The Fort Worth Press - Des tracteurs paralysent Bruxelles, les 27 révisent les règles agricoles

USD -
AED 3.67315
AFN 62.501894
ALL 82.895377
AMD 377.43981
ANG 1.790083
AOA 917.000249
ARS 1397.043972
AUD 1.426269
AWG 1.8
AZN 1.701164
BAM 1.689807
BBD 2.011068
BDT 122.513867
BGN 1.709309
BHD 0.377544
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277469
BOB 6.900038
BRL 5.264202
BSD 0.998523
BTN 93.323368
BWP 13.643963
BYN 2.973062
BYR 19600
BZD 2.008078
CAD 1.373215
CDF 2272.999771
CHF 0.787065
CLF 0.023082
CLP 911.430295
CNY 6.880496
CNH 6.887385
COP 3710.78
CRC 465.684898
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.249798
CZK 21.08545
DJF 177.719921
DKK 6.43939
DOP 59.874978
DZD 132.329874
EGP 52.333484
ERN 15
ETB 157.374943
EUR 0.86197
FJD 2.215403
FKP 0.749521
GBP 0.745075
GEL 2.714994
GGP 0.749521
GHS 10.90504
GIP 0.749521
GMD 73.000295
GNF 8780.000427
GTQ 7.648111
GYD 208.902867
HKD 7.83385
HNL 26.519871
HRK 6.492297
HTG 130.780562
HUF 333.9935
IDR 16887
ILS 3.11565
IMP 0.749521
INR 93.20435
IQD 1310
IRR 1315050.000338
ISK 123.759468
JEP 0.749521
JMD 157.274927
JOD 0.709002
JPY 158.436498
KES 129.499915
KGS 87.449895
KHR 4014.999734
KMF 424.99986
KPW 900.003974
KRW 1486.099262
KWD 0.306469
KYD 0.832131
KZT 481.288689
LAK 21549.999713
LBP 89550.00001
LKR 313.539993
LRD 183.597935
LSL 16.929749
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395005
MAD 9.36197
MDL 17.464295
MGA 4164.999833
MKD 53.144761
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.056472
MRU 40.109805
MUR 46.790313
MVR 15.449851
MWK 1737.000048
MXN 17.785601
MYR 3.939498
MZN 63.909518
NAD 16.820349
NGN 1377.369623
NIO 36.720223
NOK 9.74727
NPR 149.304962
NZD 1.705335
OMR 0.384476
PAB 0.998475
PEN 3.472965
PGK 4.305501
PHP 59.433501
PKR 279.249835
PLN 3.669815
PYG 6524.941572
QAR 3.644019
RON 4.391298
RSD 101.219943
RUB 81.918638
RWF 1460
SAR 3.754283
SBD 8.051718
SCR 15.300947
SDG 600.999966
SEK 9.32207
SGD 1.27543
SHP 0.750259
SLE 24.549817
SLL 20969.510825
SOS 571.503487
SRD 37.336497
STD 20697.981008
STN 21.167495
SVC 8.736371
SYP 110.564047
SZL 16.84983
THB 32.320382
TJS 9.540369
TMT 3.5
TND 2.905027
TOP 2.40776
TRY 44.311498
TTD 6.778753
TWD 31.844023
TZS 2595.000352
UAH 43.841339
UGX 3769.542134
UYU 40.685845
UZS 12205.000114
VES 456.504355
VND 26341
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 566.728441
XAG 0.014406
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799457
XDR 0.706079
XOF 568.498074
XPF 103.402677
YER 238.650295
ZAR 16.7911
ZMK 9001.19753
ZMW 19.346115
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1000

    966.72

    +0.53%

  • BEL20

    23.1100

    4940.02

    +0.47%

  • PX1

    60.5600

    7726.2

    +0.79%

  • ISEQ

    207.9300

    12089.56

    +1.75%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    21.8900

    8778.51

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    4.5100

    3759.94

    +0.12%

Des tracteurs paralysent Bruxelles, les 27 révisent les règles agricoles
Des tracteurs paralysent Bruxelles, les 27 révisent les règles agricoles / Photo: © AFP

Des tracteurs paralysent Bruxelles, les 27 révisent les règles agricoles

Des centaines de tracteurs paralysent lundi le centre de Bruxelles, en marge d'une réunion des ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept ouvrant la voie à des simplifications de la Politique agricole commune (PAC).

Taille du texte:

Comme le 1er février, la capitale belge redevient l'épicentre de la colère agricole: quelque 900 véhicules agricoles ont été dénombrés par la police.

