The Fort Worth Press - The Metals Company, l'entreprise qui courtise Donald Trump pour exploiter les fonds marins

USD -
AED 3.672497
AFN 63.999664
ALL 80.660025
AMD 364.155001
ANG 1.790365
AOA 917.999837
ARS 1524.749693
AUD 1.426259
AWG 1.8
AZN 1.701885
BAM 1.716593
BBD 2.014833
BDT 123.096502
BGN 1.683441
BHD 0.377145
BIF 3013.033747
BMD 1
BND 1.278097
BOB 12.259622
BRL 5.188099
BSD 1.000307
BTN 95.794093
BWP 13.621802
BYN 3.022425
BYR 19600
BZD 2.011937
CAD 1.414497
CDF 2339.999941
CHF 0.827509
CLF 0.024357
CLP 961.770396
CNY 6.71325
CNH 6.722445
COP 3348.488173
CRC 454.820731
CUC 1
CUP 24.008426
CVE 96.778865
CZK 21.423997
DJF 178.136657
DKK 6.56861
DOP 59.49006
DZD 134.160706
EGP 51.846687
ERN 15
ETB 162.282003
EUR 0.878694
FJD 2.24725
FKP 0.754924
GBP 0.755755
GEL 2.614986
GGP 0.754924
GHS 11.618906
GIP 0.754924
GMD 73.499517
GNF 8797.998859
GTQ 7.639444
GYD 209.30355
HKD 7.84383
HNL 26.849519
HRK 6.613799
HTG 130.916751
HUF 321.126499
IDR 17914.1
ILS 3.04806
IMP 0.754924
INR 95.817501
IQD 1310.484048
IRR 1374575.000352
ISK 120.259944
JEP 0.754924
JMD 158.265678
JOD 0.708969
JPY 157.244497
KES 129.644095
KGS 87.448203
KHR 4068.10901
KMF 432.999601
KPW 900.000318
KRW 1354.239741
KWD 0.30864
KYD 0.833633
KZT 443.156186
LAK 22438.232325
LBP 89581.428007
LKR 330.293588
LRD 172.063018
LSL 16.32106
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395752
MAD 9.599596
MDL 17.756616
MGA 4416.553298
MKD 54.043972
MMK 2099.36214
MNT 3596.164164
MOP 8.082152
MRU 40.243999
MUR 47.529794
MVR 15.449569
MWK 1734.585509
MXN 17.73305
MYR 4.074099
MZN 63.910238
NAD 16.32106
NGN 1326.379901
NIO 36.810462
NOK 9.55505
NPR 153.270725
NZD 1.76694
OMR 0.385571
PAB 1.000307
PEN 3.395971
PGK 4.456927
PHP 62.347007
PKR 277.197262
PLN 3.842799
PYG 5896.344407
QAR 3.646377
RON 4.629197
RSD 103.085092
RUB 84.441574
RWF 1478.474569
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.863013
SDG 601.483931
SEK 9.92672
SGD 1.277755
SHP 0.755002
SLE 24.649674
SLL 20969.491881
SOS 571.729495
SRD 37.667496
STD 20697.981008
STN 21.503489
SVC 8.753236
SYP 13002.000254
SZL 16.317198
THB 33.37501
TJS 9.228244
TMT 3.51
TND 2.961425
TOP 2.40776
TRY 48.977495
TTD 6.803879
TWD 31.728699
TZS 2654.934831
UAH 44.794751
UGX 3918.023434
UYU 40.075482
UZS 11839.206565
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.388248
WST 2.745723
XAF 576.385516
XAG 0.015553
XAU 0.000233347179
XCD 2.70255
XCG 1.80287
XDR 0.707052
XOF 576.385516
XPF 104.673717
YER 236.650352
ZAR 16.30076
ZMK 9001.184213
ZMW 19.513758
ZWL 321.999592
SSP 5712.591902
MXV 2.009542
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

The Metals Company, l'entreprise qui courtise Donald Trump pour exploiter les fonds marins
The Metals Company, l'entreprise qui courtise Donald Trump pour exploiter les fonds marins / Photo: © AFP/Archives

The Metals Company, l'entreprise qui courtise Donald Trump pour exploiter les fonds marins

L'entreprise canadienne The Metals Company (TMC), pionnière dans la prospection minière sous-marine, ne veut plus attendre pour lancer cette industrie décriée, tentant désormais sa chance auprès de Donald Trump qui convoite des minerais stratégiques à travers le monde.

