The Fort Worth Press - Face au retrait américain, le Royaume-Uni en première ligne sur la recherche sur le climat en Antarctique

USD -
AED 3.672497
AFN 64.99992
ALL 81.750064
AMD 364.288288
AOA 917.999861
ARS 1489.006502
AUD 1.423812
AWG 1.80125
AZN 1.70406
BAM 1.697942
BBD 2.005964
BDT 122.991844
BHD 0.375549
BIF 2957.420027
BMD 1
BND 1.283042
BOB 11.727733
BRL 5.078998
BSD 0.995994
BTN 95.249754
BWP 13.609511
BYN 2.914451
BYR 19600
BZD 2.003099
CAD 1.40189
CDF 2275.000211
CHF 0.806745
CLF 0.023517
CLP 925.550121
CNY 6.75525
CNH 6.746625
COP 3123.68
CRC 452.811188
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.729857
CZK 21.042982
DJF 177.356836
DKK 6.49307
DOP 57.964346
DZD 132.71857
EGP 51.064504
ERN 15
ETB 160.75509
EUR 0.868621
FJD 2.216404
FKP 0.752629
GBP 0.743415
GEL 2.615015
GGP 0.752629
GHS 11.638315
GIP 0.752629
GMD 73.999866
GNF 8742.566952
GTQ 7.600047
GYD 208.380177
HKD 7.843235
HNL 26.849739
HRK 6.545299
HTG 130.222101
HUF 314.929813
IDR 18067.4
ILS 3.064994
IMP 0.752629
INR 95.43525
IQD 1310
IRR 1375000.000154
ISK 123.860013
JEP 0.752629
JMD 157.520303
JOD 0.70901
JPY 160.605501
KES 129.369737
KGS 87.450345
KHR 4040.000495
KMF 430.501507
KRW 1437.420216
KWD 0.30985
KYD 0.829995
KZT 472.457691
LAK 22680.000003
LBP 89187.75799
LKR 334.537089
LRD 180.286239
LSL 16.609746
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.374602
MAD 9.384502
MDL 17.539032
MGA 4302.494526
MKD 53.413377
MMK 2099.843283
MNT 3596.223753
MOP 8.047295
MRU 40.109701
MUR 47.219786
MVR 15.459988
MWK 1735.999653
MXN 17.345497
MYR 4.087595
MZN 63.910326
NAD 16.609748
NGN 1358.410237
NIO 36.650896
NOK 9.542297
NPR 152.388848
NZD 1.703355
OMR 0.384495
PAB 0.996037
PEN 3.389081
PGK 4.394288
PHP 61.367503
PKR 276.606347
PLN 3.742075
PYG 5952.696162
QAR 3.644201
RON 4.556011
RSD 101.981993
RUB 79.726732
RWF 1466.080397
SAR 3.731666
SBD 8.081105
SCR 13.58053
SDG 600.000033
SEK 9.54731
SGD 1.284105
SLE 24.695715
SOS 569.226028
SRD 37.745048
STD 20697.981008
STN 21.268284
SVC 8.714901
SZL 16.519448
THB 33.429493
TJS 9.198453
TMT 3.51
TND 2.949499
TRY 47.519599
TTD 6.759813
TWD 32.380498
TZS 2647.498054
UAH 44.434529
UGX 3730.407115
UYU 40.066503
UZS 11957.026587
VES 745.696396
VND 26263.5
VUV 119.53128
WST 2.752524
XAF 569.449135
XAG 0.01713
XAU 0.000245
XCD 2.70255
XCG 1.79498
XDR 0.708212
XOF 573.000236
XPF 103.53554
YER 238.300489
ZAR 16.51545
ZMK 9001.18931
ZMW 18.599463
ZWL 321.999592
  • AEX

    11.5900

    1104.69

    +1.06%

  • BEL20

    -72.7400

    5655

    -1.27%

  • PX1

    77.3600

    8485.64

    +0.92%

  • ISEQ

    93.5700

    13654.7

    +0.69%

  • OSEBX

    7.8300

    2014.36

    +0.39%

  • PSI20

    96.8200

    9145.86

    +1.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -113.3500

    4297.09

    -2.57%

  • N150

    20.7900

    4264.05

    +0.49%

Face au retrait américain, le Royaume-Uni en première ligne sur la recherche sur le climat en Antarctique
Face au retrait américain, le Royaume-Uni en première ligne sur la recherche sur le climat en Antarctique / Photo: © AFP

Face au retrait américain, le Royaume-Uni en première ligne sur la recherche sur le climat en Antarctique

Le navire britannique de recherche polaire, le RRS Sir Attenborough, met le cap sur l'Antarctique la semaine prochaine avec l'objectif de progresser sur des dizaines de projets scientifiques liés au changement climatique, au moment où les États-Unis se désengagent de ce domaine de recherche.

