The Fort Worth Press - Le boom de l'açai, une chance et une menace pour l'Amazonie brésilienne

USD -
AED 3.673042
AFN 65.000368
ALL 81.910403
AMD 377.703986
ANG 1.79008
AOA 917.000367
ARS 1431.771804
AUD 1.424197
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.658906
BBD 2.014216
BDT 122.30167
BGN 1.67937
BHD 0.377055
BIF 2960
BMD 1
BND 1.273484
BOB 6.910269
BRL 5.219041
BSD 1.000025
BTN 90.583306
BWP 13.239523
BYN 2.873016
BYR 19600
BZD 2.011247
CAD 1.365315
CDF 2230.000362
CHF 0.775335
CLF 0.021803
CLP 860.890396
CNY 6.93805
CNH 6.93008
COP 3667
CRC 495.76963
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.82504
CZK 20.48504
DJF 177.720393
DKK 6.31696
DOP 62.99504
DZD 129.92804
EGP 46.860504
ERN 15
ETB 155.150392
EUR 0.84581
FJD 2.23475
FKP 0.738005
GBP 0.734215
GEL 2.69504
GGP 0.738005
GHS 10.99039
GIP 0.738005
GMD 73.000355
GNF 8760.503848
GTQ 7.670255
GYD 209.225001
HKD 7.81385
HNL 26.45504
HRK 6.373404
HTG 131.004182
HUF 319.77404
IDR 16855
ILS 3.110675
IMP 0.738005
INR 90.606204
IQD 1310.5
IRR 42125.000158
ISK 122.640386
JEP 0.738005
JMD 156.517978
JOD 0.70904
JPY 157.11404
KES 129.000351
KGS 87.450384
KHR 4033.00035
KMF 419.00035
KPW 900.002243
KRW 1462.780383
KWD 0.30724
KYD 0.833355
KZT 494.785725
LAK 21500.000349
LBP 85550.000349
LKR 309.387392
LRD 186.150382
LSL 16.30377
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.325039
MAD 9.185039
MDL 17.050476
MGA 4440.000347
MKD 52.139015
MMK 2100.00747
MNT 3580.70414
MOP 8.047618
MRU 39.850379
MUR 46.050378
MVR 15.450378
MWK 1737.000345
MXN 17.257265
MYR 3.947504
MZN 63.750377
NAD 16.303727
NGN 1366.980377
NIO 36.703722
NOK 9.66949
NPR 144.932675
NZD 1.660815
OMR 0.384507
PAB 1.000025
PEN 3.367504
PGK 4.266039
PHP 58.517038
PKR 279.703701
PLN 3.567885
PYG 6607.462446
QAR 3.64135
RON 4.306704
RSD 99.279038
RUB 76.98964
RWF 1453
SAR 3.750211
SBD 8.058149
SCR 13.733071
SDG 601.503676
SEK 9.017325
SGD 1.271105
SHP 0.750259
SLE 24.450371
SLL 20969.499267
SOS 571.503662
SRD 37.818038
STD 20697.981008
STN 21.05
SVC 8.750011
SYP 11059.574895
SZL 16.303649
THB 31.514504
TJS 9.370298
TMT 3.505
TND 2.847504
TOP 2.40776
TRY 43.602704
TTD 6.771984
TWD 31.602304
TZS 2575.000335
UAH 42.955257
UGX 3558.190624
UYU 38.652875
UZS 12275.000334
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.988021
WST 2.726314
XAF 556.381418
XAG 0.012939
XAU 0.000202
XCD 2.70255
XCG 1.802328
XDR 0.692248
XOF 554.503593
XPF 101.703591
YER 238.403589
ZAR 16.017904
ZMK 9001.203584
ZMW 18.62558
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Le boom de l'açai, une chance et une menace pour l'Amazonie brésilienne
Le boom de l'açai, une chance et une menace pour l'Amazonie brésilienne / Photo: © AFP/Archives

Le boom de l'açai, une chance et une menace pour l'Amazonie brésilienne

Par une chaleur étouffante, José Diogo grimpe sur un palmier pour cueillir une grappe de baies noires qui ressemblent à de grosses myrtilles: c'est le début de la récolte de l'açai, fruit emblématique de l'Amazonie brésilienne.

