The Fort Worth Press - Un tiers du Pakistan "sous les eaux", plus de 1.060 morts

USD -
AED 3.6725
AFN 65.499729
ALL 82.012423
AMD 377.773158
ANG 1.79008
AOA 917.000037
ARS 1442.275002
AUD 1.437732
AWG 1.8
AZN 1.697294
BAM 1.659595
BBD 2.015639
BDT 122.394949
BGN 1.67937
BHD 0.376995
BIF 2965.596535
BMD 1
BND 1.27457
BOB 6.91481
BRL 5.271602
BSD 1.000776
BTN 90.44239
BWP 13.24927
BYN 2.866659
BYR 19600
BZD 2.012669
CAD 1.369065
CDF 2230.000275
CHF 0.7768
CLF 0.021932
CLP 866.00035
CNY 6.93805
CNH 6.938869
COP 3698
CRC 496.14758
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.565043
CZK 20.568969
DJF 178.211857
DKK 6.331013
DOP 63.157627
DZD 129.992996
EGP 46.861601
ERN 15
ETB 155.932472
EUR 0.847799
FJD 2.210498
FKP 0.732184
GBP 0.736925
GEL 2.694986
GGP 0.732184
GHS 10.987836
GIP 0.732184
GMD 73.000379
GNF 8783.310776
GTQ 7.675957
GYD 209.370505
HKD 7.81155
HNL 26.434899
HRK 6.3863
HTG 131.283861
HUF 322.487018
IDR 16879.45
ILS 3.13001
IMP 0.732184
INR 90.398099
IQD 1311.010794
IRR 42125.000158
ISK 122.770089
JEP 0.732184
JMD 156.523658
JOD 0.709003
JPY 156.875974
KES 129.102598
KGS 87.450209
KHR 4038.98126
KMF 418.999491
KPW 900.030004
KRW 1469.990241
KWD 0.307339
KYD 0.833956
KZT 493.576471
LAK 21509.911072
LBP 89638.030929
LKR 309.69554
LRD 186.137286
LSL 16.167606
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.339495
MAD 9.185352
MDL 17.007501
MGA 4427.737424
MKD 52.251206
MMK 2099.783213
MNT 3569.156954
MOP 8.05317
MRU 39.920067
MUR 46.059657
MVR 15.449897
MWK 1735.286131
MXN 17.426835
MYR 3.9525
MZN 63.750209
NAD 16.167606
NGN 1366.530344
NIO 36.826006
NOK 9.778903
NPR 144.708438
NZD 1.67346
OMR 0.384506
PAB 1.000776
PEN 3.36398
PGK 4.350519
PHP 58.550504
PKR 280.209677
PLN 3.58107
PYG 6608.484622
QAR 3.647395
RON 4.318398
RSD 99.504972
RUB 76.753269
RWF 1460.610278
SAR 3.750238
SBD 8.058149
SCR 14.862442
SDG 601.501385
SEK 9.03673
SGD 1.273565
SHP 0.750259
SLE 24.450362
SLL 20969.499267
SOS 570.904894
SRD 37.86973
STD 20697.981008
STN 20.789492
SVC 8.756194
SYP 11059.574895
SZL 16.159799
THB 31.705498
TJS 9.366941
TMT 3.505
TND 2.899825
TOP 2.40776
TRY 43.6127
TTD 6.776526
TWD 31.654974
TZS 2574.999777
UAH 43.184356
UGX 3572.383187
UYU 38.617377
UZS 12275.134071
VES 377.985125
VND 25960
VUV 119.687673
WST 2.726344
XAF 556.612755
XAG 0.013394
XAU 0.000205
XCD 2.702549
XCG 1.803594
XDR 0.692248
XOF 556.610394
XPF 101.198154
YER 238.396166
ZAR 16.198103
ZMK 9001.200805
ZMW 18.589121
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.1500

    985.14

    -0.52%

  • BEL20

    -20.5200

    5525.05

    -0.37%

  • PX1

    -23.1300

    8238.17

    -0.28%

  • ISEQ

    -319.0500

    13200.06

    -2.36%

  • OSEBX

    1.4100

    1767.03

    +0.08%

  • PSI20

    -102.1300

    8779.01

    -1.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.2400

    4084.58

    -0.25%

  • N150

    -8.7600

    3975.26

    -0.22%

Un tiers du Pakistan "sous les eaux", plus de 1.060 morts

Un tiers du Pakistan "sous les eaux", plus de 1.060 morts

Des dizaines de millions de Pakistanais luttaient lundi contre les pires pluies de mousson en trois décennies, qui ont fait au moins 1.061 morts, emporté d'innombrables maisons et détruit des terres agricoles vitales.

