The Fort Worth Press - Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue

USD -
AED 3.6725
AFN 64.000189
ALL 80.906293
AMD 358.057859
ANG 1.789785
AOA 917.999903
ARS 1550.683967
AUD 1.43602
AWG 1.8025
AZN 1.701861
BAM 1.740036
BBD 2.003559
BDT 123.852313
BGN 1.747831
BHD 0.375489
BIF 2986.971974
BMD 1
BND 1.274158
BOB 12.010284
BRL 5.4887
BSD 0.994627
BTN 94.291535
BWP 13.758962
BYN 2.955771
BYR 19600
BZD 2.000463
CAD 1.396665
CDF 2312.491688
CHF 0.813755
CLF 0.024951
CLP 982.000188
CNY 6.670601
CNH 6.679655
COP 3250.2
CRC 451.369275
CUC 1
CUP 23.871582
CVE 98.090062
CZK 21.64465
DJF 177.122067
DKK 6.643281
DOP 59.93942
DZD 135.712991
EGP 55.308902
ERN 15
ETB 163.249788
EUR 0.88886
FJD 2.24875
FKP 0.745268
GBP 0.742375
GEL 2.597588
GGP 0.745268
GHS 11.593068
GIP 0.745268
GMD 74.000093
GNF 8810.408095
GTQ 7.60417
GYD 208.500872
HKD 7.844805
HNL 26.733444
HRK 6.76901
HTG 130.391459
HUF 324.543501
IDR 18146
ILS 3.162695
IMP 0.745268
INR 94.55665
IQD 1507.908268
IRR 1883408.498588
ISK 121.059988
JEP 0.745268
JMD 157.767152
JOD 0.70903
JPY 157.625499
KES 129.940044
KGS 87.449904
KHR 4062.751587
KMF 440.999774
KPW 899.999961
KRW 1338.695044
KWD 0.31124
KYD 0.8289
KZT 450.213523
LAK 22401.124415
LBP 89543.21849
LKR 330.928532
LRD 169.096028
LSL 16.579341
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.382657
MAD 9.775113
MDL 17.99331
MGA 4515.451812
MKD 54.694269
MMK 2099.52083
MNT 3598.087189
MOP 8.038145
MRU 40.373975
MUR 47.30203
MVR 15.454992
MWK 1724.696212
MXN 18.85575
MYR 4.072498
MZN 63.909596
NAD 16.579341
NGN 1344.209635
NIO 36.606575
NOK 9.263255
NPR 150.864442
NZD 1.78648
OMR 0.384487
PAB 0.994823
PEN 3.447319
PGK 4.462633
PHP 63.468022
PKR 275.144822
PLN 3.927585
PYG 5942.170819
QAR 3.625947
RON 4.7486
RSD 104.574998
RUB 81.685918
RWF 1471.080115
SAR 3.762939
SBD 8.051718
SCR 14.001253
SDG 601.498309
SEK 9.74111
SGD 1.279455
SHP 0.745545
SLE 22.910187
SLL 20969.504398
SOS 568.442122
SRD 37.541973
STD 20697.981008
STN 21.797153
SVC 8.703542
SYP 13001.999685
SZL 16.563773
THB 33.721497
TJS 9.14122
TMT 3.51
TND 2.972103
TOP 2.40776
TRY 50.020298
TTD 6.742932
TWD 32.904495
TZS 2644.096981
UAH 45.412048
UGX 4202.39832
UYU 39.987723
UZS 11861.722948
VES 890.036602
VND 25734.5
VUV 119.472328
WST 2.779309
XAF 583.053905
XAG 0.020342
XAU 0.000254277908
XCD 2.70255
XCG 1.79257
XDR 0.707052
XOF 583.053905
XPF 106.091876
YER 236.175011
ZAR 16.612175
ZMK 9001.202383
ZMW 20.156742
ZWL 321.999592
SSP 5745.96484
MXV 2.122974
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue
Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue / Photo: © AFP

Brésil: vivre à Recife dans la peur d'être enseveli sous la boue

"Nous restons réveillés jusqu'au petit matin, avec la peur que la colline nous tombe dessus": Claudia do Rosario, comme d'autres habitants de Recife (nord-est du Brésil), craint tous les jours pour sa vie, alors que les glissements de terrain dus à des pluies torrentielles ont déjà fait plus d'une centaine de morts.

Taille du texte:

Dans le quartier pauvre de Vila dos Milagres, à quelques rues de sa bicoque au toit de tôle et aux murs roses suintant d'humidité, les fortes précipitations du week-end dernier ont provoqué des coulées qui ont tout emporté sur leur passage, ensevelissant de nombreuses habitations.

Mercredi après-midi, les autorités locales ont estimé à 120 le nombre de morts. Celui des personnes sans abri s'est elevé de son côté à 7.312.

Les voisins sinistrés "ont appelé les gens de la Défense civile plusieurs fois et personne n'est venu. Ce n'est que lorsqu'il y a eu des morts qu'ils sont venus. Ils attendent qu'il se passe la même chose ici pour venir?", lance cette femme de 43 ans sans emploi.

Même angoisse du côté de Maria Lucia da Silva. "A chaque fois qu'il pleut, la colline cède un peu... Nous sommes pleins d'appréhension ici. Nous appelons les autorités mais jusqu'à présent elles ne nous ont donné aucune solution, elles disent que la priorité, c'est la partie du quartier qui a été le plus touchée", avance la commerçante de 37 ans.

Là-bas, où se sont produits les glissements de terrain, les pompiers, les agents d'entretien et d'autres fonctionnaires s'activent ce mercredi à la recherche de personnes portées disparues, comme le constate un vidéaste de l'AFP.

- Zones exposées -

La mairie de Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc, a affirmé qu'elle avait ouvert des numéros de téléphone et de messagerie WhatsApp pour que les habitants fassent état des incidents. Selon elle, plus de 200 fonctionnaires se trouvaient mercredi dans ce quartier, oeuvrant dans "le nettoyage, l'assistance sociale, la défense civile et la santé".

Un refuge a été monté à Vila dos Milagres pour fournir assistance médicale, vêtements et articles de première nécessité aux sinistrés.

Entre vendredi soir et samedi matin, il a plu l'équivalent de 70% de ce qui est normalement attendu pour l'ensemble du mois de mai dans certaines zones de la capitale régionale.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a survolé les zones inondées lundi et le gouvernement a débloqué un crédit de 1 milliard de réais (environ 198 millions d'euros) pour venir en aide aux sinistrés.

Le chef de l'Etat d'extrême droite avait été critiqué pour avoir dit que ce type de catastrophe, ce sont "des choses qui arrivent", après notamment une tragédie similaire qui a fait 233 à Petropolis, près de Rio de Janeiro (sud-est), en février.

D'autres inondations meurtrières avaient eu lieu à la fin de l'année dernière dans l'Etat de Bahia (nord-est), puis en janvier dans le sud-est, dans les Etats de Sao Paulo et Minas Gerais

Les experts expliquent ces épisodes par une combinaison de fortes pluies, exacerbées par le changement climatique, et l'implantation de quartiers entiers faits de logements précaires dans des zones escarpées à risque.

Le Centre national de surveillance et d'alerte des catastrophes naturelles du Brésil (Cemaden) estime que 9,5 millions de personnes au Brésil vivent dans des zones exposées aux glissements de terrain ou aux inondations, dont beaucoup dans des favelas - des bidonvilles - dépourvues de structures sanitaires de base.

L.Davila--TFWP