The Fort Worth Press - Très puissants et très lents, les ouragans comme Melissa sont plus fréquents

USD -
AED 3.672496
AFN 62.500709
ALL 82.057316
AMD 368.935874
ANG 1.79046
AOA 917.999697
ARS 1391.744098
AUD 1.39872
AWG 1.8025
AZN 1.693009
BAM 1.679591
BBD 2.014943
BDT 122.797752
BGN 1.66992
BHD 0.377352
BIF 2978.710614
BMD 1
BND 1.278909
BOB 6.913254
BRL 5.030496
BSD 1.000386
BTN 95.955961
BWP 14.15113
BYN 2.784023
BYR 19600
BZD 2.012057
CAD 1.37553
CDF 2245.000039
CHF 0.786345
CLF 0.022863
CLP 899.80998
CNY 6.785105
CNH 6.809685
COP 3790.33
CRC 453.815434
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.692773
CZK 20.926001
DJF 178.147248
DKK 6.426501
DOP 59.771734
DZD 132.882772
EGP 52.904103
ERN 15
ETB 156.208274
EUR 0.85998
FJD 2.20365
FKP 0.74189
GBP 0.748585
GEL 2.680221
GGP 0.74189
GHS 11.439932
GIP 0.74189
GMD 72.501654
GNF 8772.381811
GTQ 7.632028
GYD 209.304123
HKD 7.83175
HNL 26.606151
HRK 6.478009
HTG 130.99154
HUF 309.409498
IDR 17588.7
ILS 2.92205
IMP 0.74189
INR 95.86555
IQD 1310.598318
IRR 1314999.999949
ISK 123.499372
JEP 0.74189
JMD 158.074628
JOD 0.709017
JPY 158.551506
KES 129.07989
KGS 87.449997
KHR 4013.981089
KMF 421.999729
KPW 900.001832
KRW 1499.94014
KWD 0.30852
KYD 0.833713
KZT 469.663269
LAK 21940.348497
LBP 89588.038783
LKR 328.64007
LRD 183.076698
LSL 16.571642
LTL 2.95274
LVL 0.604889
LYD 6.352464
MAD 9.221779
MDL 17.30718
MGA 4164.269213
MKD 53.005387
MMK 2099.639995
MNT 3579.473939
MOP 8.068926
MRU 40.156297
MUR 47.169948
MVR 15.399388
MWK 1734.754343
MXN 17.37295
MYR 3.951041
MZN 63.910208
NAD 16.571429
NGN 1370.603303
NIO 36.816296
NOK 9.32625
NPR 153.529195
NZD 1.71202
OMR 0.384494
PAB 1.000404
PEN 3.429747
PGK 4.358281
PHP 61.680008
PKR 278.642174
PLN 3.651806
PYG 6096.44038
QAR 3.646786
RON 4.4861
RSD 100.968982
RUB 72.939967
RWF 1463.46281
SAR 3.767248
SBD 8.016136
SCR 13.739408
SDG 600.496617
SEK 9.44451
SGD 1.279975
SHP 0.746601
SLE 24.649976
SLL 20969.502105
SOS 571.781902
SRD 37.207039
STD 20697.981008
STN 21.039976
SVC 8.753489
SYP 110.532449
SZL 16.574562
THB 32.668989
TJS 9.334009
TMT 3.5
TND 2.927992
TOP 2.40776
TRY 45.545002
TTD 6.790913
TWD 31.555499
TZS 2600.000256
UAH 44.173043
UGX 3756.279789
UYU 40.07042
UZS 11980.11044
VES 510.148815
VND 26355
VUV 117.920453
WST 2.705599
XAF 563.328839
XAG 0.012781
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.803028
XDR 0.699933
XOF 563.319164
XPF 102.41877
YER 238.65032
ZAR 16.661125
ZMK 9001.196662
ZMW 18.833249
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.1600

    1009.41

    -1.19%

  • BEL20

    -57.5400

    5475.1

    -1.04%

  • PX1

    -121.2300

    7961.07

    -1.5%

  • ISEQ

    -193.8100

    12391.09

    -1.54%

  • OSEBX

    31.9700

    2017.85

    +1.61%

  • PSI20

    -93.0600

    9030.82

    -1.02%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    -4.6500

    4222.25

    -0.11%

Très puissants et très lents, les ouragans comme Melissa sont plus fréquents
Très puissants et très lents, les ouragans comme Melissa sont plus fréquents / Photo: © AFP

Très puissants et très lents, les ouragans comme Melissa sont plus fréquents

Alimentée par les eaux anormalement chaudes des Caraïbes, la tempête Melissa s'est muée en ouragan de catégorie 5 ne se déplaçant qu'à toute petite vitesse, une combinaison qui pourrait amplifier ses effets, entre vents virulents et pluies diluviennes.