Taille du texte:

"Nous sommes prêts", a proclamé fin mars son PDG, Gerard Barron.

Espérant être la première à aller aspirer les "nodules polymétalliques", sorte de galets riches en métaux sur les plaines abyssales du Pacifique, l'entreprise veut solliciter au deuxième trimestre le premier contrat d'extraction minière commerciale en haute mer, via l'administration américaine.

Un changement de stratégie choc: initialement, la société voulait déposer sa demande en juin auprès de l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui a juridiction sur les fonds marins des eaux internationales.

Ce court-circuitage de l'AIFM provoque la colère de nombreux Etats et des ONG de défense des océans qui dénoncent le geste "désespéré" d'une industrie accusée de violer des écosystèmes sous-marins encore peu connus.

Créée en 2011 sous le nom de DeepGreen Metals, elle a été rebaptisée en 2021 pour son introduction en Bourse à New York.

Ses filiales explorent depuis plusieurs années des parcelles dans la zone de Clarion-Clipperton (CCZ) dans le Pacifique, via des contrats octroyés par l'AIFM et sponsorisés en particulier par le petit Etat insulaire Nauru.

L'AIFM n'a pour l'instant accordé que des contrats d'exploration, qui permettent de tester les technologies. Mais après plus de dix ans de négociations, elle n'a toujours pas finalisé les règles pour l'extraction industrielle.

"Nous avons montré que nous pouvons ramasser des nodules au fond de la mer, les remonter à la surface et les transformer sur terre en des produits raffinés, avec des impacts environnementaux minimaux et une dépense limitée en capital", assure Gerard Barron.

Lors de tests "historiques" en 2022, sa filiale NORI (Nauru Ocean Resources Inc.) a remonté plus de 3.000 tonnes de nodules, grâce à l'ancien navire de forage reconverti "Hidden Gem", de son partenaire Allseas.

- "Le plus destructeur" -

La collecte se fait à plus de 4 kilomètres de profondeur avec un véhicule sous-marin monté sur chenilles qui envoie les nodules vers le navire par un tuyau géant.

A l'autre bout de la chaîne, TMC et le fondeur japonais Pamco ont annoncé en février la transformation de nodules en un "alliage de haute qualité nickel-cuivre-cobalt".

Selon les estimations, la CCZ abrite 21 milliards de tonnes de nodules riches en cobalt, nickel, cuivre et manganèse: des métaux stratégiques pour l'électrification croissante du monde et notamment les batteries des voitures électriques.

"Les nodules dans nos zones sous contrat représentent la plus grande ressource non exploitée au monde de ces minéraux critiques", assure TMC.

Une justification rejetée en bloc par les défenseurs de l'environnement qui plaident pour une baisse de la consommation et pour le recyclage.

L'extraction sous-marine est "le pire moyen, le plus destructeur de l'environnement, et le plus cher (...), ce n'est pas l'avenir", déclare à l'AFP Bobbi-Jo Dobush, de l'ONG The Ocean Foundation, qui doute de la viabilité du secteur et de TMC.

L'entreprise a perdu l'an dernier 81,9 millions de dollars. Mais sans revenus, ce n'est pas inhabituel pour ce modèle d'entreprises, selon des experts du secteur.

La situation actuelle laisse penser que "l'entreprise sera en mesure de respecter son engagement de commencer la production en 2026", estime Dmitry Silversteyn, analyste chez Water Tower Research, pariant sur la volonté de l'administration Trump de libérer les Etats-Unis de la dépendance aux métaux chinois.

TMC joue d'ailleurs sur cet argument pour séduire Washington, affirmant qu'à l'aune de la consommation américaine actuelle, un milliard de tonnes de nodules assureront "456 années de manganèse, 165 ans de cobalt, 81 ans de nickel et 4 ans de cuivre".

Les nodules "sont la pièce manquante critique de la réindustrialisation américaine", plaide le directeur financier de TMC, Craig Shesky, soulignant que les Etats-Unis, qui ne sont pas membres de l'AIFM, ont la législation nécessaire pour autoriser l'extraction.

"Il manquait un appétit politique aux Etats-Unis pour en tirer partie. Et c'est le changement principal de cette nouvelle administration".

W.Matthews--TFWP