The Fort Worth Press - "Comme si c'était la fin du monde": à Garissa, les inondations ont "tout englouti"

USD -
AED 3.672501
AFN 62.99985
ALL 83.045552
AMD 377.608336
ANG 1.790083
AOA 917.000197
ARS 1391.482008
AUD 1.43098
AWG 1.8025
AZN 1.70083
BAM 1.692703
BBD 2.017085
BDT 122.889314
BGN 1.709309
BHD 0.377777
BIF 2964.437482
BMD 1
BND 1.280822
BOB 6.920277
BRL 5.307019
BSD 1.001532
BTN 93.628346
BWP 13.656801
BYN 3.038457
BYR 19600
BZD 2.014228
CAD 1.373185
CDF 2274.99968
CHF 0.789765
CLF 0.02352
CLP 928.549806
CNY 6.886399
CNH 6.89802
COP 3710.78
CRC 467.791212
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.432004
CZK 21.174903
DJF 178.340531
DKK 6.462825
DOP 59.449729
DZD 132.443333
EGP 52.221598
ERN 15
ETB 157.836062
EUR 0.86497
FJD 2.22425
FKP 0.749521
GBP 0.748235
GEL 2.71498
GGP 0.749521
GHS 10.917148
GIP 0.749521
GMD 73.492219
GNF 8778.549977
GTQ 7.671603
GYD 209.529662
HKD 7.831425
HNL 26.509205
HRK 6.5177
HTG 131.388314
HUF 338.933503
IDR 16950
ILS 3.129499
IMP 0.749521
INR 93.445504
IQD 1311.97909
IRR 1315624.999839
ISK 124.0396
JEP 0.749521
JMD 157.346743
JOD 0.708972
JPY 158.899501
KES 129.596651
KGS 87.450016
KHR 4001.973291
KMF 426.999852
KPW 900.003974
KRW 1494.349756
KWD 0.30663
KYD 0.834581
KZT 481.491739
LAK 21506.092917
LBP 89692.06536
LKR 312.41778
LRD 183.27376
LSL 16.894603
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.411466
MAD 9.358386
MDL 17.440975
MGA 4176.061001
MKD 53.240561
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.084003
MRU 40.089837
MUR 46.569521
MVR 15.460237
MWK 1736.722073
MXN 17.85425
MYR 3.939503
MZN 63.89682
NAD 16.894749
NGN 1362.859719
NIO 36.852081
NOK 9.74475
NPR 149.804404
NZD 1.71979
OMR 0.384525
PAB 1.001519
PEN 3.46252
PGK 4.323066
PHP 60.00395
PKR 279.628351
PLN 3.69518
PYG 6541.287659
QAR 3.662273
RON 4.4104
RSD 101.574994
RUB 82.27686
RWF 1457.231632
SAR 3.754649
SBD 8.05166
SCR 13.926897
SDG 601.000176
SEK 9.399115
SGD 1.279065
SHP 0.750259
SLE 24.574987
SLL 20969.510825
SOS 572.35094
SRD 37.4875
STD 20697.981008
STN 21.204227
SVC 8.762971
SYP 110.564047
SZL 16.900787
THB 32.576976
TJS 9.619362
TMT 3.51
TND 2.95786
TOP 2.40776
TRY 44.316702
TTD 6.794814
TWD 31.984498
TZS 2572.49847
UAH 43.875212
UGX 3785.603628
UYU 40.356396
UZS 12210.172836
VES 454.69063
VND 26341
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 567.726608
XAG 0.014835
XAU 0.000229
XCD 2.70255
XCG 1.80494
XDR 0.706079
XOF 567.716781
XPF 103.216984
YER 238.598524
ZAR 16.94005
ZMK 9001.197058
ZMW 19.554625
ZWL 321.999592
  • AEX

    15.0000

    976.58

    +1.56%

  • BEL20

    60.9700

    4977.55

    +1.24%

  • PX1

    137.2200

    7802.97

    +1.79%

  • ISEQ

    314.8600

    12196.34

    +2.65%

  • OSEBX

    -16.3200

    1950.1

    -0.83%

  • PSI20

    72.6800

    8829.29

    +0.83%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    34.1700

    3789.63

    +0.91%

"Comme si c'était la fin du monde": à Garissa, les inondations ont "tout englouti"
"Comme si c'était la fin du monde": à Garissa, les inondations ont "tout englouti" / Photo: © AFP

"Comme si c'était la fin du monde": à Garissa, les inondations ont "tout englouti"

"Comme si c'était la fin du monde": assis sur une route, près d'abris de fortune, Abdi Hussein évoque le déluge qui a frappé sa région, dans l'est du Kenya, faisant "monter les eaux encore et encore, jusqu'à ce qu'elles engloutissent tout".

