The Fort Worth Press - La consommation d'électricité stable en 2025 en France, signe de son retard à sortir des énergies fossiles

USD -
AED 3.672504
AFN 64.000368
ALL 80.660025
AMD 364.155001
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1524.750402
AUD 1.417435
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.716593
BBD 2.014833
BDT 123.096502
BGN 1.683441
BHD 0.377145
BIF 3013.033747
BMD 1
BND 1.278097
BOB 12.259622
BRL 5.188104
BSD 1.000307
BTN 95.794093
BWP 13.621802
BYN 3.022425
BYR 19600
BZD 2.011937
CAD 1.41495
CDF 2340.000362
CHF 0.828271
CLF 0.024357
CLP 961.770396
CNY 6.71325
CNH 6.734304
COP 3348.488173
CRC 454.820731
CUC 1
CUP 24.008426
CVE 96.778865
CZK 21.384404
DJF 178.136657
DKK 6.562804
DOP 59.49006
DZD 133.78604
EGP 51.914688
ERN 15
ETB 162.282003
EUR 0.87791
FJD 2.24725
FKP 0.754991
GBP 0.754689
GEL 2.61504
GGP 0.754991
GHS 11.618906
GIP 0.754991
GMD 73.503851
GNF 8797.998859
GTQ 7.639444
GYD 209.30355
HKD 7.84345
HNL 26.849519
HRK 6.613804
HTG 130.916751
HUF 320.61504
IDR 17914.1
ILS 3.04806
IMP 0.754991
INR 95.817504
IQD 1310.484048
IRR 1374575.000352
ISK 120.260386
JEP 0.754991
JMD 158.265678
JOD 0.70904
JPY 157.28504
KES 129.644095
KGS 87.448204
KHR 4068.10901
KMF 433.00035
KPW 900.000318
KRW 1355.185039
KWD 0.30864
KYD 0.833633
KZT 443.156186
LAK 22438.232325
LBP 89581.428007
LKR 330.293588
LRD 172.063018
LSL 16.32106
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395752
MAD 9.599596
MDL 17.756616
MGA 4416.553298
MKD 54.043972
MMK 2099.795344
MNT 3598.18988
MOP 8.082152
MRU 40.243999
MUR 47.530378
MVR 15.450378
MWK 1734.585509
MXN 17.679204
MYR 4.074104
MZN 63.910377
NAD 16.32106
NGN 1326.380377
NIO 36.810462
NOK 9.50785
NPR 153.270725
NZD 1.749629
OMR 0.385571
PAB 1.000307
PEN 3.395971
PGK 4.456927
PHP 62.347038
PKR 277.197262
PLN 3.83775
PYG 5896.344407
QAR 3.646377
RON 4.629204
RSD 103.085092
RUB 84.346338
RWF 1478.474569
SAR 3.752852
SBD 8.000512
SCR 13.902664
SDG 601.503676
SEK 9.91775
SGD 1.277904
SHP 0.755002
SLE 24.650371
SLL 20969.491881
SOS 571.729495
SRD 37.667504
STD 20697.981008
STN 21.503489
SVC 8.753236
SYP 13002.000254
SZL 16.317198
THB 33.375038
TJS 9.228244
TMT 3.51
TND 2.961425
TOP 2.40776
TRY 48.942504
TTD 6.803879
TWD 31.728704
TZS 2654.934831
UAH 44.794751
UGX 3918.023434
UYU 40.075482
UZS 11839.206565
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.485868
WST 2.745655
XAF 575.871484
XAG 0.015553
XAU 0.000233347179
XCD 2.70255
XCG 1.80287
XDR 0.707052
XOF 575.871484
XPF 104.673717
YER 236.650363
ZAR 16.304245
ZMK 9001.203584
ZMW 19.513758
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.00344
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La consommation d'électricité stable en 2025 en France, signe de son retard à sortir des énergies fossiles
La consommation d'électricité stable en 2025 en France, signe de son retard à sortir des énergies fossiles / Photo: © AFP/Archives

La consommation d'électricité stable en 2025 en France, signe de son retard à sortir des énergies fossiles

La consommation d'électricité en France est restée stable l'an dernier, en-deçà de ses niveaux d'avant-crises sanitaire et énergétique, ce qui confirme le retard du pays dans la transition énergétique et la sortie des énergies fossiles, a annoncé mercredi RTE.

