The Fort Worth Press - Bassines: la manifestation interdite avorte après une journée calme

USD -
AED 3.672497
AFN 63.000127
ALL 83.045552
AMD 377.608336
ANG 1.790083
AOA 916.999582
ARS 1400.115202
AUD 1.437391
AWG 1.8025
AZN 1.698782
BAM 1.692703
BBD 2.017085
BDT 122.889314
BGN 1.709309
BHD 0.375272
BIF 2964.437482
BMD 1
BND 1.280822
BOB 6.920277
BRL 5.326897
BSD 1.001532
BTN 93.628346
BWP 13.656801
BYN 3.038457
BYR 19600
BZD 2.014228
CAD 1.373511
CDF 2274.999939
CHF 0.790045
CLF 0.023138
CLP 913.629897
CNY 6.886396
CNH 6.916875
COP 3696.54
CRC 467.791212
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.432004
CZK 21.264698
DJF 178.340531
DKK 6.480025
DOP 59.449729
DZD 131.454091
EGP 52.035801
ERN 15
ETB 157.836062
EUR 0.867199
FJD 2.21445
FKP 0.749521
GBP 0.752165
GEL 2.715018
GGP 0.749521
GHS 10.917148
GIP 0.749521
GMD 73.499323
GNF 8778.549977
GTQ 7.671603
GYD 209.529662
HKD 7.830705
HNL 26.509205
HRK 6.534203
HTG 131.388314
HUF 342.022986
IDR 16990.85
ILS 3.139701
IMP 0.749521
INR 93.948497
IQD 1311.97909
IRR 1315624.999818
ISK 124.719822
JEP 0.749521
JMD 157.346743
JOD 0.709014
JPY 159.524981
KES 129.250288
KGS 87.447897
KHR 4001.973291
KMF 426.999949
KPW 900.003974
KRW 1513.979862
KWD 0.30657
KYD 0.834581
KZT 481.491739
LAK 21506.092917
LBP 89692.06536
LKR 312.41778
LRD 183.27376
LSL 16.894603
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.411466
MAD 9.358386
MDL 17.440975
MGA 4176.061001
MKD 53.348104
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.084003
MRU 40.089837
MUR 46.570088
MVR 15.459624
MWK 1736.722073
MXN 17.992025
MYR 3.939499
MZN 63.897237
NAD 16.894749
NGN 1356.739806
NIO 36.852081
NOK 9.616303
NPR 149.804404
NZD 1.725615
OMR 0.382195
PAB 1.001519
PEN 3.46252
PGK 4.323066
PHP 60.376987
PKR 279.628351
PLN 3.713335
PYG 6541.287659
QAR 3.662273
RON 4.417101
RSD 101.650468
RUB 84.556145
RWF 1457.231632
SAR 3.754899
SBD 8.05166
SCR 13.74181
SDG 600.999794
SEK 9.395399
SGD 1.283745
SHP 0.750259
SLE 24.57502
SLL 20969.510825
SOS 572.35094
SRD 37.487497
STD 20697.981008
STN 21.204227
SVC 8.762971
SYP 110.564047
SZL 16.900787
THB 33.056504
TJS 9.619362
TMT 3.51
TND 2.95786
TOP 2.40776
TRY 44.32892
TTD 6.794814
TWD 32.133504
TZS 2600.260986
UAH 43.875212
UGX 3785.603628
UYU 40.356396
UZS 12210.172836
VES 454.69063
VND 26339
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 567.726608
XAG 0.015794
XAU 0.000234
XCD 2.70255
XCG 1.80494
XDR 0.706079
XOF 567.716781
XPF 103.216984
YER 238.584438
ZAR 17.19515
ZMK 9001.198872
ZMW 19.554625
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Bassines: la manifestation interdite avorte après une journée calme

Bassines: la manifestation interdite avorte après une journée calme

Quinze mois après Sainte-Soline, les autorités s'attendaient à une nouvelle "grande violence" mais les milliers d'opposants aux "bassines" les ont fait mentir en bravant une nouvelle interdiction de manifester, sans incident... jusqu'à ce qu'un incendie déclenché par des grenades lacrymogènes ne leur fasse rebrousser chemin.

Taille du texte:

Face à eux, plus de 3.000 gendarmes avaient été mobilisés et le resteront samedi tandis qu'une seconde manifestation, également interdite, est prévue sur le port de La Rochelle, dont un blocage symbolique est annoncé.

