2.645009
GGP 0.756718
GHS 11.278044
GIP 0.756718
GMD 73.000078
GNF 8764.059725
GTQ 7.63095
GYD 209.335368
HKD 7.84221
HNL 26.762262
HRK 6.609701
HTG 130.728584
HUF 310.600502
IDR 17859
ILS 2.997769
IMP 0.756718
INR 94.36415
IQD 1310.26771
IRR 1375050.000106
ISK 126.301278
JEP 0.756718
JMD 157.530312
JOD 0.708976
JPY 161.650502
KES 129.509862
KGS 87.449975
KHR 4014.99704
KMF 433.999764
KPW 900.00035
KRW 1536.095377
KWD 0.30962
KYD 0.833556
KZT 485.307724
LAK 21954.438817
LBP 89573.137575
LKR 336.229088
LRD 182.200101
LSL 16.441492
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.420634
MAD 9.379032
MDL 17.734997
MGA 4230.669724
MKD 54.081445
MMK 2099.450161
MNT 3580.242389
MOP 8.08004
MRU 39.918437
MUR 47.710173
MVR 15.450036
MWK 1734.46298
MXN 17.515645
MYR 4.089304
MZN 63.89854
NAD 16.441492
NGN 1378.749823
NIO 36.808525
NOK 9.913875
NPR 150.211581
NZD 1.770015
OMR 0.384494
PAB 1.000285
PEN 3.41073
PGK 4.389446
PHP 61.307995
PKR 278.373232
PLN 3.76004
PYG 6104.908659
QAR 3.645931
RON 4.597099
RSD 102.978994
RUB 77.741848
RWF 1464.86285
SAR 3.756188
SBD 8.051953
SCR 14.043416
SDG 600.000332
SEK 9.71586
SGD 1.29417
SHP 0.746601
SLE 24.795264
SLL 20969.503664
SOS 571.66663
SRD 37.319991
STD 20697.981008
STN 21.486987
SVC 8.751743
SYP 110.532098
SZL 16.431845
THB 33.380139
TJS 9.257398
TMT 3.5
TND 2.96472
TOP 2.40776
TRY 46.592504
TTD 6.797662
TWD 31.889202
TZS 2622.693046
UAH 44.895745
UGX 3671.108656
UYU 40.151731
UZS 12014.822286
VES 620.752985
VND 26300
VUV 119.950905
WST 2.785497
XAF 575.287334
XAG 0.017191
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.802627
XDR 0.716453
XOF 575.284811
XPF 104.593392
YER 238.625007
ZAR 16.461103
ZMK 9001.19602
ZMW 18.017813
ZWL 321.999592
  • AEX

    -11.0000

    1056.74

    -1.03%

  • BEL20

    -25.2200

    5706.79

    -0.44%

  • PX1

    -59.8600

    8371.79

    -0.71%

  • ISEQ

    -95.4900

    13946.46

    -0.68%

  • OSEBX

    -19.3500

    1896.74

    -1.01%

  • PSI20

    -14.6500

    9142.69

    -0.16%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -44.2900

    4133.58

    -1.06%

Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués
Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

Sept manifestants ont été tués au Soudan lundi, l'une des journées les plus sanglantes de la répression de la mobilisation contre le pouvoir militaire qui ne faiblit pas depuis le putsch du général Abdel Fattah al-Burhane fin octobre.

Taille du texte:

Bravant un quadrillage sécuritaire serré et des troupes équipées d'armes lourdes, des milliers de Soudanais ont de nouveau scandé "Les militaires à la caserne" et "Le pouvoir aux civils" en tentant d'approcher du palais présidentiel à Khartoum, ou ailleurs dans le pays.

Dans la capitale, les partisans d'un pouvoir civil dans un pays sorti il y a moins de trois ans de trente années de dictature militaro-islamiste ont essuyé des tirs "à balles réelles", mais aussi une pluie de grenades lacrymogènes et assourdissantes et des tirs des canons à eau, rapportent des médecins.

Sept manifestants ont été fauchés par des tirs à balles réelles, précisent-ils.

