The Fort Worth Press - Des chercheurs suisses mettent à l'abri un gigantesque trésor de données climatiques de la NASA

USD -
AED 3.672497
AFN 66.999875
ALL 82.030446
AMD 365.419129
ANG 1.790258
AOA 918.000257
ARS 1481.513028
AUD 1.425456
AWG 1.804
AZN 1.700526
BAM 1.712579
BBD 2.014159
BDT 123.299606
BGN 1.717508
BHD 0.37714
BIF 2981.046659
BMD 1
BND 1.290001
BOB 6.923833
BRL 5.079604
BSD 0.999987
BTN 96.188333
BWP 14.286152
BYN 2.891906
BYR 19600
BZD 2.011182
CAD 1.40737
CDF 2260.000057
CHF 0.810925
CLF 0.023709
CLP 933.129827
CNY 6.77325
CNH 6.76697
COP 3257.27
CRC 453.671799
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.5526
CZK 21.16725
DJF 178.079193
DKK 6.54748
DOP 58.440563
DZD 133.197287
EGP 51.017602
ERN 15
ETB 161.406017
EUR 0.875795
FJD 2.220803
FKP 0.74518
GBP 0.746251
GEL 2.625012
GGP 0.74518
GHS 11.59004
GIP 0.74518
GMD 73.513532
GNF 8773.965316
GTQ 7.627746
GYD 209.182892
HKD 7.8407
HNL 26.78161
HRK 6.599094
HTG 130.698809
HUF 315.658989
IDR 17901.7
ILS 3.04955
IMP 0.74518
INR 96.27695
IQD 1310.052845
IRR 1375250.000029
ISK 125.240118
JEP 0.74518
JMD 158.508608
JOD 0.709019
JPY 162.747027
KES 129.301257
KGS 87.450096
KHR 4040.227142
KMF 431.99958
KPW 900.000068
KRW 1478.419729
KWD 0.31018
KYD 0.833352
KZT 468.058651
LAK 22605.38411
LBP 89550.750209
LKR 336.326581
LRD 180.967389
LSL 16.440502
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.410571
MAD 9.376806
MDL 17.595215
MGA 4289.786036
MKD 53.913477
MMK 2099.580573
MNT 3587.192397
MOP 8.075553
MRU 39.960071
MUR 47.259902
MVR 15.460215
MWK 1734.032679
MXN 17.39401
MYR 4.088954
MZN 63.910127
NAD 16.440502
NGN 1379.379572
NIO 36.803369
NOK 9.62325
NPR 153.901656
NZD 1.71076
OMR 0.384494
PAB 0.999982
PEN 3.39654
PGK 4.471901
PHP 61.748498
PKR 277.827437
PLN 3.79303
PYG 6067.345875
QAR 3.645311
RON 4.586303
RSD 102.770995
RUB 78.580818
RWF 1473.010425
SAR 3.755397
SBD 8.071362
SCR 13.397854
SDG 600.504736
SEK 9.67673
SGD 1.29042
SHP 0.746601
SLE 24.374992
SLL 20969.507346
SOS 571.533649
SRD 37.44185
STD 20697.981008
STN 21.453308
SVC 8.750285
SYP 110.532098
SZL 16.438488
THB 33.669505
TJS 9.245022
TMT 3.51
TND 2.958267
TOP 2.40776
TRY 47.199802
TTD 6.788878
TWD 32.330198
TZS 2637.497981
UAH 44.760337
UGX 3715.362758
UYU 40.209629
UZS 11987.58335
VES 724.839798
VND 26315
VUV 119.397476
WST 2.744997
XAF 574.385625
XAG 0.016985
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.802253
XDR 0.71479
XOF 574.385625
XPF 104.429451
YER 238.596617
ZAR 16.44436
ZMK 9001.193505
ZMW 18.325504
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.9800

    1089.56

    -0.09%

  • BEL20

    5.6200

    5624.64

    +0.1%

  • PX1

    -10.8400

    8329.04

    -0.13%

  • ISEQ

    68.6500

    13529.9

    +0.51%

  • OSEBX

    5.8600

    1959.42

    +0.3%

  • PSI20

    70.7500

    9141.07

    +0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8100

    4368.96

    -0.11%

  • N150

    -10.1100

    4201.09

    -0.24%

Des chercheurs suisses mettent à l'abri un gigantesque trésor de données climatiques de la NASA
Des chercheurs suisses mettent à l'abri un gigantesque trésor de données climatiques de la NASA / Photo: © AFP/Archives

Des chercheurs suisses mettent à l'abri un gigantesque trésor de données climatiques de la NASA

Des chercheurs suisses ont transféré vers un superordinateur d'immenses quantités de données publiques de la NASA sur le climat et l'environnement, afin de les mettre à l'abri et d'entraîner des modèles d'intelligence artificielle, dans un contexte de profondes coupes budgétaires aux États-Unis.

