The Fort Worth Press - Oman fait revivre ses mangroves, un puits de carbone menacé par le changement climatique

USD -
AED 3.672499
AFN 65.504736
ALL 82.012423
AMD 377.773158
ANG 1.79008
AOA 917.000047
ARS 1442.262801
AUD 1.431516
AWG 1.8
AZN 1.698448
BAM 1.659595
BBD 2.015639
BDT 122.394949
BGN 1.67937
BHD 0.376973
BIF 2965.596535
BMD 1
BND 1.27457
BOB 6.91481
BRL 5.303402
BSD 1.000776
BTN 90.44239
BWP 13.24927
BYN 2.866659
BYR 19600
BZD 2.012669
CAD 1.36738
CDF 2229.99993
CHF 0.777898
CLF 0.021857
CLP 863.079882
CNY 6.93805
CNH 6.936665
COP 3704.17
CRC 496.14758
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.565043
CZK 20.54795
DJF 178.211857
DKK 6.332197
DOP 63.157627
DZD 129.926302
EGP 46.854801
ERN 15
ETB 155.932472
EUR 0.848035
FJD 2.209501
FKP 0.738005
GBP 0.73584
GEL 2.695038
GGP 0.738005
GHS 10.987836
GIP 0.738005
GMD 73.000256
GNF 8783.310776
GTQ 7.675957
GYD 209.370505
HKD 7.813225
HNL 26.434899
HRK 6.390402
HTG 131.283861
HUF 320.478501
IDR 16876.7
ILS 3.129102
IMP 0.738005
INR 90.66105
IQD 1311.010794
IRR 42125.000158
ISK 122.959832
JEP 0.738005
JMD 156.523658
JOD 0.709008
JPY 157.044949
KES 129.000287
KGS 87.449435
KHR 4038.98126
KMF 418.999668
KPW 900.002243
KRW 1467.470252
KWD 0.307361
KYD 0.833956
KZT 493.576471
LAK 21509.911072
LBP 89638.030929
LKR 309.69554
LRD 186.137286
LSL 16.167606
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.339495
MAD 9.185352
MDL 17.007501
MGA 4427.737424
MKD 52.293597
MMK 2100.00747
MNT 3580.70414
MOP 8.05317
MRU 39.920067
MUR 46.059462
MVR 15.45012
MWK 1735.286131
MXN 17.347575
MYR 3.947502
MZN 63.749726
NAD 16.167606
NGN 1368.195506
NIO 36.826006
NOK 9.71805
NPR 144.708438
NZD 1.668345
OMR 0.384495
PAB 1.000776
PEN 3.36398
PGK 4.350519
PHP 58.562992
PKR 280.209677
PLN 3.57626
PYG 6608.484622
QAR 3.647395
RON 4.318502
RSD 99.548986
RUB 76.997104
RWF 1460.610278
SAR 3.750238
SBD 8.058149
SCR 13.889902
SDG 601.498432
SEK 9.04498
SGD 1.273275
SHP 0.750259
SLE 24.45004
SLL 20969.499267
SOS 570.904894
SRD 37.869637
STD 20697.981008
STN 20.789492
SVC 8.756194
SYP 11059.574895
SZL 16.159799
THB 31.611501
TJS 9.366941
TMT 3.505
TND 2.899825
TOP 2.40776
TRY 43.615017
TTD 6.776526
TWD 31.678202
TZS 2585.000013
UAH 43.184356
UGX 3572.383187
UYU 38.617377
UZS 12275.134071
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.988021
WST 2.726314
XAF 556.612755
XAG 0.013379
XAU 0.000204
XCD 2.70255
XCG 1.803594
XDR 0.692248
XOF 556.610394
XPF 101.198154
YER 238.400271
ZAR 16.12955
ZMK 9001.195865
ZMW 18.589121
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.3100

    991.49

    +0.64%

  • BEL20

    6.0800

    5530.86

    +0.11%

  • PX1

    34.6000

    8272.36

    +0.42%

  • ISEQ

    56.7600

    13256.63

    +0.43%

  • OSEBX

    41.3500

    1808.3

    +2.34%

  • PSI20

    63.2100

    8842.62

    +0.72%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.2400

    4084.58

    -0.25%

  • N150

    26.2400

    4001.35

    +0.66%

Oman fait revivre ses mangroves, un puits de carbone menacé par le changement climatique
Oman fait revivre ses mangroves, un puits de carbone menacé par le changement climatique / Photo: © AFP

Oman fait revivre ses mangroves, un puits de carbone menacé par le changement climatique

Dans un marais de la capitale d'Oman, Zakiya al-Afifi, blouse blanche et bottes aux pieds, mesure l'écorce d'un palétuvier, estimant sa capacité à absorber le dioxyde de carbone responsable du réchauffement de la planète.