L'émissaire de l'ONU au Soudan, Volker Perthes, a condamné "l'utilisation continue de balles réelles" pour réprimer les manifestations, et confirmé qu'au moins sept personnes ont été tuées et "des dizaines blessées". L'ambassade américaine à Khartoum a critiqué "les tactiques violentes des forces de sécurité soudanaises".

En tout, depuis le putsch du 25 octobre, 71 manifestants ont été tués. La police de son côté assure qu'un de ses généraux a été poignardé à mort jeudi par des manifestants qui, prévient-elle, seront jugés selon les lois d'exception de l'état d'urgence décrété le jour du coup d'Etat du chef de l'armée.

- "Militaires à la caserne" -

Dans un pays où militaires et paramilitaires sont déjà accusés d'exactions et notamment, récemment, du viol d'une dizaine de manifestantes, une nouvelle décision des généraux au pouvoir fait redouter le pire.

Lundi, le Conseil de défense a annoncé la création d'une "force spéciale antiterroriste pour faire face à de potentielles menaces".

Durant tout l'après-midi, les violences ont été continues: à Khartoum aux abords du palais présidentiel, l'ancien QG du dictateur Omar el-Béchir démis en 2019 sous la pression d'un soulèvement populaire, où siègent aujourd'hui les autorités de transition désormais aux mains du général Burhane.

Mais aussi dans les banlieues: à Omdourman, des manifestants brûlaient des pneus et dressaient des barricades pour couper des routes, tandis qu'à Khartoum-Nord, des milliers d'autres manifestants criaient "Les militaires à la caserne" et "Pas de retour en arrière possible", dans un pays resté sous la férule de l'armée quasiment en continu depuis son indépendance il y a 65 ans.

Partout, les forces de l'ordre ont poursuivi les contestataires dans les rues environnantes à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes.

Elles attaquent également régulièrement blessés et médecins dans les hôpitaux, s'indigne l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

- Appel à la retenue -

En soirée, des centaines de manifestants cherchaient à bloquer les rues de la capitale et de ses banlieues pour dénoncer la violence, tandis que le principal bloc civil, les Forces de la liberté et du changement (FLC), décrétait deux jours de désobéissance civile à compter de mardi.

Et la mobilisation ne se cantonne pas à la capitale dans ce pays de 45 millions d'habitants, l'un des plus grands d'Afrique.

A Madani, par exemple, à 200 kilomètres au sud de Khartoum, "environ 2.000 manifestants défilaient aux cris de +on ne veut que des civils au pouvoir+", a rapporté à l'AFP un témoin, Imed Mohammed.

Car le 25 octobre, le général Burhane a fait arrêter la plupart des civils qui partageaient le pouvoir avec l'armée. Ils ont été libérés depuis, mais le pays est toujours sans Parlement depuis la chute d'Omar el-Béchir et sans gouvernement depuis le putsch.

Le général Burhane, qui s'est entouré de militaires et de civils sans passé militant, est donc de facto seul aux commandes du pays, l'un des plus pauvres du monde.

A New York, neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont appelé "toutes les parties à la plus grande retenue", tandis que la mission des Nations unies à Khartoum tente d'organiser un dialogue pour relancer une transition vers la démocratie brutalement interrompue le 25 octobre.

Elle multiplie les rencontres avec acteurs du pouvoir, de la société civile, et même associations de femmes ou de jeunes, sans toutefois obtenir un accord pour des négociations directes ou indirectes entre toutes les parties dans l'immédiat.

L'envoyé spécial des Etats-Unis pour la Corne de l'Afrique David Satterfield et la secrétaire d'Etat adjointe Molly Phee ont, eux, entamé lundi une tournée en Arabie saoudite et au Soudan pour tenter de relancer le dialogue.

Les émissaires américains demanderont aux autorités au Soudan de "mettre fin à la violence" contre les manifestants, selon le Département d'Etat.

D'autre part, Washington a annoncé avoir remplacé son chargé d'affaires à Khartoum où les Etats-Unis n'ont plus d'ambassadeur depuis les années 1990.

J.P.Cortez--TFWP