The Fort Worth Press - Quand la finance cherche à mettre un prix sur l'impact climatique des entreprises

USD -
AED 3.67315
AFN 62.502089
ALL 82.903582
AMD 377.440135
ANG 1.790083
AOA 917.000034
ARS 1396.929897
AUD 1.426127
AWG 1.8
AZN 1.710713
BAM 1.689807
BBD 2.011068
BDT 122.513867
BGN 1.709309
BHD 0.377508
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277469
BOB 6.900038
BRL 5.232999
BSD 0.998523
BTN 93.323368
BWP 13.643963
BYN 2.973062
BYR 19600
BZD 2.008078
CAD 1.37255
CDF 2273.000124
CHF 0.786296
CLF 0.023076
CLP 911.180086
CNY 6.880505
CNH 6.88547
COP 3710.09
CRC 465.684898
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.250012
CZK 21.057094
DJF 177.719786
DKK 6.4331
DOP 59.874999
DZD 132.345177
EGP 52.332904
ERN 15
ETB 157.375002
EUR 0.8609
FJD 2.216901
FKP 0.749521
GBP 0.74485
GEL 2.714987
GGP 0.749521
GHS 10.904966
GIP 0.749521
GMD 73.000168
GNF 8780.000525
GTQ 7.648111
GYD 208.902867
HKD 7.83385
HNL 26.520363
HRK 6.484501
HTG 130.780562
HUF 333.859866
IDR 16869
ILS 3.11565
IMP 0.749521
INR 93.4781
IQD 1310
IRR 1315050.0004
ISK 123.6496
JEP 0.749521
JMD 157.274927
JOD 0.708976
JPY 158.425003
KES 129.515111
KGS 87.450181
KHR 4014.999958
KMF 425.0003
KPW 900.003974
KRW 1486.749711
KWD 0.30645
KYD 0.832131
KZT 481.288689
LAK 21550.000393
LBP 89550.00025
LKR 313.539993
LRD 183.60415
LSL 16.929828
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395053
MAD 9.361982
MDL 17.464295
MGA 4164.999573
MKD 53.092582
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.056472
MRU 40.109941
MUR 46.790586
MVR 15.449842
MWK 1736.999722
MXN 17.788502
MYR 3.939499
MZN 63.910071
NAD 16.820164
NGN 1378.779561
NIO 36.719913
NOK 9.735602
NPR 149.304962
NZD 1.70672
OMR 0.384502
PAB 0.998475
PEN 3.472942
PGK 4.305503
PHP 59.345039
PKR 279.250218
PLN 3.673485
PYG 6524.941572
QAR 3.644004
RON 4.3879
RSD 101.196989
RUB 81.929909
RWF 1460
SAR 3.754155
SBD 8.051718
SCR 15.302104
SDG 601.000316
SEK 9.3204
SGD 1.274197
SHP 0.750259
SLE 24.549976
SLL 20969.510825
SOS 571.494061
SRD 37.336497
STD 20697.981008
STN 21.167495
SVC 8.736371
SYP 110.564047
SZL 16.849682
THB 32.329703
TJS 9.540369
TMT 3.5
TND 2.905028
TOP 2.40776
TRY 44.33874
TTD 6.778753
TWD 31.876995
TZS 2595.000152
UAH 43.841339
UGX 3769.542134
UYU 40.685845
UZS 12204.999774
VES 456.504355
VND 26341
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 566.728441
XAG 0.014468
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.799457
XDR 0.706079
XOF 568.490302
XPF 103.394181
YER 238.649824
ZAR 16.85385
ZMK 9001.193234
ZMW 19.346115
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1000

    966.72

    +0.53%

  • BEL20

    23.1100

    4940.02

    +0.47%

  • PX1

    60.5600

    7726.2

    +0.79%

  • ISEQ

    207.9300

    12089.56

    +1.75%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    21.8900

    8778.51

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    4.5100

    3759.94

    +0.12%

Quand la finance cherche à mettre un prix sur l'impact climatique des entreprises
Quand la finance cherche à mettre un prix sur l'impact climatique des entreprises / Photo: © AFP/Archives

Quand la finance cherche à mettre un prix sur l'impact climatique des entreprises

Si les indicateurs d'impact environnemental se multiplient, cela ne se traduit pas encore sur le calcul de la performance financière des entreprises, une méthode qui rebattrait la hiérarchie des multinationales et permettrait de mieux adapter la finance à la lutte contre le dérèglement climatique.