Taille du texte:

Le boom de ce fruit à la mode, prisé par des stars d'Hollywood pour ses vertus énergétiques et anti-oxydantes, permet de faire vivre des dizaines de petits producteurs.

Mais le succès est tel que la tendance à la monoculture dans certaines zones menace la biodiversité de la plus grande forêt tropicale de la planète.

José Diogo, 41 ans, vit dans une communauté afro-brésilienne quilombola, nom donné aux descendants d'esclaves fugitifs, à 120 km de Belem, capitale de l'Etat du Para (nord), où aura lieu en 2025 la conférence de l'ONU sur le climat COP-30.

Situé dans la commune d'Abaetetuba, son village, Igarape Sao Joao, se trouve au bord de la rivière Itacuruça, où le sol inondé une partie de l'année est un terreau propice pour le palmier pinot, sur lequel pousse l'açai.

"Quand la cueillette débute (elle a lieu d'août à janvier), notre situation s'améliore beaucoup", dit-il à l'AFP, tout en égrenant les grandes grappes qui pendent près de la cime pour faire tomber les baies dans un grand panier.

Dans une bonne journée, il remplit 25 paniers de 14 kg. Chacun de ses paniers peut lui rapporter jusqu'à 25 réais (environ 4,75 euros), selon le cours de l'açai.

Des intermédiaires achètent les baies à sa communauté et les amènent par voie fluviale à Belem, où elles sont revendues au plus vite pour éviter qu'elles ne se gâtent.

Dans le marché traditionnel Ver-o-peso, fondé en 1901, des dizaines d'hommes en sueur déchargent l'açai de leurs bateaux en pleine nuit et trouvent rapidement preneurs chez des fabricants de pulpe, de jus ou autres produits extraits de la baie.

Maycon de Souza, 30 ans, empile trois paniers sur sa tête et deux autres sur son épaule droite: 70 kg au total.

"En une nuit, je peux gagner 300 réais (environ 57 euros)", dit-il.

- Biodiversité en danger -

L'Etat du Para concentre plus de 90% de la production brésilienne d'açai.

Ces dernières décennies, la consommation de ce "superaliment" a explosé, bien au-delà des frontières du Brésil, dans des jus ou des sorbets hautement énergétiques.

La production d'açai a longtemps été présentée comme un modèle de "bio-économie", source de revenus pour les populations locales d'Amazonie sans rogner sur la forêt.

Mais des études ont montré que cette expansion est nocive pour la biodiversité, quand le palmier pinot prend la place d'autres espèces natives.

"À l'état naturel, il y en a 50 à 60, voire 100 par hectare. Si on dépasse les 200, on perd 60% de la biodiversité dans ces zones inondables", explique à l'AFP le biologiste Madson Freitas, chercheur au musée Emilio Goeldi de Belem.

La monoculture est également préjudiciable pour la récolte de l'açai: la disparition de certaines plantes affecte la pollinisation par des insectes comme les abeilles, les fourmis ou les guêpes, ce qui fait chuter la production.

- "Investissement social" -

Madson Freitas, lui-même originaire d'une communauté quilombola du Para, considère qu'une production durable de l'açai est possible, à condition d'établir des règles plus strictes pour éviter la monoculture.

Il préconise par ailleurs un "investissement social", par le biais de subventions, par exemple, pour encourager les petits producteurs à "préserver la forêt".

Salomao Santos, leader communautaire du village d'Igarape Sao Joao, reconnaît que la monoculture de l'açai "peut devenir problématique".

"Nous survivons grâce à l'Amazonie et l'Amazonie ne survit pas avec une seule espèce", insiste-t-il, rappelant les cycles éphémères du caoutchouc ou de la canne à sucre au début du siècle dernier en Amazonie.

Salomao Santos dirige l'association Malungu, qui représente les communautés quilombolas du Para. "Nous rendons un grand service au monde en préservant la forêt. Maintenant, nous voulons que l'Etat et tous ceux qui ont tiré profit de la sueur et du sang des esclaves paient leur dette".

Selon le dernier recensement, 1,3 million de personnes vivent dans les 3.500 communautés quilombolas du Brésil.

C.M.Harper--TFWP