The Fort Worth Press - Afrique du Sud: redessiner le vignoble pour résister au réchauffement

USD -
AED 3.672504
AFN 62.503991
ALL 82.182944
AMD 369.50071
ANG 1.79046
AOA 918.000367
ARS 1393.261257
AUD 1.398993
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.682192
BBD 2.018062
BDT 122.986281
BGN 1.66992
BHD 0.37793
BIF 2983.270976
BMD 1
BND 1.280867
BOB 6.923838
BRL 5.056804
BSD 1.001935
BTN 96.102868
BWP 14.172795
BYN 2.788285
BYR 19600
BZD 2.015138
CAD 1.37555
CDF 2247.50392
CHF 0.78696
CLF 0.023076
CLP 898.223885
CNY 6.809904
CNH 6.81438
COP 3789.962585
CRC 454.478992
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.839376
CZK 20.916604
DJF 178.419989
DKK 6.428304
DOP 59.863243
DZD 132.734701
EGP 52.834473
ERN 15
ETB 156.447426
EUR 0.860404
FJD 2.20415
FKP 0.750232
GBP 0.750272
GEL 2.680391
GGP 0.750232
GHS 11.457446
GIP 0.750232
GMD 72.503851
GNF 8785.963102
GTQ 7.643745
GYD 209.624565
HKD 7.83285
HNL 26.646884
HRK 6.481104
HTG 131.183073
HUF 311.210388
IDR 17602.95
ILS 2.91944
IMP 0.750232
INR 95.970504
IQD 1312.604825
IRR 1319000.000352
ISK 123.530386
JEP 0.750232
JMD 158.319357
JOD 0.70904
JPY 158.695504
KES 129.153228
KGS 87.450384
KHR 4020.126435
KMF 424.00035
KPW 899.989966
KRW 1498.055039
KWD 0.30864
KYD 0.834989
KZT 470.382316
LAK 21973.938847
LBP 89725.196749
LKR 329.144626
LRD 183.356986
LSL 16.597084
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.36219
MAD 9.236056
MDL 17.333677
MGA 4170.644648
MKD 53.021116
MMK 2100.069852
MNT 3578.56838
MOP 8.08128
MRU 40.218466
MUR 47.170378
MVR 15.410378
MWK 1737.410227
MXN 17.336604
MYR 3.949504
MZN 63.903729
NAD 16.597084
NGN 1370.490377
NIO 36.872662
NOK 9.304604
NPR 153.764245
NZD 1.70838
OMR 0.384019
PAB 1.001935
PEN 3.434998
PGK 4.365028
PHP 61.608038
PKR 279.069969
PLN 3.65375
PYG 6105.878811
QAR 3.652432
RON 4.436104
RSD 100.967617
RUB 72.76059
RWF 1465.70335
SAR 3.788656
SBD 8.016322
SCR 13.572442
SDG 600.503676
SEK 9.450804
SGD 1.280704
SHP 0.746601
SLE 24.603667
SLL 20969.502105
SOS 572.657292
SRD 37.453038
STD 20697.981008
STN 21.07255
SVC 8.767041
SYP 110.658507
SZL 16.600009
THB 32.605038
TJS 9.348299
TMT 3.51
TND 2.932525
TOP 2.40776
TRY 45.522504
TTD 6.800843
TWD 31.576504
TZS 2615.146433
UAH 44.241431
UGX 3762.095214
UYU 40.132456
UZS 11998.451813
VES 510.148815
VND 26355
VUV 118.113327
WST 2.706364
XAF 564.191287
XAG 0.01316
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.805789
XDR 0.701673
XOF 564.191287
XPF 102.576012
YER 238.603589
ZAR 16.68789
ZMK 9001.203584
ZMW 18.862082
ZWL 321.999592
  • AEX

    -11.1400

    1010.44

    -1.09%

  • BEL20

    -65.2800

    5467.27

    -1.18%

  • PX1

    -129.3100

    7952.55

    -1.6%

  • ISEQ

    -187.5200

    12397.73

    -1.49%

  • OSEBX

    31.9700

    2017.85

    +1.61%

  • PSI20

    -91.2400

    9033.06

    -1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.5700

    4090.69

    -1.03%

  • N150

    -7.1900

    4219.51

    -0.17%

Afrique du Sud: redessiner le vignoble pour résister au réchauffement
Afrique du Sud: redessiner le vignoble pour résister au réchauffement / Photo: © AFP

Afrique du Sud: redessiner le vignoble pour résister au réchauffement

C'est une révolution en douceur: pour protéger le vignoble sud-africain des ravages du réchauffement climatique, qui promet des pluies plus rares mais aussi plus violentes, il faut épouser les courbes du paysage et recycler l'eau tombée du ciel.

