The Fort Worth Press - Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne

USD -
AED 3.672504
AFN 66.000154
ALL 81.708603
AMD 364.365761
ANG 1.790258
AOA 916.999986
ARS 1475.493615
AUD 1.429347
AWG 1.79625
AZN 1.701889
BAM 1.705664
BBD 2.003974
BDT 122.731435
BGN 1.717508
BHD 0.375229
BIF 2968.58317
BMD 1
BND 1.285785
BOB 6.923833
BRL 5.078999
BSD 0.994971
BTN 95.782497
BWP 13.51177
BYN 2.869258
BYR 19600
BZD 2.001098
CAD 1.404895
CDF 2258.999803
CHF 0.805981
CLF 0.023493
CLP 924.620027
CNY 6.7688
CNH 6.768075
COP 3231.81
CRC 451.756297
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.162735
CZK 21.0978
DJF 177.179114
DKK 6.51858
DOP 58.119062
DZD 132.984002
EGP 50.599501
ERN 15
ETB 160.591875
EUR 0.87195
FJD 2.24025
FKP 0.7473
GBP 0.738925
GEL 2.620092
GGP 0.7473
GHS 11.463829
GIP 0.7473
GMD 74.000259
GNF 8726.461347
GTQ 7.595169
GYD 208.293725
HKD 7.838235
HNL 26.645284
HRK 6.5719
HTG 130.051468
HUF 313.430501
IDR 17989.05
ILS 2.984898
IMP 0.7473
INR 96.31305
IQD 1304.234073
IRR 1374999.999798
ISK 124.870057
JEP 0.7473
JMD 157.708499
JOD 0.709027
JPY 162.139497
KES 129.301661
KGS 87.450016
KHR 4020.656745
KMF 428.999874
KPW 900.000068
KRW 1483.99031
KWD 0.30938
KYD 0.829634
KZT 468.844024
LAK 22492.602551
LBP 89098.721424
LKR 334.766494
LRD 180.700301
LSL 16.303149
LTL 2.952739
LVL 0.60489
LYD 6.374578
MAD 9.294641
MDL 17.491535
MGA 4230.544637
MKD 53.754813
MMK 2099.398858
MNT 3586.587158
MOP 8.038896
MRU 39.761178
MUR 47.030393
MVR 15.460323
MWK 1725.249919
MXN 17.396203
MYR 4.073303
MZN 63.909808
NAD 16.313173
NGN 1375.969854
NIO 36.615925
NOK 9.664975
NPR 153.164822
NZD 1.70872
OMR 0.384497
PAB 0.995596
PEN 3.388305
PGK 4.380682
PHP 61.646974
PKR 276.524312
PLN 3.77217
PYG 6034.670594
QAR 3.629617
RON 4.569897
RSD 102.355032
RUB 77.501035
RWF 1463.63359
SAR 3.755158
SBD 8.071362
SCR 14.760148
SDG 600.526725
SEK 9.594485
SGD 1.28843
SHP 0.746601
SLE 24.375032
SLL 20969.507346
SOS 568.604722
SRD 37.663502
STD 20697.981008
STN 21.354298
SVC 8.711464
SYP 110.532098
SZL 16.299886
THB 33.560986
TJS 9.179261
TMT 3.51
TND 2.94606
TOP 2.40776
TRY 47.0549
TTD 6.757947
TWD 32.187497
TZS 2630.963006
UAH 44.531145
UGX 3678.541839
UYU 40.064536
UZS 12034.186543
VES 724.839798
VND 26259.5
VUV 120.301282
WST 2.763963
XAF 571.704855
XAG 0.017422
XAU 0.000248
XCD 2.70255
XCG 1.79427
XDR 0.711017
XOF 571.704855
XPF 104.007326
YER 236.649782
ZAR 16.33559
ZMK 9001.195989
ZMW 18.123186
ZWL 321.999592
  • AEX

    -2.7400

    1095.13

    -0.25%

  • BEL20

    -15.7200

    5597.58

    -0.28%

  • PX1

    -36.0400

    8346.07

    -0.43%

  • ISEQ

    -61.0300

    13809.62

    -0.44%

  • OSEBX

    -21.7800

    1940.77

    -1.11%

  • PSI20

    -75.4100

    9009.59

    -0.83%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -40.6800

    4380.98

    -0.92%

  • N150

    -20.7500

    4212.98

    -0.49%

Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne
Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne / Photo: © AFP/Archives

Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne

La Commission européenne l'assure: interdire les substances chimiques PFAS dans les produits du quotidien reste une priorité, mais sa proposition de loi n'est pas attendue avant fin 2026 au plus tôt, avec de nombreuses incertitudes quant aux dérogations dont bénéficieront certaines industries.