Le quadrillage serré de la région a conduit les opposants aux "bassines" à changer leur objectif de la journée. Le cortège, qui devait initialement rejoindre la commune de Saint-Sauvant, où une "bassine" doit être construite à l'automne, s'est réuni finalement dans l'agglomération de Poitiers avant de marcher en direction d'un "site emblématique de l'agro-industrie".

"C'est ça qu'on veut démanteler", a annoncé une militante au micro après un pique-nique festif à Migné-Auxances, répétant que le mouvement "ne cible pas les agriculteurs" eux-mêmes.

Leur objectif était d'aller déposer une pancarte sur l'usine de semences d'une filiale de coopérative agricole située à quelques kilomètres, "un geste symbolique d'appropriation des accapareurs d'eau".

Un site qualifié de "sensible" par la préfecture, car classé Seveso. Les gendarmes ont tiré des grenades lacrymogènes, après sommations, pour les disperser, leurs projectiles mettant alors le feu à un champ de paille à proximité du cortège, qui faisait alors demi-tour.

- "Absurdité" -

Entre 5.000 et 7.000 personnes, venues de France et de l'étranger, étaient arrivées depuis mardi au "Village de l'eau" organisé jusqu'à dimanche à Melle (Deux-Sèvres) par le collectif Bassines Non Merci (BNM), les mouvements écologistes Les Soulèvements de la Terre et Extinction Rébellion, l'union syndicale Solidaires et l'association altermondialiste Attac, avec la participation de 120 structures militantes.

Vendredi matin, les forces de l'ordre avaient déjà tenté d'empêcher leur départ en tirant de nombreuses grenades lacrymogènes, sans déclencher de heurts.

"L'ambiance est festive, mesurée, avec des gens qui ont vécu Sainte-Soline et qui n'ont absolument pas l'intention de revivre la même chose. La consigne, c'est qu'on ne va pas à l'affrontement", expliquait Julien Le Guet, porte-parole de BNM.

 

Myriam, 30 ans, s'interrogeait "sur l'utilité de se faire confisquer des sardines de tente, des masques ffp2 pour le Covid", en dénonçant "l'absurdité de la situation". "Avoir besoin d'un bouclier, d'un casque, d'un masque à gaz pour vérifier les identités de gens paisibles...", déplorait de son côté Hélène Charnier, 70 ans, retraitée de l'Éducation nationale.

Selon les autorités, près de 500 "black blocs" étaient présents dans le cortège final. Elles avaient recensé jeudi plus d'une centaine d'individus "fichés S" au Village de l'eau à Melle.

"On est vraiment sur une logique d'intimidation, de répression, de criminalisation de notre mouvement, alors qu'on se bat pour un enjeu vital qui est celui de la défense et d'un juste partage de l'eau, et qu'on souhaite juste exercer notre liberté de manifestation qui est un droit fondamental", a déploré dans la journée Johanne Rabier, du collectif BNM dans la Vienne.

- Lentilles d'eau -

Les réserves dites "de substitution" visent à stocker des millions de mètres cubes d'eau puisés dans les nappes phréatiques en hiver afin d'irriguer des cultures en été. Plusieurs dizaines sont en projet dans la région.

Leurs partisans en font une condition de survie des exploitations face aux sécheresses récurrentes, là où leurs détracteurs dénoncent un "accaparement" de l'eau par l'agro-industrie.

Deux camps irréconciliables entre lesquels la lutte s'est intensifiée depuis deux ans, sur le terrain et devant la justice administrative qui a jugé à deux reprises que les prélèvements d'eau pour l'irrigation dans le Marais poitevin étaient "excessifs".

Le sujet divise les syndicats agricoles. La Confédération paysanne et le Modef, qui participent au Village de l'eau, dénoncent les "méga-bassines" comme une source d'inégalités dans l'accès à l'eau.

La Coordination rurale, dont un appel à contre-manifester a été peu suivi, et la FNSEA/JA, premier syndicat de la profession, défendent au contraire cet outil face aux effets du changement climatique, et fustigent l'action des opposants.

Dans la journée, quelque 500 d'entre eux ont procédé au "désarmement" symbolique d'une bassine à Pamproux (Deux-Sèvres): à l'aide de cerfs-volants, ils y ont largué des lentilles d'eau, chargées de "boucher pompes et tuyaux" en se développant. Le parquet a ouvert une enquête pour manifestation interdite.

jed-tsq-abo-ni-ppy/kal/swi

F.Garcia--TFWP