Taille du texte:

L'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) a annoncé cette initiative à la fin de la semaine dernière, révélant que ses chercheurs avaient transféré environ 100 pétaoctets (100 millions de gigaoctets) de données de la NASA vers le Centre national suisse de calcul scientifique (CSCS), situé à Lugano, dans le sud du pays.

"Il est impossible de se représenter un tel volume", a expliqué à l'AFP Reto Knutti, professeur de physique du climat et directeur du Centre de modélisation des systèmes climatiques (C2SM) de l'ETH.

Selon lui, il a fallu environ un an pour copier quelque six milliards de fichiers, soit l'équivalent d'environ 20 millions de longs métrages en HD.

Les chercheurs prévoient également de récupérer d'importants ensembles de données de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).

Ces données, collectées sur plusieurs décennies, contiennent des informations essentielles sur le système terrestre, notamment les gaz à effet de serre, les précipitations, les nuages et les calottes glaciaires.

Elles serviront à entraîner des modèles d'IA capables d'effectuer des prévisions rapides et fiables dans des domaines tels que la météorologie, le climat et les risques naturels.

- Menace des coupes budgétaires -

Mais ce n'est pas la seule raison de cette initiative: les chercheurs reconnaissent qu'elle est aussi motivée par les importantes réductions de financement de la recherche scientifique aux États-Unis.

Thomas Zurbuchen, professeur à l'ETH et ancien scientifique en chef de la NASA, à l'origine du transfert de données, a souligné dans un communiqué le rôle essentiel joué par les États-Unis dans l'observation de la Terre depuis des décennies.

Sans les vastes programmes de mesure menés par la NASA et la NOAA, le monde "en saurait aujourd'hui beaucoup moins sur notre planète", a-t-il affirmé.

Depuis son retour à la Maison Blanche l'an dernier, le président américain Donald Trump a engagé d'importantes réductions des financements fédéraux consacrés aux sciences du climat et à l'observation de la Terre, notamment pour des programmes alimentant les réseaux internationaux de surveillance.

Reto Knutti a toutefois souligné que "jusqu'à présent, les États-Unis n'avaient pas restreint l'accès à ces données". "Mais nous savons aussi que les décisions de l'administration américaine peuvent être prises rapidement et ne sont pas toujours prévisibles".

- Les données, un "nouvel or" -

"Les données constituent le nouvel or", a estimé Reto Knutti, expliquant que les modèles de prévision fondés sur les données - appelés "modèles fondamentaux" ("foundation models") - surpassaient déjà les modèles traditionnels, qui exploitent des équations mathématiques pour simuler les processus complexes à l'œuvre dans les océans et l'atmosphère.

"Certains de ces modèles fondamentaux deviennent vraiment, vraiment très performants en matière de prévision", a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils pouvaient être "mille fois plus rapides que les modèles basés sur la physique".

"Il est désormais possible d'effectuer une prévision météorologique mondiale sur plusieurs jours, à l'échelle de toute la planète, en une minute environ", a-t-il expliqué, alors qu'auparavant plusieurs heures étaient nécessaires.

Cette accélération peut sauver des vies, ces prévisions étant essentielles aussi bien pour l'agriculture et l'hydroélectricité que pour protéger les populations face aux risques naturels tels que les inondations, les tempêtes ou les glissements de terrain.

Les données copiées sont stockées dans les vastes installations du CSCS, qui abrite également "Alps", l'un des superordinateurs les plus puissants au monde.

L'ETH explique que l'objectif est d'intégrer cet immense volume de données à cette puissance de calcul afin de permettre aux chercheurs de les analyser grâce à des méthodes fondées sur l'IA, tout en entraînant de nouveaux modèles.

"Ce sera un travail colossal", a prédit Reto Knutti, tout en estimant que l'effort en valait largement la peine. "Si nous collectons autant de données sans que personne ne soit capable d'en tirer du sens, ce serait en quelque sorte un gaspillage de ressources".

P.McDonald--TFWP