The Fort Worth Press - Lutte contre l'orpaillage et sa pollution: la Guyane espère la ratification du Suriname

USD -
AED 3.672499
AFN 66.000364
ALL 82.404709
AMD 366.173161
AOA 918.000123
ARS 1496.947339
AUD 1.435688
AWG 1.8025
AZN 1.695264
BAM 1.719475
BBD 2.017786
BDT 123.672457
BHD 0.377519
BIF 2992.636877
BMD 1
BND 1.292393
BOB 11.27532
BRL 5.115798
BSD 1.001815
BTN 96.033197
BWP 13.754693
BYN 2.873897
BYR 19600
BZD 2.01492
CAD 1.41211
CDF 2260.000305
CHF 0.81933
CLF 0.023897
CLP 940.509958
CNY 6.766097
CNH 6.768703
COP 3205.96
CRC 455.936137
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.941377
CZK 21.258031
DJF 178.401403
DKK 6.576915
DOP 58.288789
DZD 133.443908
EGP 50.731897
ERN 15
ETB 160.203098
EUR 0.87985
FJD 2.232702
FKP 0.750638
GBP 0.752635
GEL 2.620262
GGP 0.750638
GHS 11.661274
GIP 0.750638
GMD 74.00003
GNF 8790.184675
GTQ 7.644359
GYD 209.514348
HKD 7.841975
HNL 26.87958
HRK 6.629205
HTG 130.962481
HUF 316.929028
IDR 18096
ILS 3.0649
IMP 0.750638
INR 95.797298
IQD 1310
IRR 1375124.999612
ISK 125.459737
JEP 0.750638
JMD 158.496272
JOD 0.709006
JPY 163.729502
KES 129.59822
KGS 87.449981
KHR 4046.860233
KMF 432.999781
KRW 1462.080264
KWD 0.31038
KYD 0.83485
KZT 476.05609
LAK 22707.811332
LBP 89713.788359
LKR 336.876346
LRD 181.328246
LSL 16.789753
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.404994
MAD 9.368003
MDL 17.606928
MGA 4309.999545
MKD 54.090765
MMK 2099.5391
MNT 3591.521692
MOP 8.092048
MRU 39.993846
MUR 47.490104
MVR 15.460246
MWK 1736.000257
MXN 17.477425
MYR 4.088902
MZN 63.910328
NAD 16.790239
NGN 1366.840149
NIO 36.745017
NOK 9.676865
NPR 153.65294
NZD 1.734705
OMR 0.384501
PAB 1.001811
PEN 3.403977
PGK 4.395011
PHP 61.645015
PKR 277.860203
PLN 3.804435
PYG 6058.36817
QAR 3.644502
RON 4.602599
RSD 103.288997
RUB 77.992435
RWF 1465
SAR 3.747988
SBD 8.064647
SCR 14.022955
SDG 600.503327
SEK 9.733565
SGD 1.29289
SLE 24.249671
SOS 572.513715
SRD 37.730999
STD 20697.981008
STN 21.9
SVC 8.7661
SZL 16.785034
THB 33.665497
TJS 9.246905
TMT 3.51
TND 2.965021
TRY 47.379007
TTD 6.803816
TWD 32.431498
TZS 2639.997978
UAH 44.99389
UGX 3761.956675
UYU 40.230693
UZS 12007.999685
VES 741.882041
VND 26332
VUV 119.08833
WST 2.756321
XAF 576.695914
XAG 0.017477
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.80553
XDR 0.717231
XOF 573.501353
XPF 105.324997
YER 238.150429
ZAR 16.81418
ZMK 9001.187821
ZMW 18.719641
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.9700

    1086.08

    +0.46%

  • BEL20

    6.8500

    5714.48

    +0.12%

  • PX1

    14.2900

    8420.46

    +0.17%

  • ISEQ

    49.3200

    13748.7

    +0.36%

  • OSEBX

    -0.8000

    1990.4

    -0.04%

  • PSI20

    33.7500

    9155.87

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.0800

    4508.92

    -0.99%

  • N150

    -7.1900

    4220.38

    -0.17%

Lutte contre l'orpaillage et sa pollution: la Guyane espère la ratification du Suriname
Lutte contre l'orpaillage et sa pollution: la Guyane espère la ratification du Suriname / Photo: © AFP/Archives

Lutte contre l'orpaillage et sa pollution: la Guyane espère la ratification du Suriname

Eau polluée aux couleurs artificielles, poissons impropres à la consommation... L'utilisation du mercure dans l'orpaillage illégal est une bombe à retardement pour la Guyane française que les autorités espèrent désamorcer grâce à la ratification par le Suriname d'un accord frontalier permettant une lutte conjointe contre les dérives.

