The Fort Worth Press - A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille

USD -
AED 3.672504
AFN 66.498985
ALL 82.428929
AMD 365.569665
AOA 916.999758
ARS 1494.753596
AUD 1.429398
AWG 1.8
AZN 1.697658
BAM 1.718705
BBD 2.014763
BDT 123.38855
BHD 0.377257
BIF 2988.444132
BMD 1
BND 1.291269
BOB 11.108572
BRL 5.083398
BSD 1.000308
BTN 96.544664
BWP 13.81783
BYN 2.869195
BYR 19600
BZD 2.011863
CAD 1.40829
CDF 2259.999823
CHF 0.815539
CLF 0.024049
CLP 946.490127
CNY 6.772097
CNH 6.766379
COP 3218.66
CRC 455.204534
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.89793
CZK 21.17365
DJF 178.127334
DKK 6.55868
DOP 58.253878
DZD 133.399534
EGP 51.281976
ERN 15
ETB 161.454897
EUR 0.87733
FJD 2.251298
FKP 0.7506
GBP 0.749015
GEL 2.625028
GGP 0.7506
GHS 11.6332
GIP 0.7506
GMD 74.000275
GNF 8776.308274
GTQ 7.631267
GYD 209.279845
HKD 7.84205
HNL 26.792917
HRK 6.613502
HTG 130.78782
HUF 316.262024
IDR 17958
ILS 3.04635
IMP 0.7506
INR 96.56755
IQD 1310.426644
IRR 1375000.000272
ISK 125.459902
JEP 0.7506
JMD 158.662507
JOD 0.708996
JPY 163.579498
KES 129.500961
KGS 87.450076
KHR 4044.99319
KMF 434.000078
KRW 1459.83013
KWD 0.31008
KYD 0.833604
KZT 475.618437
LAK 22650.380069
LBP 89577.573707
LKR 336.157125
LRD 181.053649
LSL 16.895558
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.400984
MAD 9.367723
MDL 17.680039
MGA 4432.532185
MKD 54.110462
MMK 2099.999271
MNT 3593.996389
MOP 8.080056
MRU 39.924426
MUR 47.419935
MVR 15.449817
MWK 1734.522606
MXN 17.43633
MYR 4.083098
MZN 63.899248
NAD 16.895558
NGN 1367.549724
NIO 36.811811
NOK 9.574735
NPR 154.471638
NZD 1.723565
OMR 0.384665
PAB 1.000308
PEN 3.404192
PGK 4.474713
PHP 61.706946
PKR 277.860451
PLN 3.78235
PYG 6047.717387
QAR 3.636539
RON 4.586101
RSD 103.15919
RUB 78.047753
RWF 1473.966343
SAR 3.762502
SBD 8.081105
SCR 13.485991
SDG 600.500874
SEK 9.676545
SGD 1.28905
SLE 24.225033
SOS 571.641988
SRD 37.792499
STD 20697.981008
STN 21.529944
SVC 8.752581
SZL 16.893537
THB 33.619728
TJS 9.227822
TMT 3.5
TND 2.964981
TRY 47.355017
TTD 6.796432
TWD 32.337303
TZS 2641.525028
UAH 44.82921
UGX 3770.815941
UYU 40.168724
UZS 12105.980052
VES 741.301401
VND 26320
VUV 118.673107
WST 2.75632
XAF 576.437453
XAG 0.016715
XAU 0.000243
XCD 2.70255
XCG 1.802803
XDR 0.716903
XOF 576.437453
XPF 104.802496
YER 238.54994
ZAR 16.707725
ZMK 9001.206935
ZMW 18.530691
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.3700

    1090.04

    +0.31%

  • BEL20

    42.1300

    5734.78

    +0.74%

  • PX1

    73.0300

    8372.28

    +0.88%

  • ISEQ

    254.3600

    13571.59

    +1.91%

  • OSEBX

    -10.7000

    2007.53

    -0.53%

  • PSI20

    -37.0100

    9215.11

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    8.8800

    4236.41

    +0.21%

A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille
A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille / Photo: © AFP

A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille

Le sommet de dirigeants mondiaux sur le climat se poursuit vendredi à Belem, au Brésil, après une première journée marquée par des discours crus sur l'échec à freiner le réchauffement mais offensifs pour l'avenir, y compris contre l'industrie pétrolière.

