The Fort Worth Press - Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion

USD -
AED 3.6725
AFN 62.999765
ALL 81.51445
AMD 371.778334
ANG 1.789884
AOA 917.999923
ARS 1392.744063
AUD 1.399698
AWG 1.80125
AZN 1.698457
BAM 1.67081
BBD 2.013677
BDT 122.673182
BGN 1.668102
BHD 0.378032
BIF 2973.884964
BMD 1
BND 1.277134
BOB 6.908482
BRL 5.001017
BSD 0.999748
BTN 94.17433
BWP 13.541889
BYN 2.832162
BYR 19600
BZD 2.010772
CAD 1.36813
CDF 2312.99985
CHF 0.785425
CLF 0.022758
CLP 895.680149
CNY 6.826502
CNH 6.83228
COP 3566.92
CRC 454.982295
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.197699
CZK 20.811598
DJF 178.037665
DKK 6.38091
DOP 59.559709
DZD 132.495754
EGP 52.62698
ERN 15
ETB 154.557616
EUR 0.853804
FJD 2.20465
FKP 0.741029
GBP 0.741155
GEL 2.685042
GGP 0.741029
GHS 11.099531
GIP 0.741029
GMD 73.499353
GNF 8775.916418
GTQ 7.643154
GYD 209.167133
HKD 7.834975
HNL 26.566831
HRK 6.429297
HTG 130.89126
HUF 312.115498
IDR 17245.25
ILS 2.97987
IMP 0.741029
INR 94.16815
IQD 1309.675849
IRR 1318050.00022
ISK 122.780179
JEP 0.741029
JMD 157.781204
JOD 0.708972
JPY 159.429503
KES 129.289899
KGS 87.403203
KHR 4005.672353
KMF 422.000341
KPW 900.025942
KRW 1477.420109
KWD 0.30778
KYD 0.83317
KZT 464.413397
LAK 21907.662343
LBP 89529.724327
LKR 318.684088
LRD 183.454497
LSL 16.624864
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.344053
MAD 9.250234
MDL 17.386104
MGA 4154.297601
MKD 52.616305
MMK 2099.863185
MNT 3580.436774
MOP 8.068154
MRU 39.902955
MUR 46.829699
MVR 15.459904
MWK 1733.655678
MXN 17.38835
MYR 3.964945
MZN 63.905666
NAD 16.624864
NGN 1354.35004
NIO 36.793255
NOK 9.351902
NPR 150.678928
NZD 1.702345
OMR 0.384493
PAB 0.999748
PEN 3.466357
PGK 4.339785
PHP 60.655017
PKR 278.710741
PLN 3.620575
PYG 6339.538182
QAR 3.644635
RON 4.347024
RSD 100.285027
RUB 75.401305
RWF 1461.31438
SAR 3.750576
SBD 8.048583
SCR 14.884535
SDG 600.496316
SEK 9.238915
SGD 1.27635
SHP 0.746601
SLE 24.598884
SLL 20969.496166
SOS 571.335822
SRD 37.399012
STD 20697.981008
STN 20.929527
SVC 8.747726
SYP 110.562389
SZL 16.618116
THB 32.372501
TJS 9.39787
TMT 3.505
TND 2.919455
TOP 2.40776
TRY 45.02311
TTD 6.789739
TWD 31.469803
TZS 2602.499621
UAH 44.056743
UGX 3719.475993
UYU 39.60396
UZS 12011.891439
VES 482.733725
VND 26359
VUV 117.829836
WST 2.712269
XAF 560.364432
XAG 0.01316
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.801819
XDR 0.696601
XOF 560.385974
XPF 101.880248
YER 238.624984
ZAR 16.56199
ZMK 9001.202368
ZMW 18.920373
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.4000

    1021.47

    +0.73%

  • BEL20

    -46.9100

    5345.34

    -0.87%

  • PX1

    -60.0600

    8167.5

    -0.73%

  • ISEQ

    -95.2300

    12272.14

    -0.77%

  • OSEBX

    -9.6200

    1994.27

    -0.48%

  • PSI20

    -75.5100

    9133.47

    -0.82%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    22.1500

    3977.19

    +0.56%

  • N150

    -16.0700

    4104.83

    -0.39%

Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion
Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion / Photo: © AFP/Archives

Un an après le cyclone Garance, toujours "la débrouille" pour des habitants sinistrés à La Réunion

Adossé à un arbre, à deux pas de la rivière, Patrice ponce frénétiquement un morceau de bois. "Il n'y a plus rien à voir ici, la colline est morte", lâche cet habitant du quartier du Bas de La Rivière, à Saint-Denis, ravagé par le cyclone Garance il y a un an.

