The Fort Worth Press - Alternative au bois, une start-up tunisienne transforme les grignons d'olives en énergie

USD -
AED 3.67315
AFN 62.503991
ALL 81.803989
AMD 368.230403
ANG 1.79046
AOA 918.000367
ARS 1393.261257
AUD 1.398406
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.679591
BBD 2.014943
BDT 122.797752
BGN 1.66992
BHD 0.37725
BIF 2976.5
BMD 1
BND 1.278909
BOB 6.913254
BRL 5.056804
BSD 1.000386
BTN 95.955961
BWP 14.15113
BYN 2.784023
BYR 19600
BZD 2.012057
CAD 1.37565
CDF 2247.50392
CHF 0.78699
CLF 0.023076
CLP 908.190396
CNY 6.809904
CNH 6.81438
COP 3810.82
CRC 453.815434
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.150394
CZK 20.916604
DJF 177.720393
DKK 6.428304
DOP 59.550393
DZD 132.89904
EGP 52.834473
ERN 15
ETB 157.550392
EUR 0.860404
FJD 2.20415
FKP 0.74189
GBP 0.7503
GEL 2.680391
GGP 0.74189
GHS 11.44039
GIP 0.74189
GMD 72.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.632028
GYD 209.304123
HKD 7.83295
HNL 26.62504
HRK 6.481104
HTG 130.99154
HUF 311.210388
IDR 17602.95
ILS 2.91944
IMP 0.74189
INR 95.99105
IQD 1310
IRR 1319000.000352
ISK 123.530386
JEP 0.74189
JMD 158.074628
JOD 0.70904
JPY 158.71604
KES 129.350385
KGS 87.450384
KHR 4012.503796
KMF 424.00035
KPW 900.001832
KRW 1497.630383
KWD 0.30864
KYD 0.833713
KZT 469.663269
LAK 21950.000349
LBP 89756.055587
LKR 328.64007
LRD 183.375039
LSL 16.490381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.325039
MAD 9.226039
MDL 17.30718
MGA 4183.000347
MKD 53.021116
MMK 2099.639995
MNT 3579.473939
MOP 8.068926
MRU 40.000346
MUR 47.180378
MVR 15.410378
MWK 1741.503736
MXN 17.336604
MYR 3.949504
MZN 63.903729
NAD 16.490377
NGN 1370.490377
NIO 36.720377
NOK 9.304604
NPR 153.529195
NZD 1.708526
OMR 0.384019
PAB 1.000404
PEN 3.432504
PGK 4.382039
PHP 61.608038
PKR 278.625038
PLN 3.65375
PYG 6096.44038
QAR 3.645038
RON 4.436104
RSD 100.985038
RUB 72.76059
RWF 1460.5
SAR 3.783806
SBD 8.016322
SCR 13.572442
SDG 600.503676
SEK 9.450804
SGD 1.280504
SHP 0.746601
SLE 24.603667
SLL 20969.502105
SOS 571.503662
SRD 37.453038
STD 20697.981008
STN 21.3
SVC 8.753489
SYP 110.532449
SZL 16.490369
THB 32.640369
TJS 9.334009
TMT 3.51
TND 2.895504
TOP 2.40776
TRY 45.485038
TTD 6.790913
TWD 31.576504
TZS 2600.000335
UAH 44.173043
UGX 3756.279789
UYU 40.07042
UZS 12050.000334
VES 510.148815
VND 26355
VUV 117.920453
WST 2.705599
XAF 563.328839
XAG 0.013153
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.803028
XDR 0.699933
XOF 563.000332
XPF 102.850363
YER 238.603589
ZAR 16.68789
ZMK 9001.203584
ZMW 18.833249
ZWL 321.999592
  • AEX

    -11.1400

    1010.44

    -1.09%

  • BEL20

    -65.2800

    5467.27

    -1.18%

  • PX1

    -129.3100

    7952.55

    -1.6%

  • ISEQ

    -187.5200

    12397.73

    -1.49%

  • OSEBX

    31.9700

    2017.85

    +1.61%

  • PSI20

    -91.2400

    9033.06

    -1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.5700

    4090.69

    -1.03%

  • N150

    -7.1900

    4219.51

    -0.17%

Alternative au bois, une start-up tunisienne transforme les grignons d'olives en énergie
Alternative au bois, une start-up tunisienne transforme les grignons d'olives en énergie / Photo: © AFP

Alternative au bois, une start-up tunisienne transforme les grignons d'olives en énergie

Au milieu des oliviers, dans l'atelier de l'ingénieur tunisien Yassine Khelifi, le moteur d'une machine vrombit pour transformer des grignons d'olives en briquettes de chauffage, alternative au bois et source énergétique vitale dans un pays fortement dépendant de ses importations de gaz et pétrole.