Taille du texte:

Ce bateau ultramoderne, qui a pris le nom du célèbre naturaliste britannique David Attenborough, va participer à des projets de recherche allant de la "chasse aux tsunamis sous-marins" au suivi de la fonte des glaciers ou encore l'étude des populations de baleines.

Exploité par le British Antarctic Survey (BAS), l'institut de recherche polaire britannique, ce brise-glace de 15.000 tonnes équipé d'un héliport et de plusieurs laboratoires joue un rôle central dans le travail mené par le Royaume-Uni pour évaluer les effets du changement climatique dans la région.

"Comme on dit souvent, ce qui se passe en Antarctique ne reste pas en Antarctique", a dit à l'AFP Peter Davis, océanographe au BAS, lors d'une visite du navire, quelques jours avant son départ de Harwich, sur la côte est de l'Angleterre.

Il est "regrettable" que les Etats-Unis "se retirent" de l'exploration scientifique dans la région, déplore ce scientifique. Mais de nombreux pays, conscients de "l'importance" de l'Antarctique, "prennent le relais", assure-t-il.

Peter Davis collabore par exemple avec l'Institut coréen de recherche polaire pour étudier le glacier Thwaites et comprendre comment sa fonte contribue à l'élévation du niveau de la mer à l'échelle mondiale.

- "Combler le vide" -

Depuis le début de son second mandat, le président américain Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, démantelé des agences scientifiques et limogé plusieurs chercheurs, dont certains étudient les régions polaires.

Son administration a annoncé qu'elle voulait cesser d'utiliser le seul brise-glace américain dédié à la recherche en Antarctique et, selon des médias américains, pourrait suspendre le développement d'un nouveau navire qui devait le remplacer dans les années 2030.

Donald Trump semble plutôt concentré sur le renforcement de la présence sécuritaire des États-Unis dans l'Arctique, où la fonte rapide des glaces attire l'attention des grandes puissances sur des gisements de pétrole, de gaz et de minerais désormais accessibles.

Jeudi, il a annoncé un projet de construction de 11 brise-glaces avec la Finlande.

Si le retrait américain de la recherche offre des "opportunités" pour le Royaume-Uni et d'autres pays pour qu'ils jouent un rôle plus important, "il existe aussi un risque que des nations comme la Chine et la Russie comblent ce vide", s'inquiète Stephanie Martin, qui coordonne un projet dépendant du BAS étudiant les populations de baleines.

Le Royaume-Uni, allié clé des États-Unis, n'a pas publiquement critiqué la rhétorique anti-scientifique de Donald Trump.

Les Etats-Unis "sont responsables" de leur politique, a dit à l'AFP Stephen Doughty, secrétaire d'Etat britannique en charge des régions polaires.

"Nous travaillons en étroite collaboration avec de nombreux partenaires internationaux, et nous sommes très clairs sur la menace que représente le changement climatique", a-t-il ajouté.

- Mers agitées -

Le RRS Sir David Attenborough, qui a coûté 200 millions de livres sterling (230,1 millions d'euros) à construire et a été lancé en 2020, arrivera d'ici la fin novembre à la station de recherche de Rothera, à l'ouest de l'Antarctique. Il s'agit du plus grand centre du BAS dans la région.

Si les conditions météorologiques le permettent, le navire se déplacera dans les eaux de l'Antarctique et rejoindra quatre autres stations de recherche du BAS.

"Le navire est conçu pour briser la glace et il est très performant", vante le capitaine Will Whatley. L'équipe peut continuer à travailler même dans les mers "vraiment agitées" de l'océan Austral.

Parmi les recherches prévues figure l'étude de carottes de glace, certaines vieilles de plusieurs centaines de milliers d'années, afin de mieux comprendre les climats passés.

"Une carotte de glace agit comme une petite machine à remonter le temps", résume Zelna Weich, spécialiste en paléoenvironnement.

Le projet Wild Water Whales de Stephanie Martin va utiliser diverses technologies, dont des drones, pour étudier les baleines bleues et les baleines à bosse.

"C'est une histoire porteuse d'espoir, car nous nous concentrons sur le rétablissement de ces populations" de baleine, explique-t-elle.

Après avoir été chassées sans relâche au XXe siècle, les baleines à bosse ont vu leur nombre remonter ces dernières décennies, à près de 60% de leur population d'origine.

Cependant, leur principale source de nourriture, le krill, est menacée par le changement climatique.

P.Grant--TFWP