The Fort Worth Press - La biologiste et le papillon: une histoire de parcs américains et de climat

USD -
AED 3.672496
AFN 63.999637
ALL 81.031648
AMD 363.340421
ANG 1.790365
AOA 918.00039
ARS 1524.754198
AUD 1.42291
AWG 1.8
AZN 1.705597
BAM 1.7198
BBD 2.014334
BDT 123.134148
BGN 1.683441
BHD 0.376974
BIF 2996.596875
BMD 1
BND 1.278343
BOB 12.245759
BRL 5.213957
BSD 1.000132
BTN 95.938305
BWP 13.673816
BYN 3.027326
BYR 19600
BZD 2.011326
CAD 1.41705
CDF 2340.000016
CHF 0.831345
CLF 0.024498
CLP 967.330009
CNY 6.71325
CNH 6.71147
COP 3369.37
CRC 454.20569
CUC 1
CUP 24.002462
CVE 96.96141
CZK 21.428982
DJF 177.720211
DKK 6.57103
DOP 59.542287
DZD 133.831434
EGP 52.098498
ERN 15
ETB 162.972098
EUR 0.87899
FJD 2.2357
FKP 0.754816
GBP 0.753755
GEL 2.615005
GGP 0.754816
GHS 11.635494
GIP 0.754816
GMD 73.502842
GNF 8795.170658
GTQ 7.637958
GYD 209.257745
HKD 7.845065
HNL 26.846287
HRK 6.623098
HTG 130.885748
HUF 322.531034
IDR 18028
ILS 3.079601
IMP 0.754816
INR 95.93595
IQD 1310.042516
IRR 1374837.501412
ISK 120.430169
JEP 0.754816
JMD 158.315197
JOD 0.708997
JPY 157.244022
KES 129.729755
KGS 87.448502
KHR 4059.056814
KMF 433.000183
KPW 900.000318
KRW 1359.710329
KWD 0.30877
KYD 0.833443
KZT 439.793707
LAK 22439.127338
LBP 89556.106612
LKR 331.022111
LRD 172.008688
LSL 16.434096
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.397263
MAD 9.630717
MDL 17.680991
MGA 4387.052523
MKD 54.140561
MMK 2099.83552
MNT 3596.071123
MOP 8.080829
MRU 40.062785
MUR 47.469788
MVR 15.449932
MWK 1734.1564
MXN 17.85501
MYR 4.081702
MZN 63.909937
NAD 16.434096
NGN 1327.039625
NIO 36.800429
NOK 9.53582
NPR 153.505837
NZD 1.762425
OMR 0.384496
PAB 1.000079
PEN 3.398334
PGK 4.52425
PHP 62.465498
PKR 277.095071
PLN 3.839965
PYG 5873.947548
QAR 3.645277
RON 4.639494
RSD 103.307008
RUB 84.497761
RWF 1476.596231
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.873396
SDG 601.497925
SEK 9.94721
SGD 1.276995
SHP 0.755002
SLE 24.650298
SLL 20969.491881
SOS 571.60445
SRD 37.686023
STD 20697.981008
STN 21.545091
SVC 8.750324
SYP 13002.000254
SZL 16.429972
THB 33.563002
TJS 9.225649
TMT 3.51
TND 2.961507
TOP 2.40776
TRY 48.980798
TTD 6.787754
TWD 31.767976
TZS 2635.00303
UAH 44.876871
UGX 3914.861437
UYU 40.089518
UZS 11815.811573
VES 852.43145
VND 25974.5
VUV 117.801098
WST 2.745718
XAF 576.579692
XAG 0.01632
XAU 0.000241767514
XCD 2.70255
XCG 1.802386
XDR 0.707052
XOF 576.579692
XPF 104.870231
YER 236.649809
ZAR 16.393875
ZMK 9001.204285
ZMW 19.476614
ZWL 321.999592
SSP 5712.591902
MXV 2.022034
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La biologiste et le papillon: une histoire de parcs américains et de climat
La biologiste et le papillon: une histoire de parcs américains et de climat / Photo: © AFP

La biologiste et le papillon: une histoire de parcs américains et de climat

C'était un papillon d'un "joli bleu", "très délicat et gracieux", se rappelle la biologiste américaine Laura Brennan.

Taille du texte:

Le Parc national des Dunes de l'Indiana, où elle travaille depuis vingt ans dans le nord des Etats-Unis, abritait l'une des plus grandes populations de ces papillons en 1992, quand ils ont été déclarés menacés.

Puis, sous ses yeux, ils ont disparu du parc, victimes entre autres de la hausse des températures.