Taille du texte:

Le 28 février 2025, les vents balayaient des dizaines de maisons de l'est de cette île française de l'océan Indien tandis que les eaux emportaient d'autres habitations à Saint-Denis, le chef-lieu de La Réunion.

Un an après, les travaux tardent, les indemnisations peinent à arriver et l'amertume des habitants grandit.

Ce jour-là, Patrice, qui veut rester anonyme, a regardé sa maison être emportée par les eaux. "J'ai tout perdu", lance-t-il. Depuis, le quinquagénaire, qui n'a pas souhaité être relogé, vit toujours ici. "Je dors à droite, à gauche, je me débrouille", lance-t-il.

Autour de lui, le quartier porte encore les stigmates de Garance. Trois maisons ont été totalement emportées, deux autres en partie avalées et l'eau est montée à plus d'un mètre dans de nombreuses habitations. La route, elle, a disparu sous la crue. À sa place, une piste de terre parsemée de nids de poule.

"Tout le bitume est parti pendant la crue. Mais aucun travaux n'a été fait depuis", constate Nathalie, une voisine de Patrice, parlant elle aussi sous couvert d'anonymat.

Du côté des logements, le temps semble s'être arrêté également. Car la majorité des habitants de ce quartier populaire vivait dans des habitats non assurés, faute de permis de construire.

Le quartier est situé en zone rouge inondable, mais la plupart des habitants disent être installés ici depuis plusieurs générations. "Mon grand-père, qui a 93 ans, est né ici. Le terrain appartenait à mon arrière grand-père", assure Freddy Jean-Jacques, 43 ans, qui n'a "plus que les murs" de sa maison.

Meubles, électroménager, tout a été emporté par la boue. "Je n'ai rien racheté parce que l'endiguement n'a pas été refait. En cas de nouveau cyclone, il se passera la même chose, voire pire", dit cet homme qui s'est installé chez sa mère, "faute de solution"

Pour les autorités, "aucune solution technique pérenne ne permet de maintenir les habitants de La Colline en toute sécurité".

En juillet, la municipalité et la préfecture ont acté la destruction de trois habitations "risquant de s'effondrer". Une décision vécue comme une injustice par certains. "Personne n'a envie de quitter le quartier. Les habitants (...) ont été relogés mais ils ne voulaient pas partir", assure Freddy Jean-Jacques, qui craint que la totalité du quartier ne soit rasé.

- "Chantier colossal" -

À une heure de route vers l'est, Saint-Benoît a subi Garance de plein fouet. Des rafales de 230 km/h ont touché cette commune littorale. Plus d'une centaine de familles y ont été sinistrées.

"Des familles hébergées dans les centres d'urgence -des gymnases principalement- ont pu être redirigés vers des logements sociaux", souligne Fabien Hoareau, directeur du centre communal d’action sociale (CCAS), mais plusieurs sont toujours sans solution stable.

"Il y a eu énormément d'habitations touchées, les dégâts sont importants et même si le CCAS a mis en place un dispositif d'amélioration de l'habitat, le chantier est colossal", note Fabien Hoareau, reconnaissant qu'il "reste beaucoup à faire".

L'État a pourtant mobilisé le fonds de secours d'extrême urgence pour apporter un soutien financier aux foyers les plus en difficulté: 1,9 million d'euros ont été distribués à près de 4.000 foyers sinistrés, selon la préfecture de La Réunion.

Soit, en moyenne, moins de 500 euros par foyer pour couvrir rééquipement, mobilier, électroménager et les premiers travaux d'urgence.

F.Garcia--TFWP