Taille du texte:

Un tiers du Pakistan est actuellement "sous les eaux", a indiqué dans une interview à l'AFP la ministre du Changement climatique, Sherry Rehman, évoquant une "crise de proportions inimaginables".

Les pluies de mousson, qui ont débuté en juin, sont "sans précédent depuis 30 ans", a déclaré lundi le Premier ministre, Shehbaz Sharif, en parcourant les régions touchées du nord.

Une énorme opération de secours était en cours dans le pays, où l'aide internationale commençait à arriver lentement, alors que l'Indus, le principal fleuve du pays, menace de sortir de son lit.

Les responsables pakistanais attribuent ces intempéries dévastatrices au changement climatique, affirmant que le Pakistan subit les conséquences de pratiques environnementales irresponsables ailleurs dans le monde.

Plus de 33 millions d'habitants, soit un Pakistanais sur sept, ont été affectés par les inondations et près d'un million de maisons ont été détruites ou gravement endommagées, selon le gouvernement.

Mais les autorités tentaient toujours d'atteindre des villages isolés situés dans des zones montagneuses dans le nord du pays, ce qui pourrait encore faire grimper le bilan.

"Tout n'est qu'un grand océan, il n'y a pas d'endroit sec d'où pomper l'eau", a déclaré Mme Rehman, ajoutant que le coût économique, qui n'a pas encore été quantifié, serait dévastateur.

La mousson, qui dure habituellement de juin à septembre, est essentielle pour l'irrigation des plantations et pour reconstituer les ressources en eau du sous-continent indien. Mais elle apporte aussi chaque année son lot de drames et de destructions.

- Les conséquences du changement climatique -

Selon Mme Rehman, ces intempéries sont pires encore que celles de 2010, année au cours de laquelle 2.000 personnes avaient été tuées et près d'un cinquième du pays submergé par les pluies de mousson.

Des personnes déplacées par les inondations ont trouvé refuge dans des camps de fortune établis à la va-vite partout dans le pays.

"La vie ici est misérable. Notre respect de soi est en jeu", a déclaré à l'AFP Fazal e Malik, abrité avec environ 2.500 autres personnes sur le terrain d'une école à Nowshera, dans la province du Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest).

"Je pue, mais il n'y a pas d'endroit pour prendre une douche. Il n'y a pas de ventilateurs", a-t-il ajouté.

Le pays a reçu deux fois plus de précipitations qu'habituellement, selon le service météorologique. Dans les provinces du sud (Baloutchistan et Sind), les plus touchées, les pluies ont été plus de quatre fois supérieures à la moyenne des 30 dernières années.

Près de Sukkur, dans le Sind, où un imposant barrage datant de l'époque coloniale situé sur le fleuve Indus est vital pour empêcher que la catastrophe n'empire, un agriculteur se lamentait de voir ses champs de riz perdus.

"Nos plantations s'étendaient sur 2.000 hectares, sur lesquelles le riz de la meilleure qualité était ensemencé et mangé par vous et nous", a déclaré à l'AFP Khalil Ahmed, 70 ans. "Tout ça est fini".

Le responsable du barrage a assuré que le gros de l'eau s'écoulant depuis le nord du pays devrait atteindre l'ouvrage autour du 5 septembre, mais s'est dit confiant en sa capacité de tenir le choc.

- 'Difficile d'atterrir' -

Le barrage détourne les eaux de l'Indus vers des milliers de kilomètres de canaux qui constituent l'un des plus grands réseaux d'irrigation au monde. Mais les fermes ainsi desservies sont aujourd'hui complètement inondées.

La NDMA a indiqué que plus de 80.000 hectares de terres cultivables avaient été ravagées, et plus de 3.400 kilomètres de routes et 157 ponts emportés par les eaux.

L'eau entrave les opérations de secours placées sous la supervision de l'armée pakistanaise.

Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence et appelé à l'aide la communauté internationale. Dimanche, les premiers vols apportant de l'aide humanitaire sont arrivés, en provenance de Turquie ou des Emirats arabes unis.

Ces inondations surviennent au pire moment pour le Pakistan, dont l'économie était déjà en crise.

Le Fonds monétaire international devait se réunir lundi à Washington pour donner son accord à la reprise d'un programme de prêts de 6 milliards de dollars, essentiel pour le pays. Mais il est déjà clair que le Pakistan aura besoin de bien plus pour reconstruire les infrastructures détruites par les inondations.

Les prix des aliments de base montent en flèche et des problèmes d'approvisionnement se font déjà ressentir dans les provinces du Sind et du Pendjab.

G.George--TFWP