Taille du texte:

Cet homme de 32 ans contemple l'eau couleur de rouille ainsi que les abris de bâches et ficelles en plastique, refuges de ceux qui, comme lui et sa femme, ont tout perdu.

La ville de Garissa a déjà connu des désastres liés à la météo, mais jamais une telle catastrophe, estiment ses habitants.

Cette année, la saison des pluies a été intensifiée par un épisode du phénomène climatique El Niño qui a débuté mi-2023. Des semaines de pluies torrentielles ont entraîné des inondations meurtrières: 257 personnes sont mortes dans ce pays d'Afrique de l'est. Des villages entiers ont été submergés, des routes coupées et près de 55.000 familles ont été déplacées.

Les pluies ont inondé cinq barrages, déclenchant des débordements massifs d'eau en aval à travers Garissa, Tana River et Lamu - une région qui abrite plus de 1,5 million de personnes.

"Nous n'avons pas vu beaucoup de pluie nous-mêmes, mais notre plus grand malheur est de vivre en aval", a déclaré Mwanajuma Raha, dont la maison a été détruite par les flots.

- Ravitaillements difficiles -

À 27 ans, Suleiman Vuya Abdulahi a déjà été déplacé à sept reprises par les inondations depuis sa naissance. Mais cette fois fut sans doute la pire: le jeune fermier qui ne sait pas nager a dû passer plusieurs jours sur le toit de sa maison à attendre des secours.

Il venait à peine de se remettre de son dernier exil involontaire, après avoir été déplacé pour trois mois en novembre.

"Les citoyens ordinaires comme nous, nous sommes vraiment en difficulté", dit-il à l'AFP.

Certains refusent de quitter leur foyer, par peur des pillages, préférant camper sur le toit, quitte à partir à la nage pour trouver des vivres.

Le ravitaillement de Garissa se fait à grand peine: la route principale a été coupée et l'approvisionnement de cette ville marchande proche de la frontière somalienne se fait désormais par les airs ou par bateau, ce qui a provoqué une flambée des prix.

- Fatigue et faim -

De petits bateaux à moteur - à l'origine des bateaux de touristes sur le lac Naivasha, à plus de 400 kilomètres de là - sont constamment sollicités pour transporter des personnes et des denrées alimentaires dont le besoin se fait cruellement sentir.

Parfois le voyage se finit tragiquement: un bateau bondé a chaviré le mois dernier. Les corps de sept personnes, dont une écolière, ont été retrouvés mais une douzaine de personnes manquent toujours à l'appel.

Depuis, les autorités s'assurent à l'embarcadère que tous les passagers portent un gilet de sauvetage et que le bateau n'est pas surchargé.

Mohamed Mansur Ali, un batelier de 36 ans, met l'accent sur la difficulté de sa tâche: "On dort à peine, on arrive à 06h00 on finit à 18H00. Mais quand vous pourriez vous reposer, on vous appelle pour un patient qui doit aller à l'hôpital".

La crise que le pays traverse pourrait encore s'aggraver avec la poursuite des pluies. Dans le centre du Kenya, l'énorme barrage de Masinga a déjà atteint des niveaux "historiques".

En outre, selon Daud Ahmed Shalle, le coordinateur régional de la Croix-Rouge kényane, la situation est "désastreuse" dans les 11 camps qui abritent près de 6.500 familles dans le comté de Garissa.

"Nous avons beaucoup de personnes dans les camps dont le besoin de base, ou le besoin le plus urgent en ce moment, est le manque de nourriture", a-t-il déclaré à l'AFP.

Des ONG ont appelé à un financement accru pour faire face à la crise et souligné que les populations les plus touchées étaient celles les moins responsables des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique.

"L'impact du changement climatique (...)sur les populations est irréversible et ne fera que s'aggraver, entraînant une augmentation continue de la demande mondiale d'aide humanitaire", a déclaré Melaku Yirga, directeur régional pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe de l'organisation caritative américaine Mercy Corps.

T.Dixon--TFWP