The Fort Worth Press - A un mois de la COP28, d'âpres négociations aux Emirats pour sauver un accord

USD -
AED 3.672499
AFN 64.501824
ALL 81.166471
AMD 363.180096
ANG 1.790365
AOA 917.00036
ARS 1524.983906
AUD 1.433014
AWG 1.80125
AZN 1.700902
BAM 1.723635
BBD 2.01455
BDT 122.977945
BGN 1.683441
BHD 0.377018
BIF 2997.193078
BMD 1
BND 1.277876
BOB 12.05776
BRL 5.223896
BSD 1.000181
BTN 95.952657
BWP 13.657294
BYN 3.019137
BYR 19600
BZD 2.011642
CAD 1.41885
CDF 2325.000285
CHF 0.83423
CLF 0.024627
CLP 972.419888
CNY 6.71045
CNH 6.709115
COP 3351.5
CRC 455.717175
CUC 1
CUP 24.004688
CVE 97.175893
CZK 21.567995
DJF 177.720024
DKK 6.59753
DOP 59.478538
DZD 133.820356
EGP 52.074901
ERN 15
ETB 163.374269
EUR 0.88255
FJD 2.244698
FKP 0.754339
GBP 0.756385
GEL 2.595034
GGP 0.754339
GHS 11.657656
GIP 0.754339
GMD 74.000241
GNF 8797.077629
GTQ 7.636548
GYD 209.280908
HKD 7.84655
HNL 26.851268
HRK 6.655202
HTG 130.898612
HUF 324.002503
IDR 17979
ILS 3.06706
IMP 0.754339
INR 95.97495
IQD 1310.308056
IRR 1374849.999778
ISK 120.729786
JEP 0.754339
JMD 158.34211
JOD 0.70899
JPY 157.306977
KES 129.694475
KGS 87.448299
KHR 4059.204815
KMF 432.999546
KPW 900.000318
KRW 1354.725026
KWD 0.30875
KYD 0.833521
KZT 439.095969
LAK 22442.154059
LBP 89567.332478
LKR 331.075752
LRD 171.53357
LSL 16.386165
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398082
MAD 9.687185
MDL 17.748225
MGA 4404.707873
MKD 54.27009
MMK 2099.371601
MNT 3597.221926
MOP 8.083477
MRU 40.048647
MUR 47.610403
MVR 15.459838
MWK 1734.386774
MXN 18.091399
MYR 4.082801
MZN 63.895747
NAD 16.385877
NGN 1324.989862
NIO 36.812303
NOK 9.60439
NPR 153.522722
NZD 1.77411
OMR 0.384497
PAB 1.000181
PEN 3.440545
PGK 4.525445
PHP 62.646501
PKR 277.081154
PLN 3.857765
PYG 5875.587713
QAR 3.645826
RON 4.658398
RSD 103.697995
RUB 83.754418
RWF 1476.771496
SAR 3.756513
SBD 8.026199
SCR 13.864595
SDG 601.499182
SEK 10.000595
SGD 1.278335
SHP 0.754404
SLE 24.597113
SLL 20969.491881
SOS 571.602311
SRD 37.753004
STD 20697.981008
STN 21.591705
SVC 8.752132
SYP 13002.000254
SZL 16.382376
THB 33.579501
TJS 9.206879
TMT 3.5
TND 2.96908
TOP 2.40776
TRY 48.999502
TTD 6.785083
TWD 31.831898
TZS 2635.002963
UAH 44.863071
UGX 3920.877416
UYU 40.098881
UZS 11822.560247
VES 856.71525
VND 25972.5
VUV 118.916544
WST 2.76931
XAF 578.914805
XAG 0.016355
XAU 0.000240308075
XCD 2.70255
XCG 1.802599
XDR 0.707052
XOF 578.914805
XPF 105.104986
YER 236.624968
ZAR 16.42706
ZMK 9001.201923
ZMW 19.578657
ZWL 321.999592
SSP 5712.591901
MXV 2.048356
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

A un mois de la COP28, d'âpres négociations aux Emirats pour sauver un accord
A un mois de la COP28, d'âpres négociations aux Emirats pour sauver un accord / Photo: © AFP/Archives

A un mois de la COP28, d'âpres négociations aux Emirats pour sauver un accord

La concrétisation d'un fonds pour compenser les dégâts climatiques, revendication incontournable des pays en développement, s'impose à Abou Dhabi comme la question la plus urgente à résoudre d'ici la COP28, avant l'âpre débat attendu sur la fin des énergies fossiles.