Taille du texte:

"Nous extrayons de l'énergie et gagnons de l'argent à partir de déchets organiques mis au rebut", explique à l'AFP Yassine Khelifi, 36 ans, fondateur de la start-up Bioheat, créée en 2022 dans le village de Sanhaja, près de Manouba (nord-ouest).

Montrant des restes de "fitoura", une pâte compressée de grignons d'olives (peaux, résidus de pulpe, fragments de noyaux), il est fier de "transformer une chose sans valeur en une source de richesse".

Ce matin-là, des ouvriers apportent les grignons par camions, ils sont insérés dans un moule qui fabrique des briquettes cylindriques, mises à sécher pendant 30 jours, au soleil et dans des serres, avant leur emballage pour livraison aux clients.

La "fitoura" est utilisée depuis la nuit des temps en Tunisie pour allumer des feux (hammams et boulangeries), dans la cuisine (comme complément alimentaire) ou nourrir les animaux. Mais ces déchets du pressage des olives finissent en majorité dans la nature, polluant les sols.

La Tunisie, qui figure parmi les cinq premiers producteurs mondiaux d'huile d'olive avec 340.000 tonnes pour la saison 2024/2025 en cours, génère près du double de déchets "fitoura" (600.000 tonnes cette année).

Dans sa campagne natale, Yassine Khelifi a toujours vu les ouvriers du pressoir voisin utiliser la "fitoura": "je me demandais comment ce matériau pouvait brûler si longtemps sans s'éteindre".

Cela lui donnera l'idée, des années plus tard, de "le transformer en énergie" afin de "réduire l'utilisation de bois de chauffage dans un pays victime de la déforestation et du changement climatique".

Cet ingénieur, analyste d'images satellitaires, s'est mis à son compte en 2015 pour vendre des poêles mais a constaté une pénurie de bois. Dès 2018, il a cherché en Tunisie et en Europe une machine capable de transformer les grignons en briquettes. En vain.

Il a décidé de la construire lui-même, testant pendant quatre ans "tous types de moteurs et de pièces détachées".

Jusqu'à l'élaboration d'une briquette avec un taux d'humidité résiduel de 8%, soit environ la moitié de celui du bois de chauffage et "produisant des émissions de CO2 bien inférieures".

Bioheat, qui emploie aujourd'hui une dizaine de salariés, a trouvé des débouchés en Tunisie: des restaurateurs, des hôteliers et certaines écoles mal chauffées des régions déshéritées du nord-ouest, aux températures rigoureuses l'hiver.

- "A encourager" -

Mais la majorité (60%) de sa production (600 tonnes cette année) est désormais exporté vers la France et le Canada.

Selim Sahli, 40 ans, propriétaire d'une maison d'hôtes près de Nabeul (est), est ravi d'avoir basculé du bois aux briquettes cet hiver: "c'est une énergie propre et facile à utiliser et d'un point de vue financier, j'ai réduit mes coûts de chauffage d'un tiers".

Ahmed Harrar, propriétaire d'une pizzeria en banlieue de Tunis, vante d'autres avantages: les briquettes peu humides produisent moins de fumée que le bois, au grand soulagement de ses voisins, et "la +fitoura+ donne à la pizza une saveur particulière".

Selon Noureddine Nasr, ancien expert de l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en développement agricole et rural, une meilleure valorisation des grignons "aide à sauvegarder l'environnement, créer de l'emploi et de la richesse".

Ce type de projets sont "à encourager", dit-il, car cette invention "contribue à réduire les achats énergétiques d'un pays fortement déficitaire".

La Tunisie dépend pour plus de 60% de ses besoins des importations de carburant et de gaz, selon des statistiques officielles. Et les approvisionnements en énergie pèsent sur le budget du pays, endetté à environ 80% de son PIB.

Dans la création de sa start-up, Yassine Khelifi a dû affronter "un parcours semé d'embuches": il a notamment rencontré des difficultés à réunir des fonds, à cause "des taux bancaires élevés", préférant solliciter son entourage.

Mais ses ambitions restent intactes. Il rêve de "devenir un acteur clé de la transition vers les énergies propres en Tunisie et pourquoi pas, à l'échelle mondiale".

H.Carroll--TFWP