The Fort Worth Press - Le pari osé de la moule 100% belge face à la domination de la "zélandaise"

USD -
AED 3.6725
AFN 63.999963
ALL 81.031648
AMD 363.339607
ANG 1.790365
AOA 917.999804
ARS 1524.705601
AUD 1.424309
AWG 1.8
AZN 1.682409
BAM 1.7198
BBD 2.014334
BDT 123.134148
BGN 1.683441
BHD 0.376974
BIF 2996.596875
BMD 1
BND 1.278343
BOB 12.245759
BRL 5.218835
BSD 1.000132
BTN 95.938305
BWP 13.673816
BYN 3.027326
BYR 19600
BZD 2.011326
CAD 1.41692
CDF 2339.999699
CHF 0.832115
CLF 0.024551
CLP 969.44992
CNY 6.71325
CNH 6.71309
COP 3360.3
CRC 454.20569
CUC 1
CUP 24.002462
CVE 96.96141
CZK 21.467901
DJF 178.084962
DKK 6.577425
DOP 59.542287
DZD 133.898952
EGP 52.099202
ERN 15
ETB 162.972098
EUR 0.879898
FJD 2.238201
FKP 0.754816
GBP 0.75475
GEL 2.615059
GGP 0.754816
GHS 11.635494
GIP 0.754816
GMD 73.487652
GNF 8795.170658
GTQ 7.637958
GYD 209.257745
HKD 7.84493
HNL 26.846287
HRK 6.632298
HTG 130.885748
HUF 323.53006
IDR 18049
ILS 3.079598
IMP 0.754816
INR 95.990103
IQD 1310.042516
IRR 1374837.497943
ISK 120.54049
JEP 0.754816
JMD 158.315197
JOD 0.708963
JPY 157.515498
KES 129.749784
KGS 87.448502
KHR 4059.056814
KMF 432.999961
KPW 900.000318
KRW 1360.974981
KWD 0.30885
KYD 0.833443
KZT 439.793707
LAK 22439.127338
LBP 89556.106612
LKR 331.022111
LRD 172.008688
LSL 16.434096
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.397263
MAD 9.630717
MDL 17.680991
MGA 4387.052523
MKD 54.140561
MMK 2099.83552
MNT 3596.071123
MOP 8.080829
MRU 40.062785
MUR 47.469804
MVR 15.449921
MWK 1734.1564
MXN 17.833685
MYR 4.082197
MZN 63.910181
NAD 16.434096
NGN 1328.439777
NIO 36.800429
NOK 9.52116
NPR 153.505837
NZD 1.765425
OMR 0.384482
PAB 1.000079
PEN 3.398334
PGK 4.52425
PHP 62.502968
PKR 277.095071
PLN 3.84667
PYG 5873.947548
QAR 3.645277
RON 4.645004
RSD 103.410375
RUB 84.497409
RWF 1476.596231
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.914605
SDG 601.502416
SEK 9.965625
SGD 1.278495
SHP 0.755002
SLE 24.650237
SLL 20969.491881
SOS 571.60445
SRD 37.685985
STD 20697.981008
STN 21.545091
SVC 8.750324
SYP 13002.000254
SZL 16.429972
THB 33.625502
TJS 9.225649
TMT 3.51
TND 2.961507
TOP 2.40776
TRY 48.982301
TTD 6.787754
TWD 31.804964
TZS 2635.003021
UAH 44.876871
UGX 3914.861437
UYU 40.089518
UZS 11815.811573
VES 852.43145
VND 25974.5
VUV 117.801098
WST 2.745718
XAF 577.175174
XAG 0.016375
XAU 0.000242541838
XCD 2.70255
XCG 1.802386
XDR 0.707052
XOF 577.175174
XPF 104.870231
YER 236.650243
ZAR 16.43214
ZMK 9001.205413
ZMW 19.476614
ZWL 321.999592
SSP 5712.591901
MXV 2.019619
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Le pari osé de la moule 100% belge face à la domination de la "zélandaise"
Le pari osé de la moule 100% belge face à la domination de la "zélandaise" / Photo: © AFP

Le pari osé de la moule 100% belge face à la domination de la "zélandaise"

En Belgique où manger des moules est une tradition bien ancrée, restaurants et magasins s'approvisionnent à l'étranger, surtout aux Pays-Bas voisins, champions de la "zélandaise". Mais un groupe belge de supermarchés a décidé de relever le défi de la production locale.