Taille du texte:

Les scientifiques expliquent que des tempêtes qui s'intensifient rapidement tout en stagnant sont en augmentation alors que le climat se réchauffe.

- "Marqueur du changement climatique" -

D'une tempête tropicale accompagnée de vents soufflant à un peu plus de 110 kilomètres par heure, Melissa est classée en l'espace de 24 heures en ouragan de catégorie 4, avec des vents de 225 km/h. Puis elle s'est encore renforcée en catégorie 5, soit le niveau maximum de l'échelle de Saffir-Simpson.

Sur les cinq ouragans de l'Atlantique cette saison, quatre se sont intensifiés de cette manière spectaculaire.

"Nous n'avons pas eu tellement d'ouragans dans l'Atlantique cette saison, mais une proportion inhabituelle d'entre eux est passée par une phase d'intensification assez rapide", déclare à l'AFP Kerry Emanuel, météorologue et climatologue au MIT.

Il est difficile d'établir un lien de cause à effet entre le changement climatique et les événements en particulier, mais les scientifiques sont plus confiants lorsqu'il s'agit de tendances.

"Pris dans leur ensemble, on pourrait très bien avoir affaire à un marqueur du changement climatique", poursuit-il.

Des températures de surface de la mer plus chaudes injectent plus d'énergie dans les tempêtes, leur donnant du carburant supplémentaire. Mais il faut nuancer: c'est en fait la différence de température entre l'eau et l'atmosphère qui détermine la force potentielle d'un ouragan.

"Ce réchauffement atmosphérique tend à réduire l'intensité, et le réchauffement de la température de surface de la mer tend à augmenter l'intensité", explique à l'AFP David Gilford, scientifique à l'organisation à but non lucratif Climate Central. En général, "la température de surface de la mer l'emporte" dans la détermination de la puissance des tempêtes.

Melissa est passée au-dessus d'eaux plus chaudes de 1,4 °C du fait du changement climatique, selon une première analyse de Climate Central – des températures rendues au moins 500 fois plus probables par le réchauffement causé par l'homme.

- "Situation terrifiante" -

Qui dit océans plus chauds dit aussi tempêtes plus humides.

"Nous estimons qu'il y aura entre 25 et 50% de précipitations supplémentaires lors d'une tempête comme Melissa en raison du changement climatique", juge David Gilford.

Facteur aggravant, la tempête avance lentement, à 4,8 km/h.

L'ouragan devrait déverser entre 50 et 63 centimètres de pluie sur certaines parties de la Jamaïque.

Jill Trepanier, experte en climatologie des ouragans à l'Université d'Etat de Louisiane, évoque la dangerosité des tempêtes comme Melissa.

"Il peut s'agir d'ondes de tempête prolongée. Il peut s'agir de précipitations abondantes sur une période prolongée, et le bassin versant ne peut pas le supporter. Il peut s'agir de la vitesse extrême du vent sur une longue période de temps. La plupart des infrastructures ne peuvent pas le supporter", dit-elle à l'AFP. "Il peut s'agir d'une combinaison des trois éléments".

La scientifique a rédigé un rapport l'année dernière sur les tempêtes stagnantes, relevant que ce type d'événements dans les Caraïbes se produit généralement en octobre, près des côtes.

En principe, les tempêtes stagnantes se meurent à mesure qu'elles aspirent de l'eau froide des profondeurs de la mer.

Melissa sort de l'ordinaire car elle s'est intensifiée en stagnant au même endroit - un signe que l'eau était si chaude, et la chaleur était si profonde, qu'elle a évité cet effet d'autodestruction habituel.

"C'est une situation un peu terrifiante", constate Mme Trepanier.

Selon James Kossin, ancien climatologue de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), les données montrent clairement que le nombre de tempêtes stagnantes augmente.

Un facteur d'explication possible est "l'amplification arctique" – quand le réchauffement climatique réduit la différence de température entre les basses et hautes latitudes de la planète, ce qui affaiblit les vents faisant normalement avancer les ouragans.

Mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer un lien de causalité, reconnaît-il.

G.George--TFWP