Taille du texte:

"Avant les vignes étaient plantées par blocs carrés", raconte à l'AFP Rosa Kruger, 64 ans, regard bleu intense, au domaine Reyneke situé au cœur du vignoble de Stellenbosch, qui passait pour une douce dingue quand elle s'est lancée dans cette croisade il y a plus d'une dizaine d'années.

La conseillère viticole, mondialement saluée pour sa contribution à la qualité des terroirs sud-africains, montre les drains entre chaque parcelle pour récupérer les eaux de pluie. Ils épousent le terrain et rejoignent un réservoir au pied de la pente.

"Je n'accepte pas la fatalité. On peut bien se battre un peu non?", plaisante cette juriste dans une autre vie, espiègle et indépendante, qui semble s'être fixée comme règle de vie de ne faire que ce qui lui plaît.

"Tous les vignobles m'appartiennent. Je ne possède aucune terre mais c'est ce que je me raconte", dit-elle de sa liberté de se mêler de tout, entre deux échanges en afrikaans avec des ouvriers agricoles.

Entre les parcelles, elle a prévu des zones pour planter des buissons de fynbos, plantes endémiques de la région, peu gourmandes en eau et qui sentent bon le maquis. Pour "gagner en biodiversité", faire revenir insectes et divers animaux, permettant de moins traiter la vigne et d'assainir les sols.

En bordure des vignes, des pins, plantés par les colons européens autrefois, consommaient trop d'eau. Ils ont été arrachés.

- "Gageure" -

La terre appauvrie s'effrite sous les déluges de pluie, entre de longues périodes de sécheresse, aggravées cette année par le phénomène El Nino. Comme ce pan de terre remuée, en haut du coteau, qu'elle désigne du doigt.

"S'il y a encore des gens qui doutent du dérèglement climatique, il faut leur parler de l'Afrique du Sud", glisse-t-elle, regard incisif et sourcil narquois.

Reyneke jouit de conditions plutôt favorables, "sols granitiques, vents dominants, proximité de l'Atlantique", liste Rudiger Gretschel, 46 ans, chef de cave et directeur du domaine. Mais "faire pousser du raisin à la pointe de l'Afrique est une gageure", rappelle-t-il.

"Le climat est déjà irrégulier, nous avons déjà peu de pluie, il fait déjà très chaud", insiste-t-il. Donc les investissements d'aujourd'hui pour limiter les effets du réchauffement doivent "garantir la pérennité du domaine pour au moins 50 ou cent ans".

Son domaine en biodynamie compte des dizaines de vaches, dont on récupère le fumier pour nourrir le sol.

De vieilles vignes, notamment de chenin, cépage emblématique de la Loire en France, permettent de continuer à faire du vin pendant les travaux. Les plants nouveaux ne produisent qu'au bout de trois ou quatre ans.

Les prévisions climatiques annoncent jusqu'à trois degrés de plus d'ici la fin du siècle, voire bien plus tôt. "Ça semble peu comme ça, mais je vous assure qu'il va faire chaud", souligne la viticultrice. Mais aussi jusqu'à 30% de moins de pluie d'ici 2050, moins bien répartie dans l'année et qui tombera en trombe, provoquant des inondations.

La ville touristique du Cap, à moins d'une heure de route, souffre déjà régulièrement de pénuries d'eau. "Quand il y aura moins de pluie, les citadins seront prioritaires, pas les agriculteurs", souligne Rosa Kruger.

Raison de plus pour prévoir dès maintenant de fonctionner en auto-suffisance, sans nécessité d'irriguer. "C'est tout le sens de la démarche."

A.Maldonado--TFWP