Cette dernière a utilisé des canons à eau pour éteindre les brasiers allumés par les manifestants, donnant lieu à des confrontations parfois tendues.

Aux côtés des organisations belges, des délégations d'Espagne, du Portugal et de la puissante confédération italienne Coldiretti sont présentes aux abords d'un Conseil bloqué par des barrages policiers.

Soucieux de désamorcer le mécontentement, les Etats membres avaient exigé de la Commission européenne un plan de "simplification" des règles de la PAC. Bruxelles présente lundi ses premières pistes.

Après une dérogation déjà entérinée sur les jachères, les obligations de maintien des prairies permanentes devraient ainsi être assouplies cette année pour les éleveurs en reconversion. Plusieurs Etats demandent aussi des flexibilités sur les obligations de rotation des cultures.

Une tolérance serait accordée aux agriculteurs ne respectant pas les exigences de la PAC en raison d'épisodes climatiques. Enfin, les exigences de déclaration seraient allégées et un recours à l'imagerie satellitaire contribuerait à réduire "de jusqu'à 50%" les visites de contrôle.

Mais au-delà de ces mesures de court-terme, que l'exécutif européen pourrait entériner rapidement, Bruxelles ouvre la porte à des révisions législatives "à moyen terme" de la PAC, en négociation avec les Etats et eurodéputés, pour modifier certains critères et "réduire la charge".

Dans l'immédiat, "il faut quelque chose de pragmatique, d'opérationnel (...) il y a l'espace (pour des modifications) à l'intérieur des règles actuelles", a estimé le ministre français Marc Fesneau à son arrivée à Bruxelles.

"Mais il y a des choses qui nécessitent de modifier l'acte de base (de la législation PAC). Que cette modification législative enjambe les élections européennes (de juin) n'a pas d'importance. L'important c'est qu'on avance (...) On a besoin de fixer une trajectoire, de poser les jalons d'une PAC qui rassure" à long terme, a-t-il insisté.

Parallèlement, Paris appelle à rouvrir --par voie d'amendements au Parlement européen-- une législation encadrant les émissions des élevages de volailles et porcins, après un accord trouvé en décembre entre Etats et eurodéputés.

-"Monstre bureaucratique"-

"Il y a beaucoup de colère face aux promesses non tenues: c'est l'occasion de réformes nécessaires, la PAC actuelle est un monstre bureaucratique. Le travail dans les champs plutôt que la paperasse doit être à l'ordre du jour", a déclaré le ministre allemand Cem Özdemir.

Mais sans "fausses solutions": "Il faut assurer qu'on peut gagner de l'argent avec la biodiversité (...) Celui qui dit que nous devons faire une pause dans la protection du climat est tout sauf un ami des agriculteurs", prévient-il, alors que plane le spectre d'un détricotage des obligations écologiques.

En marge du salon de l'Agriculture à Paris, le commissaire à l'Agriculture Janusz Wojciechowski s'était dit dimanche ouvert à rendre simplement "incitatives" des obligations vertes comme les jachères ou la rotation des cultures.

Une révision de la politique agricole "est une bonne chose" afin de "mieux rémunérer" les agriculteurs, abonde son homologue belge David Clarinval, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, tout en rappelant que la Commission proposera aussi "en mars" des mesures hors PAC, éventuellement sur "la formation des prix" du marché.

"Il y a aussi des éléments (des législations environnementales) du +Green Deal+ (Pacte vert NDLR) qui sont demandés aux agriculteurs mais qui ne sont pas rémunérés, c'est le coeur du problème", a ajouté M. Clarinval.

Pour autant, les organisations manifestant lundi jugent insuffisantes les mesures esquissées.

Elles exigent notamment l'"arrêt définitif" des négociations commerciales avec les pays sud-américains du Mercosur, et un "meilleur partage de la valeur" avec industriels et distributeurs.

"Un chantier plus vaste que le petit soulagement sur les charges administratives", reconnaît Vincent Delobel, éleveur de chèvres et administrateur du syndicat wallon Fugea, dénonçant "l'étau économique" entre l'inflation des coûts (engrais, énergie) et la chute des prix de vente. "On n'arrive pas à en vivre, les primes PAC sont en perfusion".

Autre motif de colère: Bruxelles a proposé des mesures de restriction des importations ukrainiennes, désormais discutées au Parlement européen, mais sans satisfaire le secteur agricole.

Le sujet reste explosif en Pologne, où des agriculteurs bloquent des passages frontaliers et déversent sur les routes des cargaisons ukrainiennes.

B.Martinez--TFWP