The Fort Worth Press - Retraites: la contre-programmation très calculée d'Emmanuel Macron

USD -
AED 3.672498
AFN 62.5029
ALL 82.819398
AMD 376.075163
ANG 1.790083
AOA 917.000378
ARS 1397.110301
AUD 1.436565
AWG 1.8
AZN 1.699903
BAM 1.688145
BBD 2.009072
BDT 122.394372
BGN 1.709309
BHD 0.377767
BIF 2958.624827
BMD 1
BND 1.276256
BOB 6.893129
BRL 5.231897
BSD 0.997544
BTN 93.230733
BWP 13.63089
BYN 2.970277
BYR 19600
BZD 2.006223
CAD 1.37492
CDF 2273.000041
CHF 0.787145
CLF 0.023051
CLP 910.170499
CNY 6.880504
CNH 6.891745
COP 3712.41
CRC 465.238726
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.175414
CZK 21.127799
DJF 177.636605
DKK 6.448445
DOP 59.194938
DZD 132.659875
EGP 52.581102
ERN 15
ETB 155.750187
EUR 0.86306
FJD 2.22325
FKP 0.74705
GBP 0.746635
GEL 2.715011
GGP 0.74705
GHS 10.912826
GIP 0.74705
GMD 73.000276
GNF 8743.725967
GTQ 7.640618
GYD 208.6928
HKD 7.83213
HNL 26.402945
HRK 6.499601
HTG 130.655262
HUF 336.171498
IDR 16914
ILS 3.126335
IMP 0.74705
INR 93.876297
IQD 1306.805921
IRR 1315049.999892
ISK 123.919864
JEP 0.74705
JMD 157.11949
JOD 0.708978
JPY 158.652005
KES 129.649945
KGS 87.449677
KHR 3997.255178
KMF 425.000135
KPW 899.971148
KRW 1497.825005
KWD 0.30657
KYD 0.831294
KZT 480.792301
LAK 21441.54953
LBP 89332.395375
LKR 313.246356
LRD 182.547937
LSL 16.914492
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.385596
MAD 9.32385
MDL 17.446884
MGA 4151.759319
MKD 53.179834
MMK 2099.628947
MNT 3568.971376
MOP 8.048336
MRU 39.820637
MUR 46.502481
MVR 15.450291
MWK 1729.410597
MXN 17.851982
MYR 3.956027
MZN 63.910193
NAD 16.912959
NGN 1373.169654
NIO 36.709839
NOK 9.747029
NPR 149.169001
NZD 1.71749
OMR 0.384494
PAB 0.997544
PEN 3.4702
PGK 4.307127
PHP 59.873973
PKR 278.458498
PLN 3.688498
PYG 6518.521076
QAR 3.647765
RON 4.396974
RSD 101.349827
RUB 81.145429
RWF 1458.380986
SAR 3.753811
SBD 8.051718
SCR 13.8813
SDG 601.000453
SEK 9.359796
SGD 1.278945
SHP 0.750259
SLE 24.549666
SLL 20969.510825
SOS 570.111649
SRD 37.336501
STD 20697.981008
STN 21.147215
SVC 8.728114
SYP 110.977546
SZL 16.908277
THB 32.589498
TJS 9.531352
TMT 3.5
TND 2.939722
TOP 2.40776
TRY 44.347598
TTD 6.771674
TWD 32.001499
TZS 2572.502246
UAH 43.799335
UGX 3765.930542
UYU 40.64581
UZS 12161.753917
VES 456.504355
VND 26354
VUV 119.458227
WST 2.748874
XAF 566.190351
XAG 0.014396
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.797757
XDR 0.704159
XOF 566.190351
XPF 102.939019
YER 238.649649
ZAR 16.98706
ZMK 9001.186243
ZMW 19.326828
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.7400

    971.46

    +0.49%

  • BEL20

    24.7000

    4964.57

    +0.5%

  • PX1

    0.0000

    7726.3

    0%

  • ISEQ

    9.6700

    12099.78

    +0.08%

  • OSEBX

    -10.7200

    1938.06

    -0.55%

  • PSI20

    50.0400

    8828.54

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    16.1700

    3776.27

    +0.43%

Retraites: la contre-programmation très calculée d'Emmanuel Macron
Retraites: la contre-programmation très calculée d'Emmanuel Macron / Photo: © AFP

Retraites: la contre-programmation très calculée d'Emmanuel Macron

Pendant que le débat sur les retraites agite le pays, Emmanuel Macron regarde ailleurs: l'Elysée met clairement en scène un président occupé par l'Ukraine ou les défis climatiques, économiques et migratoires. Aussi loin que possible du tumulte de la rue et de l'Assemblée.

