The Fort Worth Press - A Singapour, une "ferme piscicole du futur" pour manger plus local

USD -
AED 3.67315
AFN 62.501894
ALL 82.895377
AMD 377.43981
ANG 1.790083
AOA 917.000249
ARS 1397.043972
AUD 1.426269
AWG 1.8
AZN 1.701164
BAM 1.689807
BBD 2.011068
BDT 122.513867
BGN 1.709309
BHD 0.377544
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277469
BOB 6.900038
BRL 5.264202
BSD 0.998523
BTN 93.323368
BWP 13.643963
BYN 2.973062
BYR 19600
BZD 2.008078
CAD 1.373215
CDF 2272.999771
CHF 0.787065
CLF 0.023082
CLP 911.430295
CNY 6.880496
CNH 6.887385
COP 3710.78
CRC 465.684898
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.249798
CZK 21.08545
DJF 177.719921
DKK 6.43939
DOP 59.874978
DZD 132.329874
EGP 52.333484
ERN 15
ETB 157.374943
EUR 0.86197
FJD 2.215403
FKP 0.749521
GBP 0.745075
GEL 2.714994
GGP 0.749521
GHS 10.90504
GIP 0.749521
GMD 73.000295
GNF 8780.000427
GTQ 7.648111
GYD 208.902867
HKD 7.83385
HNL 26.519871
HRK 6.492297
HTG 130.780562
HUF 333.9935
IDR 16887
ILS 3.11565
IMP 0.749521
INR 93.20435
IQD 1310
IRR 1315050.000338
ISK 123.759468
JEP 0.749521
JMD 157.274927
JOD 0.709002
JPY 158.436498
KES 129.499915
KGS 87.449895
KHR 4014.999734
KMF 424.99986
KPW 900.003974
KRW 1486.099262
KWD 0.306469
KYD 0.832131
KZT 481.288689
LAK 21549.999713
LBP 89550.00001
LKR 313.539993
LRD 183.597935
LSL 16.929749
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395005
MAD 9.36197
MDL 17.464295
MGA 4164.999833
MKD 53.144761
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.056472
MRU 40.109805
MUR 46.790313
MVR 15.449851
MWK 1737.000048
MXN 17.785601
MYR 3.939498
MZN 63.909518
NAD 16.820349
NGN 1377.369623
NIO 36.720223
NOK 9.74727
NPR 149.304962
NZD 1.705335
OMR 0.384476
PAB 0.998475
PEN 3.472965
PGK 4.305501
PHP 59.433501
PKR 279.249835
PLN 3.669815
PYG 6524.941572
QAR 3.644019
RON 4.391298
RSD 101.219943
RUB 81.918638
RWF 1460
SAR 3.754283
SBD 8.051718
SCR 15.300947
SDG 600.999966
SEK 9.32207
SGD 1.27543
SHP 0.750259
SLE 24.549817
SLL 20969.510825
SOS 571.503487
SRD 37.336497
STD 20697.981008
STN 21.167495
SVC 8.736371
SYP 110.564047
SZL 16.84983
THB 32.320382
TJS 9.540369
TMT 3.5
TND 2.905027
TOP 2.40776
TRY 44.311498
TTD 6.778753
TWD 31.844023
TZS 2595.000352
UAH 43.841339
UGX 3769.542134
UYU 40.685845
UZS 12205.000114
VES 456.504355
VND 26341
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 566.728441
XAG 0.014406
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799457
XDR 0.706079
XOF 568.498074
XPF 103.402677
YER 238.650295
ZAR 16.7911
ZMK 9001.19753
ZMW 19.346115
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1000

    966.72

    +0.53%

  • BEL20

    23.1100

    4940.02

    +0.47%

  • PX1

    60.5600

    7726.2

    +0.79%

  • ISEQ

    207.9300

    12089.56

    +1.75%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    21.8900

    8778.51

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    4.5100

    3759.94

    +0.12%

A Singapour, une "ferme piscicole du futur" pour manger plus local
A Singapour, une "ferme piscicole du futur" pour manger plus local / Photo: © AFP

A Singapour, une "ferme piscicole du futur" pour manger plus local

Au large des côtes de Singapour flotte une ferme piscicole de haute technologie, le projet d'un ingénieur à la retraite qui autrefois construisait des plateformes pétrolières.

Taille du texte:

Cette ferme piscicole est soutenue par les autorités singapouriennes, car la ville-Etat, qui compte près de six millions d'habitants, dépend aujourd'hui à 90% des importations pour son alimentation.

Pour se prémunir des perturbations d'approvisionnement que le changement climatique, les maladies ou les conflits peuvent provoquer, Singapour espère produire un tiers de la nourriture qu'elle consomme d'ici 2030.

Bar, mérou, thon, l'installation récolte trente tonnes de poissons par mois, explique Leow Ban Tat, fondateur d'Eco Ark et du Centre d'excellence en aquaculture. Cela représente 20 fois plus par hectare que les élevages traditionnels en cages à filets ouverts, dit-il.

"Il y a une grande différence dans ce que nous faisons parce que nous croyons en la technologie", a déclaré à l'AFP M. Leow, 65 ans.

La structure, qui repose sur une plateforme submersible spécialement conçue à cet effet, filtre l'eau de mer à l'aide d'une machine à ozone afin de tuer les agents pathogènes avant de la transférer dans des réservoirs à poissons situés à six mètres de profondeur.

Ces bassins simulent les conditions de l'océan et permettent aux poissons de nager à contre-courant. Cela les rend plus maigres et nutritifs et les protège aussi de certaines maladies, de la prolifération du plancton et des marées noires.

L'eau est si propre, affirme M. Leow, que contrairement à d'autres fermes, Eco Ark n'a pas besoin d'ajouter des antibiotiques, qui peuvent provoquer une résistance chez l'homme au fil du temps et affecter l'environnement.

Les poissons adultes reçoivent des calamars congelés ainsi que des granulés, et les plus jeunes des probiotiques "qui facilitent la digestion et les fonctions physiologiques" tout en "améliorant les performances de l'animal", a-t-il déclaré.

- Réduire les émissions -

M. Leow cherche également à réduire les émissions de ses "fermes piscicoles du futur" grâce à des panneaux solaires. Il a aussi construit une écloserie après avoir constaté que les poissons juvéniles importés de Malaisie et d'Australie étaient porteurs de maladies.

Les poissons d'Eco Ark sont livrés à plus de 80 restaurants, supermarchés et magasins spécialisés, qui attachent une grande importance à ce qu'ils soient fraîchement pêchés et en bonne santé.

M. Leow dit espérer non seulement vendre ses poissons, mais aussi exporter la technologie de l'Eco Ark, qui peut être construit selon lui à proximité des zones côtières afin de réduire les délais de livraison et les coûts.

"Il est très important que les agriculteurs locaux, qui connaissent réellement l'économie sur place" soient encouragés à répondre à la demande, estime Daniel Teo, cofondateur du restaurant Kin Hoi de Singapour, qui se fournit à l'Eco Ark.

La sécurité alimentaire est devenue un enjeu majeur pour Singapour, qui s'étale sur sept fois la superficie de Paris mais ne dispose pas d'espaces pour répondre à ses besoins agricoles et industriels.

Cependant, Madhumitha Ardhanari, principale stratège en matière de développement durable au sein du groupe à but non lucratif Forum for the Future, s'inquiète de la forte dépendance des pisciculteurs singapouriens vis-à-vis des subventions gouvernementales, ce qui soulève des inquiétudes quant à leur survie à long terme.

N.Patterson--TFWP