Taille du texte:

Des dizaines de ministres et quelques chefs d'Etat et de gouvernement, dont ceux d'Espagne, d'Allemagne et de Namibie, défileront encore à la tribune. Puis s'ouvriront lundi deux semaines de très lourdes négociations annuelles de la conférence de l'ONU à Belem - la première COP en Amazonie.

Forcés de réconcilier leurs discours avec le fait que les 11 dernières années sont les 11 plus chaudes jamais mesurées, et face aux terribles bilans des ouragans et canicules, l'ONU et des chefs d'Etat et de gouvernement ont dû jeudi se rendre à l'évidence, à l'ouverture de la COP30.

Ils ont admis que le monde ne réussirait pas à se maintenir sous 1,5°C de réchauffement, la limite la plus ambitieuse inscrite dans l'accord de Paris il y a dix ans, mais sans se résigner à 2°C, l'autre limite négociée alors.

L'atmosphère de crise, renforcée par l'absence des dirigeants des plus gros pollueurs, à commencer par le président américain Donald Trump, est néanmoins propice aux injonctions à la remobilisation.

Deux ans après l'adoption inédite à Dubaï d'un engagement général à sortir progressivement des énergies fossiles, certains pays refusent que le monde se détourne du problème climatique.

Ils ont applaudi une phrase de l'hôte de cette COP, Luiz Inacio Lula da Silva, qui dans son discours d'ouverture a appelé à une "feuille de route" pour "surmonter la dépendance aux combustibles fossiles".

- "Gaz fossiles toxiques" -

Parmi ces pays figurent des Européens et de nombreuses petites îles dont l'avenir est hypothéqué par l'intensification des cyclones et la montée des océans.

Le Premier ministre d'Antigua-et-Barbuda, dans les Caraïbes, Gaston Browne, a tempêté contre "les grands pollueurs (qui) continuent de détruire délibérément nos environnements marins et terrestres avec leurs gaz fossiles toxiques".

La sortie du pétrole revient chez de nombreux Européens. Malgré leurs récentes divisions, ils se targuent de réduire depuis plus de trois décennies leurs émissions de gaz à effet de serre et de viser -90% d'ici 2040.

Chaque pays doit "élaborer sa stratégie pour éliminer progressivement les combustibles fossiles", a appelé le président français Emmanuel Macron.

- "Pas facile" -

La "feuille de route" de Lula sur les énergies fossiles est interprétée comme "un signal clair des priorités du Brésil pour la COP30", selon Katrine Petersen, du centre de réflexion E3G.

"Pas forcément dans les négociations officielles, mais dans l'agenda d'actions" volontaires qui les accompagne, dit à l'AFP Marta Salomon, du centre de réflexion brésilien Instituto Talanoa.

Mais le pays hôte du sommet se débat, comme d'autres, avec ses propres contradictions: le Brésil vient de se lancer dans l'exploration pétrolière au large de l'Amazonie, au grand dam des écologistes.

Mardi lors d'un entretien à des agences de presse, dont l'AFP, le président brésilien avait lancé: "Nous voulons également proposer une voie pour réduire l'utilisation des combustibles fossiles". Mais il avait ajouté: "Ce n'est pas facile".

Les paroles de Lula indiquent un intérêt à "pousser politiquement" le sujet à la COP, mais cela ne signifie pas qu'il faille s'attendre à un consensus entre les 200 pays, a prévenu jeudi une source diplomatique brésilienne.

- "Langage d'amour" -

Les chances d'une décision formelle hostile aux énergies fossiles sont en effet perçues comme quasi-nulles à Belem, le consensus étant obligatoire.

Mais la COP30 va donner une place centrale aux engagements volontaires des pays, ce qui pourrait aussi donner des annonces autour du méthane, ingrédient principal du gaz fossile qui s'échappe facilement des gazoducs et installations gazières.

Un "frein d'urgence" sur les fuites de méthane doit être actionné, a plaidé Mia Mottley, Première ministre des Barbades. "Ce serait gagnant-gagnant car cela parle le langage d'amour du secteur pétrogazier tout en parlant le langage d'amour de ceux d'entre nous qui veulent sauver la planète".

burs-ico/tmo/lpa

S.Jones--TFWP