Taille du texte:

Au large de Nieuport, entre Ostende et la frontière française, la chaîne Colruyt s'est lancée en 2023 dans la culture de moules sur une vaste structure de cordes flottantes, une activité jusque-là inédite en Belgique et que le groupe compte faire progressivement monter en puissance.

"Nous récoltons une tonne en quatre heures environ, avec quatre hommes. On aimerait arriver dans le futur à trois ou quatre tonnes par jour", explique Stijn Van Hoestenberghe en embarquant une équipe de l'AFP jusqu'à cette ferme marine (Zeeboerderij en néerlandais) dont il assure la gestion opérationnelle.

L'exploitation s'effectue dans des conditions difficiles, admet-il, alors que le littoral belge est exposé à de forts courants marins, aux tempêtes et que le trafic maritime est très dense dans la zone.

Un milieu naturel plutôt hostile en comparaison avec le large et profond estuaire de l'Escaut qui a permis à la moule de Zélande, à l'extrême sud des Pays-Bas, de devenir un des plus gros succès du marché européen.

"La partie hollandaise du delta est une zone protégée gigantesque, qui permet d'installer bien plus de parcs (de moules) que dans une mer ouverte", souligne Jérôme Mallefet, responsable du laboratoire de biologie marine de l'université de Louvain-la-Neuve (UCL).

Outre l'intense trafic au large de la côte belge - "une autoroute à bateaux", dit cet expert -, la présence de parcs éoliens offshore et la subsistance d'une activité de pêche au chalut limitent aussi les possibilités de développement de la mytiliculture, relève-t-il.

En volume annuel, la "ferme" de Colruyt table sur une récolte de 50 tonnes en 2024, après six tonnes la première année... Et "peut-être 200 en 2025", poursuit M. Van Hoestenberghe.

- 1% des besoins de la Belgique -

Mais même avec un tel niveau de production, la chaîne sait qu'elle ne satisfera au mieux que 1% des besoins de la Belgique, où l'on consomme en moyenne 20.000 tonnes de moules par an. "Il y a encore une belle marge de croissance", souligne Colruyt dans un euphémisme.

Pour l'instant sa moule "100% belge" est livrée dans quatre de ses magasins ainsi que dans une quinzaine de restaurants belges.

Un des arguments pour la présenter comme un produit "durable" est qu'elle est élevée sur des cordes fabriquées à partir de vieux filets de pêche recyclés.

La moule est un produit saisonnier, dont la chair arrive généralement à maturité à partir de l'été. Attendre les mois en "bre" pour en manger - de septembre à décembre - garantit la meilleure qualité dans l'assiette, font valoir les spécialistes.

Sur la Grand-Place de Bruxelles, haut lieu du tourisme en Belgique, un restaurateur reconnaît qu'il en propose sur sa carte toute l'année pour le traditionnel moules-frites très recherché par les clients.

"On a beaucoup de mangeurs de moules ici (...) donc on a de la zélandaise entre juin et février, et après ça on travaille avec des danoises, voire des allemandes, en fonction de la demande", explique à l'AFP Jean-Philippe Bosman, patron de la brasserie Le Roy d'Espagne.

"Avoir un producteur local c'est bien, mais encore faut-il qu'il puisse nous fournir les quantités voulues en temps voulu.. et ça c'est plus compliqué", dit le restaurateur quand on l'interroge sur les ambitions de Colruyt.

Aujourd'hui, les experts estiment que la Belgique, qui se classe parmi les plus gros consommateurs de moules en Europe avec l'Espagne, la France et le Danemark, se fournit à plus de 90% auprès des éleveurs néerlandais de Zélande.

C.M.Harper--TFWP