Taille du texte:

Des boîtes de pizzas aux vêtements, Bruxelles voudrait proscrire ces "polluants éternels" dans les produits de consommation courante.

"C'est faisable, l'industrie s'y prépare déjà", a souligné la commissaire européenne chargée de l'environnement Jessika Roswall lundi, auprès de quelques journalistes.

Mais c'est un sujet "difficile" tant les substances sont nombreuses, a-t-elle reconnu.

Cosmétiques, ustensiles de cuisine, emballages... Les PFAS sont partout, utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur.

Ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées mettent énormément de temps à se décomposer, d'où leurs surnoms de "polluants éternels". Elles peuvent de plus avoir des effets délétères sur la santé, avec l'augmentation du taux de cholestérol et de cancers, des effets sur la fertilité et le développement des fœtus...

La Commission européenne compte donc les interdire dans l'UE, mais avec des exceptions pour certains secteurs stratégiques, comme la médecine par exemple, où les PFAS seront toujours autorisés quand il n'y a pas d'alternative.

Jusqu'où iront ces dérogations? C'est tout l'enjeu des négociations en cours avec les industriels, sous le regard inquiet des organisations environnementales.

Pour légiférer, la Commission a besoin au préalable de deux avis décisifs de l'Agence européenne des produits chimiques (l'ECHA), en mars sur l'évaluation des risques des PFAS et fin 2026 sur l'impact socio-économique d'une interdiction dans l'UE.

Un temps évoqué pour la fin 2025 puis pour 2026, la proposition de loi européenne ne sera donc pas sur la table avant la fin de l'année au plus tôt. Avant des tractations entre États membres et eurodéputés, censées durer des mois.

- La France a pris les devants -

Les organisations environnementales accusaient déjà les lobbies industriels d'avoir retardé la future loi, et elles craignent que des dérogations trop larges dénaturent le texte.

La commissaire Jessika Roswall reconnaît elle aussi des "discussions difficiles" pour les produits qui ne sont pas destinés directement aux consommateurs.

"Lorsqu'il est nécessaire d'utiliser des PFAS" dans certains domaines, "comment peut-on garantir que cela se fasse en toute sécurité?", s'interroge cette responsable européenne.

Au Parlement européen, le débat s'annonce vif.

Des eurodéputés de la commission en charge de l'industrie ont commandé à un cabinet de consultants britanniques un rapport sur l'impact économique de l'interdiction des PFAS.

Publiée au mois de décembre, cette étude considère que l'interdiction de certaines substances — les fluoropolymères et gaz fluorés — est "l'option la plus dommageable" économiquement dans l'aérospatial, la défense, les semi-conducteurs et les énergies vertes, faute d'alternative.

Ce rapport va plutôt dans le sens de la droite de l'hémicycle, qui redoute d'affaiblir les entreprises européennes face à la concurrence. Il fait également écho au virage pro-business de l'Union européenne, qui s'efforce depuis un an et demi de simplifier la vie des entreprises, alors que l'économie européenne est à la peine.

Le lobby de l'industrie chimique a aussitôt repris ce rapport à son compte, quand des ONG dénonçaient au contraire une analyse déséquilibrée.

Dans l'attente de la future loi, l'Union européenne a déjà agi contre certains PFAS de façon sectorielle.

Dans l'eau, une directive impose depuis janvier un seuil maximum de 0,1 microgramme par litre pour la concentration additionnée de 20 PFAS (dont PFOA, PFOS, PFHxS) considérés comme "préoccupants pour les eaux destinées à la consommation humaine".

Les eurodéputés ont aussi légiféré sur les emballages alimentaires avec des concentrations maximales de PFAS à partir du mois d'août, ou sur les jouets, dans lesquels polluants éternels et perturbateurs endocriniens seront interdits à l'horizon 2030.

La France a quant à elle pris les devants pour les produits du quotidien.

Depuis le 1er janvier, une loi interdit dans l'hexagone l'usage de certains PFAS dans les vêtements, chaussures, cosmétiques et farts pour les skis, avec quelques dérogations.

Dans ces secteurs, les industriels disposent de douze mois pour écouler les stocks des produits fabriqués avant le 1er janvier, une concession pour l'industrie du textile, qui espère toutefois une politique cohérente dans tous les États-membres d'ici 2027, la France étant pionnière en la matière.

S.Jordan--TFWP