Taille du texte:

Dans les couloirs feutrés de l'Emirates Palace, fastueux complexe hôtelier en bord de mer, quelque 70 ministres sont réunis jusqu'à mardi soir pour un savant ballet diplomatique à huis clos.

Objectif ? Dénouer les négociations, à quatre semaines de la COP28 de Dubaï, la plus importante depuis l'accord de Paris, prévue du 30 novembre au 12 décembre.

La conférence doit établir le premier bilan officiel des efforts de l'humanité pour respecter l'accord de 2015 et son ambition de limiter le réchauffement climatique "si possible à 1,5°C" depuis l'ère pré-industrielle.

Pour la première fois, 2023 flirte avec cette limite et le climat mondial, sur plusieurs années, est considéré comme déjà réchauffé d'environ 1,2°C, avec son cortège de catastrophes.

Ces derniers mois, le débat sur la fin des énergies fossiles, moteur essentiel du réchauffement, s'est imposé comme jamais dans les négociations onusiennes. Depuis 30 ans, elles n'ont abouti qu'à un objectif de réduction du charbon à la COP26, sans jamais se prononcer sur le pétrole et le gaz.

Mais le vif débat attendu entre pays producteurs, pays émergents dépendant des hydrocarbures, économies riches toujours grandes consommatrices et états insulaires menacés par la montée des eaux, est temporairement au second plan.

- "Nœud principal" -

Ce fonds, dont l'adoption sur le principe a été considéré comme le résultat majeur de la COP27, reste à créer: quel fonctionnement, qui le finance, qui en bénéficie? Rien n'est tranché, alors que les pays en développement exigent sa mise en œuvre dès la COP28.

Le dernier cycle de négociations s'est conclu mi-octobre en Egypte sur un échec. Un ultime rendez-vous a été organisé à Abou Dhabi du 3 au 5 novembre.

"On était à un 1 ou 2 jours d'un accord", relativise un négociateur européen, confiant. Parmi les blocages, "les Etats-Unis ne veulent pas mettre un centime si la Chine est un potentiel bénéficiaire", autrement dit si le fonds n'est pas réservé aux pays vulnérables, explique-t-il.

Des pays dénoncent la volonté des Occidentaux d'établir le fonds, même temporairement, au sein de la Banque mondiale, qui "n'est pas adaptée aux questions de développement", a rappelé Michai Robertson, un négociateur de l'Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS).

"Les Saoudiens ne veulent aucune formulation qui élargirait la liste des donateurs au-delà des pays développés", ajoute son homologue européen.

Même si ces divergences sont surmontées d'ici la COP28, nul ne sait quel montant pourra être levé auprès des pays riches, qui peinent déjà à honorer leur promesse de fournir 100 milliards de dollars de finance climat par an.

- "Opinions bien arrêtées" -

La transition et l’adaptation en nécessitent pourtant des milliers de milliards, mais "la finance publique est le levier qui va débloquer la finance privée", rappelle constamment Harjeet Sing de l'ONG Climate Action Network.

Le fonds sur les pertes et dommages "est basé sur le volontariat (...) ce n'est pas un dû", défend la ministre française, chargée avec son homologue du Bangladesh Shahab Uddin de présider la séance organisée mardi pour dégripper le dossier.

Pour Mme Pannier-Runacher, un accord doit être vite trouvé pour éviter que ce dossier symbolique ne devienne "peut-être un prétexte pour ne pas aborder les discussions qui fâchent", en premier la réduction des gaz à effet de serre.

"Je sais qu'il y a des opinions bien arrêtées sur l'idée d'inclure une formulation sur les combustibles fossiles et les énergies renouvelables" dans l'accord final de la COP28, s'est contenté de déclarer lundi son futur président, Sultan Al Jaber, appelant les pays à trouver "un terrain d'entente".

Sultan Al Jaber, également patron de la compagnie pétrolière émiratie Adnoc, a mis de côté sa formule habituelle sur la réduction "inévitable" des fossiles.

"C'est trop tôt, cela bloquerait les négociations", souffle un membre de son entourage, alors que dans les couloirs de l'Emirates Palace les discussions vont bon train sur les réticences des pays du Golfe, Arabie saoudite en tête.

Sans être encore acquis, l'objectif de tripler les capacités des énergies renouvelables d'ici 2030 (pour atteindre 11 terawatts) semble en meilleur voie.

"Si vous acceptez les 11 TW, vous avez acceptez de réduire les émissions des énergies fossiles", a déclaré lundi Francesco La Camera, directeur général de l'Agence internationale pour les renouvelables (Irena), confiant malgré les inquiétudes sur l'explosion de la demande énergétique.

T.M.Dan--TFWP