Comme elle, les milliers d'employés du National Park Service (NPS), l'agence fédérale en charge de ces réserves naturelles, sont confrontés à un nouveau défi: la lutte contre les conséquences de la crise climatique.

Replanter, recenser, déplacer... Cette bataille se traduit de façon très concrète dans leur quotidien et prend de plus en plus de place.

"Aujourd'hui, quasiment tout ce que nous faisons est lié au changement climatique", dit à l'AFP la biologiste Dawn LaFleur, qui se démène elle au Parc national de Glacier, dans le Montana, pour sauver une espèce de pins.

Certains combats, comme le sien, semblent pouvoir être remportés. D'autres sont déjà perdus.

Dans l'Indiana, les Plebejus samuelis, proches du papillon Bleu Melissa, sont la première espèce menacée connue à avoir disparu d'un parc national américain à cause du réchauffement de la planète.

Leur perte ici, même s'ils restent présents ailleurs, a "fendu le coeur" de Laura Brennan. "C'est terrifiant de voir à quel point ces écosystèmes sont fragiles, comment tout est connecté et le peu de contrôle que nous avons", dit-elle à l'AFP.

- Agir "plus vite" -

Contrairement aux menaces plus classiques -- constructions humaines, parasites ou encore sur-tourisme -- les gardiens des parcs n'ont ici aucune prise sur la cause du problème, dont ils ont pris conscience au début des années 1990: les émissions de gaz à effet de serre. Et ils souffrent parfois d'un sentiment d'impuissance.

"Voir les conséquences du changement climatique émeut beaucoup d'employés des parcs", qui y travaillent parfois pour la "troisième ou quatrième génération" et sont très "connectés à leurs ressources", souligne John Gross, du programme de réponse au changement climatique du NPS.

"Pour beaucoup, ce n'est pas un métier, c'est un mode de vie."

Laura Brennan a grandi à seulement quelques heures de son lieu de travail.

En 2012, ses papillons, déjà en difficulté, ont été victimes de ce que les scientifiques appellent un "décalage phénologique".

Au printemps cette année-là, il fait anormalement chaud. Les larves de papillons émergent. Mais la plante dont elles se nourrissent, le lupin, n'a pas encore poussé.

"Les plantes dépendent davantage des températures du sol et les insectes des températures de l'air", explique la biologiste. De ce fait, "les larves n'avaient rien à manger. Cela a été le début de la fin."

Des efforts acharnés avaient pourtant été entamés pour restaurer leur habitat. Le lupin ayant besoin de beaucoup de lumière pour grandir, de grandes opérations de défrichage étaient en cours. En vain.

Face aux menaces se multipliant, "nous devons pouvoir enlever ces facteurs de stress plus rapidement", dit Laura Brennan de sa voix douce.

- Sélection génétique -

Dans le Montana, ce sont les pins à écorce blanche, récemment déclarés menacés, qui jouent leur survie. Ils ne poussent que dans l'ouest des Etats-Unis et au Canada, en haute altitude, particulièrement sensible au réchauffement.

Déjà attaqués par un champignon (Cronartium ribicola), leur habitat est aujourd'hui menacé par le manque d'eau. La neige fond plus tôt au printemps, provoquant un état de sécheresse précoce.

Avec la hausse des températures, de petits insectes ravageurs (Dendroctonus ponderosae) menacent aussi de se propager plus en altitude.

Or sauver ces pins est essentiel: les graines contenues dans leurs cônes nourrissent de nombreuses espèces, comme les grizzlys ou le cassenoix d'Amérique.

Environ 1.000 pins à écorce blanche sont donc replantés chaque année depuis plus de 20 ans dans le Parc national de Glacier -- une tâche colossale sur des terrains difficilement accessibles.

Les graines sont d'abord testées génétiquement pour sélectionner les spécimens résistants au champignon. Mais aussi, depuis quelques années, à la sécheresse, explique Dawn LaFleur.

Elle qui travaille ici depuis plus de 30 ans confie se sentir parfois "submergée". "Plus on passe de temps dans ces environnements, plus on réalise à quel point ils sont fragiles face au changement climatique", dit-elle.

Elle a toutefois "bon espoir" de pouvoir sauver ces pins.

"On ne peut pas changer quand la neige va fondre. Ou à quel point il fait chaud et sec l'été aujourd'hui", dit-elle, philosophe. "Donc on met au point des solutions pour s'adapter et diriger nos ressources vers ce sur quoi on a prise. C'est comme ça qu'on améliore les choses."

P.Grant--TFWP