Taille du texte:

Pour un investisseur sensible aux critères environnementaux, pas facile de se retrouver dans la myriade des indicateurs économiques, sociaux et de gouvernance (ESG) proposés par de multiples agences de notations, a constaté Vincent Auriac, président du cabinet spécialisé en finance Axylia.

"Ça veut dire quoi une note ESG de 5,2/10 alors qu'il y a des centaines de critères? Personne me ne dit +je ne veux pas investir si la note est de moins de 6/10 mais elles expriment des besoins précis, comme +ne pas investir dans les Ephad+" ou miser sur des entreprises capables de s'adapter à la nouvelle donne climatique, explique-t-il.

En réponse, son cabinet publie tous les ans l'indice "Vérité 40" avec une méthode simple: soustraire du bénéfice opérationnel d'une société le coût de ses émissions carbone tel qu'il devrait l'être pour le Giec, soit 127 euros la tonne en 2024.

- "Un pont" -

Appliqué aux 120 plus grosses entreprises françaises cotées en Bourse, le calcul bouleverse la hiérarchie: adieu Airbus, Carrefour, Saint-Gobain ou TotalEnergies, autant de société qui malgré leurs bénéfices en 2022 seraient incapables de payer leur "facture carbone".

"Et beaucoup ne s'améliorent pas" dans les prochaines années, notamment car le prix de la tonne de carbone augmente dans le scénario du Giec, assure M. Auriac.

LVMH, Sanofi ou encore Thalès passeraient le test sans problème tandis de plus petites entreprises comme Eiffage, Gecina ou encore Ubisoft seraient promues dans l'indice phare CAC 40.

Cette approche est aujourd'hui peu mise en avant chez les gérants parisiens. Mais le premier gestionnaire d'actifs européen Amundi a aussi commencé à développer sa propre mesure.

Plus complexe, elle inclut toutefois le même principe de soustraire du bénéfice le coût des émissions carbone. Celui-ci est calculé avec un périmètre un peu moins étendu et en appliquant des prix différents selon les secteurs – des données gardées en interne - explique Piergaetano Iaccarino, qui a participé à l'élaboration de la formule.

Cette donnée est ensuite comparée au capital de la société, auquel est ajouté un "capital environnemental", défini comme la contribution supplémentaire nécessaire pour atteindre les objectifs de réduction d'émissions carbone que s'est fixés l'entreprise, explique M. Iaccarino.

Ce calcul réduit de fait le retour sur investissement des actionnaires, avec un impact d'autant plus grand que les efforts nécessaires sont importants.

Ce "capital environnemental" est "un pont entre une notion compréhensible pour des investisseurs et une approche scientifique" deux domaines qui ne parlent habituellement pas le même langage, appuie-t-il.

Il reconnaît qu'il est toutefois encore difficile d'étendre cette recherche au-delà du carbone, par exemple avec l'impact sur la biodiversité, en raison du manque de données fiables et complètes pour couvrir le sujet.

- Externalités -

Depuis le 1er janvier, les entreprises doivent collecter un nombre bien plus important de données extra-financières en raison d'une loi européenne mais les premières publications seront pour 2025.

Cela permettra d'enfin mieux prendre en compte les "externalités", un concept né dans les années 1920 pour désigner les conséquences de l'activité d'un agent économique sur son environnement mais sans qu'il en paye le coût directement, comme la pollution d'une rivière par une usine explique M. Auriac.

Du point de vue des entreprises, mettre un prix sur tous les impacts environnementaux ou sociaux permet aussi de faire de meilleurs choix, avance Laurence Barrère, directrice de la finance durable de Kering.

Lorsqu'on s'interroge sur quel matériel utiliser pour un sac et où le produire pour limiter son empreinte, "il est plus facile d'échanger sur une composante en euros qu'en mètres cubes d'eau", explique-t-elle.

"C'est une boussole pour unifier le langage", ajoute la dirigeante, qui précise que les différentes variables ont été calculés avec l'aide de scientifiques.

Le compte de résultat environnemental publié depuis plusieurs années par le groupe permet de comparer l'évolution et de se fixer des objectifs, même s'ils ne sont pas conçus pour les investisseurs, souligne-t-elle.

F.Carrillo--TFWP