Taille du texte:

"C'est bien de montrer qu'il n'y a pas que les retraites, les Français vont se lasser", assure une figure du camp présidentiel. A ses yeux, la "réforme emblématique" des retraites ne serait pas un moment-clé du second quinquennat du chef de l'Etat, mais viendrait "parachever" le premier, au cours duquel il n'avait pu clôturer ce chantier.

L'Elysée prépare donc déjà le "nouvel élan" post-retraites, estime cette même source.

En pleine journée de manifestations et de grèves, Emmanuel Macron reçoit mardi deux hauts dirigeants ukrainiens.

La veille, interrogé à La Haye aux côtés du Premier ministre néerlandais Mark Rutte, il avait fait le service minimum, réaffirmant que sa réforme était "indispensable" et apportant son "soutien" à la cheffe du gouvernement Elisabeth Borne, qui est elle en première ligne et a durci le ton ces derniers jours.

Depuis début janvier, Emmanuel Macron ne s'est exprimé publiquement qu'à trois reprises sur le sujet politique le plus brûlant du moment.

Et à chaque fois, en réponse à des questions de la presse, près d'un dirigeant étranger: avant les Pays-Bas, il y avait eu le 19 janvier avec l'Espagnol Pedro Sanchez à Barcelone, pour un sommet prévu de longue date, tombé le jour de la première mobilisation massive contre son projet; puis le 22 janvier avec l'Allemand Olaf Scholz.

- "Il se sait clivant" -

Pour le reste, Emmanuel Macron évite le dossier, ne se déplace quasiment pas en France et aussi souvent que possible loin des micros, même s'il distille ses messages à ses troupes en coulisses.

L'agenda présidentiel de cette semaine, publié mardi, est éloquent.

Sur le front diplomatique, outre l'Ukraine, le président multiplie les échanges pour préparer le Conseil européen des 9 et 10 février à Bruxelles sur son grand cheval de bataille, la riposte du Vieux Continent à la politique industrielle des Etats-Unis en faveur de la transition énergétique, qu'il a lui-même qualifiée de "super agressive".

Sur le front intérieur, le Conseil des ministres de mercredi portera sur le projet de loi sur l'immigration, un autre dossier inflammable, alors même qu'il ne doit arriver au Parlement que mi-mars.

S'il avait envisagé de retourner à Marseille début février, l'incertitude liée à la contestation sociale semble l'avoir poussé à un report. L'Elysée évoque maintenant une visite au premier trimestre, et a calé entre-temps une visioconférence mercredi pour une "revue" de ses engagements baptisés "Marseille en Grand".

Après un premier "conseil de la planification écologique" la semaine dernière, à l'issue duquel il s'est engagé, dans une vidéo sur les réseaux sociaux, à "doubler" l'effort pour réduire les émissions carbone de la France, il décline cette semaine l'exercice avec un "conseil de la politique nucléaire" vendredi, pour fixer sa feuille de route.

Enfin, Emmanuel Macron se penche sur un autre casse-tête qui l'attend prochainement: la réforme des institutions. Il reçoit son prédécesseur François Hollande à déjeuner vendredi pour le sonder, avant d'en faire autant prochainement avec l'ex-président Nicolas Sarkozy.

"Le président est concentré sur les dossiers de temps long", "structurants pour le quinquennat", plaide-t-on dans son entourage pour montrer qu'il est déjà projeté vers l'après-retraites.

En fait, "Emmanuel Macron veut absolument accrocher cette réforme comme un totem à son CV", estime Adélaïde Zulfikarpasic, directrice générale de l'institut de sondages BVA France. "Mais il se sait clivant, et qu'il s'expose il ne va faire que mettre de l'huile sur le feu, donc il a intérêt à rester en retrait", dit-elle à l'AFP.

Un conseiller ministériel relève aussi qu'il pourra ainsi "intervenir" si "vraiment ça tourne au vinaigre". D'autant que lorsqu'il prend la parole, il ravive parfois les polémiques, comme quand il a jugé, depuis Barcelone, que sa réforme avait été "démocratiquement validée" par sa réélection -- un propos "malheureux", dit ce conseiller.

M.Delgado--TFWP