Taille du texte:

Le contraste est saisissant vu du ciel, avec un côté presque intact et l'autre où l'on aperçoit des sites d'orpaillage illégaux.

Paris et Paramaribo ont signé un accord en 2021 sur la délimitation de la frontière commune mais aussi sur l'entraide judiciaire destinée à faciliter les opérations bilatérales contre l'exploitation minière illégale et le trafic de stupéfiants dans la région. Toutefois, le gouvernement surinamien ne l'a toujours pas ratifié.

Du côté français des fleuves Marowijne et Lawa, une interdiction stricte est en vigueur et l'exploitation aurifère est proscrite à deux kilomètres des rives. Mais la France observe que côté surinamien, l'orpaillage continue.

Un vol en hélicoptère a été organisé la semaine dernière pour la presse par l'Observatoire de l'activité minière (OAM), outil public de surveillance et de lutte contre l'orpaillage illégal, pour montrer l'impact de l'exploitation illicite.

Depuis l'hélicoptère, on distingue côté surinamien d'énormes cratères et de l'eau verte, jaune et beige. Des tentes et bâches trahissent aussi la présence des orpailleurs.

"L'orpaillage illégal dans le sud-est du Suriname augmente visiblement, en particulier le long des rivières Lawa et Marowijne", déclare à l'AFP Jupta Itoewaki, militante pour les droits des peuples autochtones.

"Les mesures effectuées dans notre région montrent des niveaux de mercure allant jusqu'à 8.469 fois la limite fixée par l'OMS et des niveaux d'arsenic allant jusqu'à 4.623 fois cette limite", déplore-t-elle.

Jupta Itoewaki, issue de la communauté autochtone wayana, qui compte environ 1.000 personnes, affirme que le poisson est devenu une source d'intoxication. "Toute la communauté est exposée quotidiennement par l'eau et la nourriture (...). Ce qui manque, ce sont des analyses médicales systématiques menées par le gouvernement. Le gouvernement lui-même fait partie du problème", estime-t-elle.

- Ecosystèmes en danger -

L'OAM a documenté comment les orpailleurs et mineurs surinamiens, franco-guyanais et brésiliens, travaillent en secret dans les criques proches de la frontière en utilisant des petites fosses de lavage et du mercure (pour l'amalgame avec le minerai), contaminant ainsi les sols et les cours d'eau.

Côté français, des mineurs légaux comme l'entreprise SIAL, près de Crique Serpent, opèrent sans mercure et avec des bassins de rétention étanches, explique Sébastien Linares de l'OAM, qui souligne que les entreprises doivent remettre en état les terrains une fois l'exploitation terminée, conformément à la loi française.

Il y a "une dégradation alarmante de l'état du fleuve, liée notamment à l'orpaillage illégal", affirme l'ambassadeur de France au Suriname, Nicolas de Bouillane de Lacoste.

"Cette pollution a des conséquences majeures sur les écosystèmes, avec une altération de la biodiversité aquatique, mais également sur la santé et les conditions de vie des populations riveraines", précise-t-il.

"La ratification de l'accord par le Suriname permettra de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale. Un accord frontalier à lui seul ne mettra pas fin à l'orpaillage illégal. En revanche, il apportera la sécurité juridique indispensable pour renforcer l'efficacité des actions conduites de part et d'autre de la frontière", estime l'ambassadeur.

"Nous sommes disposés à soutenir les autorités surinamiennes dans toute initiative et action qui viserait à limiter la capacité des +garimpeiros+ (orpailleurs, ndlr) dans le respect de la souveraineté de chacun et l'intérêt commun de la protection du fleuve Maroni", souligne-t-il.

Les autorités françaises affirment que leurs troupes combattent quotidiennement l'exploitation minière illégale mais "c'est une bataille perdue, les mineurs illégaux se rendent au Suriname pour se ravitailler", concède l'ambassadeur.

Selon l'attaché de Défense, le lieutenant-colonel Emmanuel Rigault, la France déploie quelque 500 soldats sur terre, sur l'eau et dans les airs en appui aux opérations de police contre l'exploitation minière illégale.

Le 14 juillet, le ministre des Affaires étrangères du Suriname, Melvin Bouva, a promis que son pays allait ratifier l'accord, sans toutefois donner de date.

T.Gilbert--TFWP