Taille du texte:

Au milieu d'une dense végétation, à l'ombre du soleil brûlant, cette scientifique environnementale de 41 ans affirme que les 80 hectares de mangroves de la réserve d'Al-Qurm pourraient absorber des milliers de tonnes de CO2.

"Les mangroves sont le puits de carbone le plus riche au monde", explique-t-elle en accompagnant un groupe d'étudiants universitaires dans la zone protégée.

Le pays du Golfe est l'un des premiers dans cette région productrice de pétrole à avoir lancé un projet de préservation des arbres et arbustes de bord de mer, qui aident à prendre le carbone de l’air pour le stocker dans leurs racines et les sols.

"Les mangroves sont reconnues comme l'une des solutions naturelles pour lutter contre le changement climatique", dit Zakiya al-Afifi, en soulignant que ces écosystèmes, qui se développent sur les terres riches en sel, stockent davantage de carbone que les forêts et pour une plus longue période.

Selon elle, jusqu'à 80 tonnes de CO2 par hectare pourraient être stockées dans la biomasse en surface, et davantage encore dans le sol.

- Ressources menacées -

Les mangroves, qui couvraient Oman dans l'Antiquité, ont été décimées par les changements climatiques au fil des siècles, et sont plus que jamais menacées par la hausse des températures, les inondations et les cyclones liés au réchauffement provoqué par l'homme.

"Si nous ne restaurons pas davantage de forêts, nous les perdrons peut-être un jour", alerte Zakiya al-Afifi.

Le pays de 4,5 millions d'habitants, qui compte aujourd'hui près de 1.000 hectares de forêts, s'est lancé dans la réhabilitation et la préservation des mangroves dès 2001.

Dans la crique Al-Sawadi au nord de la capitale Mascate, un responsable de l'Autorité environnementale omanaise, Badr ben Saif Al Busaidi, montre du doigt un dense bosquet de palétuviers.

"Il n'y avait pas un seul arbre ici" il y a vingt ans, raconte ce quadragénaire, en affirmant que la forêt s'étend désormais "sur plus de quatre kilomètres, avec 88 hectares de mangroves".

Ces deux dernières années, Oman a planté plus de 3,5 millions de graines de mangroves, dont deux millions rien qu'en 2023. "L'année prochaine, les chiffres seront encore plus élevés", prévoit M. Busaidi. Car "si nous n'agissons pas, nous perdrons ces ressources naturelles".

Au départ, le programme s'appuyait sur des pépinières de palétuviers, dont deux à Al-Qurm, produisant 850.000 plants destinés à être transférés dans les zones côtières. En 2021, les autorités ont eu recours à des drones pour disperser les graines, mais après des résultats décevants, ils ont opté pour une plantation directe et ciblée.

- Crédits carbone -

Oman s'est lancé en parallèle sur le marché des crédits carbone, achetés par les entreprises qui cherchent à s'afficher "neutres en carbone".

Un crédit représente une tonne de CO2 qui est retirée de l'atmosphère ou empêchée d'y pénétrer grâce à des projets environnementaux financés. La crédibilité de ces outils a été entachée par plusieurs enquêtes journalistiques et études scientifiques, selon lesquelles la réduction des émissions et les bénéfices des projets associés sont souvent surestimés.

L'Autorité environnementale omanaise a signé en octobre un contrat avec la société MSA Green Projects Company pour la plantation de 100 millions d'arbres sur quatre ans, devant permettre d'éliminer théoriquement 14 millions de tonnes de CO2 et de générer 150 millions de dollars de crédits carbone.

Mais pour que ces crédits soient jugés légitimes, les arbres plantés devront se développer à maturité, ne pas brûler… afin de stocker le carbone de façon permanente, ce qui est généralement l’aspect le plus difficile à certifier.

Ces compensations sont aussi à mettre en perspective avec les 71 millions de tonnes de CO2 émises en 2021 par Oman, selon le Global Carbon Project.

Dans la réserve d'Al-Qurm, l'étudiante Israa al-Maskari se dit elle déterminée à sauver les mangroves de son pays. "Les générations précédentes ne pensaient pas beaucoup à l'environnement", souligne la jeune femme de 22 ans, en inspectant des semis. "Ce qu'ils ont fait, nous devons l'assumer aujourd'hui (...) et préserver l'environnement pour nous et pour les générations futures".

M.T.Smith--TFWP