Taille du texte:

La production d'électricité en France métropolitaine a de son côté poursuivi sa progression, de 1,5% en 2025, à 547,5 terrawattheure (TWh), selon le bilan électrique 2025 du gestionnaire du réseau de haute tension.

"En 2025, la consommation électrique en France métropolitaine est restée stable par rapport à celle de l'année précédente, atteignant 451 TWh (+0,4% par rapport à 2024)", indique RTE.

Elle demeure "très en retrait" -d'environ 6%- par rapport à la période 2014-2019, précédant la pandémie de Covid-19 et la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine, précise-t-il.

"La consommation d'électricité n'augmente pas", commente Olivier Houvenagel, directeur adjoint de l'économie en charge des études prospectives de RTE auprès de l'AFP. "Surtout, on constate que la part de l'électricité dans la consommation d'énergie finale, donc le taux d'électrification du pays, n'a pas non plus augmenté", ajoute-t-il.

Les énergies fossiles restent prédominantes dans le bouquet énergétique français et représentaient 56% de la consommation d'énergie finale du pays en 2024, tandis que l'électricité ne comptait que pour 27%, fait valoir RTE.

Le gestionnaire observe toutefois que la dynamique baissière de la consommation d'électricité "s'est arrêtée à partir de 2024".

L'électrification des usages, c'est-à-dire la transition vers l'électricité de secteurs dépendants des énergies fossiles (gaz, pétrole), "apparaît en retard par rapport aux trajectoires nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de la France", relève le gestionnaire.

Ces secteurs sont les transports avec les véhicules électriques, le bâtiment avec les pompes à chaleur ou l'industrie avec des fours électriques.

Le gouvernement, qui a fait de cette transition une priorité, doit présenter "dès le printemps" un plan d'électrification de l'économie, selon le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure.

- Abondance de l'électricité bas-carbone -

Ce mouvement est d'autant plus pertinent que la production d'électricité en France a dépassé son niveau de 2019, essentiellement grâce au rétablissement de la disponibilité du parc nucléaire et à la progression de la production des filières solaire et éolienne, notamment en mer.

De plus, l'électricité est très largement décarbonée en France, avec un volume de production à 95,2% bas-carbone (nucléaire et renouvelable), un niveau "historique", selon RTE.

La production d'origine fossile a ainsi continué à refluer et son niveau "a été le plus faible observé depuis près de 75 ans", selon RTE.

"L'abondance de la production d'électricité bas-carbone française place le pays dans une position très favorable pour se décarboner rapidement et réduire sa dépendance aux énergies fossiles, qui représentent encore près de 60% de sa consommation d’énergie totale", estime-t-il.

"Le contenu carbone" de la France, ou empreinte carbone, est l'un des plus faibles en Europe, au deuxième rang après la Norvège, souligne Olivier Houvenagel. "L'enjeu maintenant, c'est vraiment de pouvoir décarboner les autres usages", poursuit-il.

De ce point de vue, la France dispose d'un avantage par rapport à "d'autres pays dont le +mix+ électrique repose encore largement sur une production fossile".

Autre atout, la France est exportatrice nette d'électricité en Europe et la compétitivité de sa production lui a permis d'enregistrer un nouveau record d'exportations en 2025, rappelle le gestionnaire.

Elles ont représenté 92,3 TWh en 2025, ce qui est "comparable à la consommation d'électricité annuelle d'un pays comme la Belgique".

La France bénéficie aussi de prix de l'électricité parmi les plus bas d’Europe, en particulier vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Italie, relève RTE.

Le prix spot moyen annuel de l'électricité en France est de 61 euros du MWh, au-dessus des 39,4 euros du MWh de 2019, mais nettement en dessous des 275,9 euros du MWh en moyenne en 2022, au cœur de la crise énergétique.

Enfin, la France joue un rôle de "carrefour électrique" en Europe avec des exportations qui transitent vers l'ensemble du continent, "au-delà des seuls pays limitrophes".

D.Ford--TFWP