The Fort Worth Press - Les mégafeux sont "encore mal compris" par les scientifiques

USD -
AED 3.672499
AFN 66.000266
ALL 80.778943
AMD 366.25005
AOA 918.00007
ARS 1496.513997
AUD 1.420596
AWG 1.8025
AZN 1.698249
BAM 1.694243
BBD 2.013626
BDT 123.754743
BHD 0.376996
BIF 2988.071622
BMD 1
BND 1.281981
BOB 12.092258
BRL 5.108601
BSD 0.999753
BTN 95.145446
BWP 13.521485
BYN 2.960018
BYR 19600
BZD 2.010681
CAD 1.402805
CDF 2260.999588
CHF 0.81057
CLF 0.023103
CLP 912.480449
CNY 6.749509
CNH 6.748385
COP 3165.55
CRC 454.762008
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.518807
CZK 21.01155
DJF 178.03342
DKK 6.48206
DOP 58.256128
DZD 133.025013
EGP 49.694994
ERN 15
ETB 161.364703
EUR 0.86707
FJD 2.21295
FKP 0.742819
GBP 0.74295
GEL 2.615034
GGP 0.742819
GHS 11.751814
GIP 0.742819
GMD 73.496998
GNF 8780.470902
GTQ 7.628337
GYD 209.158083
HKD 7.844705
HNL 26.796086
HRK 6.532399
HTG 130.718954
HUF 316.080502
IDR 17901
ILS 3.007702
IMP 0.742819
INR 95.254898
IQD 1309.701703
IRR 1374800.000067
ISK 123.469731
JEP 0.742819
JMD 158.474679
JOD 0.70901
JPY 158.299704
KES 129.359593
KGS 87.450107
KHR 4056.705519
KMF 426.999942
KRW 1422.689712
KWD 0.30959
KYD 0.833171
KZT 468.495939
LAK 22589.41952
LBP 89528.70601
LKR 335.825291
LRD 180.459725
LSL 16.307022
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.373118
MAD 9.327951
MDL 17.39541
MGA 4298.392651
MKD 53.301108
MMK 2099.443841
MNT 3595.840223
MOP 8.078327
MRU 40.080389
MUR 46.939481
MVR 15.44974
MWK 1733.55625
MXN 17.20344
MYR 4.089799
MZN 63.909904
NAD 16.306951
NGN 1362.697181
NIO 36.790312
NOK 9.54857
NPR 152.231048
NZD 1.701795
OMR 0.384511
PAB 0.999749
PEN 3.37939
PGK 4.41709
PHP 60.704966
PKR 277.55765
PLN 3.72759
PYG 5946.889469
QAR 3.654602
RON 4.556702
RSD 101.731974
RUB 81.528891
RWF 1468.660802
SAR 3.755132
SBD 8.068348
SCR 14.493758
SDG 600.501
SEK 9.49685
SGD 1.28296
SLE 24.602353
SOS 571.386496
SRD 37.866495
STD 20697.981008
STN 21.223422
SVC 8.747553
SZL 16.293454
THB 33.080966
TJS 9.222706
TMT 3.5
TND 2.932323
TRY 47.594983
TTD 6.768972
TWD 32.253504
TZS 2654.998012
UAH 44.766628
UGX 3724.060864
UYU 40.264038
UZS 11914.620835
VES 754.21125
VND 26235
VUV 119.344278
WST 2.729216
XAF 568.230703
XAG 0.016229
XAU 0.000234
XCD 2.70255
XCG 1.801841
XDR 0.705886
XOF 568.233164
XPF 103.310868
YER 236.875004
ZAR 16.31955
ZMK 9001.201261
ZMW 19.020435
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Les mégafeux sont "encore mal compris" par les scientifiques
Les mégafeux sont "encore mal compris" par les scientifiques / Photo: © AFP

Les mégafeux sont "encore mal compris" par les scientifiques

À l'ère des mégafeux qui brûlent les villes et génèrent des panaches de fumée visibles depuis l'espace, les scientifiques reconnaissent qu'ils sont loin d'avoir compris tous leurs impacts sur les gens, la nature et même le climat.

Taille du texte:

Athènes, Maui et maintenant Los Angeles ont subi des incendies extrêmes, tandis que les incendies dans les forêts canadiennes ont battu des records ces dernières années.

Ces changement de comportement "représentent un risque sans précédent qui est encore très mal compris", a averti l'année dernière un groupe international de scientifiques dans un livre blanc soutenu par l'Agence spatiale européenne (ESA) et FutureEarth.

Partout dans le monde, des chercheurs cherchent à comprendre: à bord d'avions traversant les fumées des brasiers, en analysant les images satellite des panaches visibles depuis l’espace ou en prélevant des échantillons dans les sols et les cours d’eau, ils tentent d'évaluer les effets des incendies sur les humains et la planète.

Ils en sont parfois victimes eux-mêmes.

Fin décembre 2021, Christine Wiedinmyer, professeure à l’université du Colorado spécialisée dans la pollution de l’air et les émissions des incendies, a soudain été priée d'évacuer alors qu'elle travaillait chez elle: un feu attisé par des vents tempétueux approchait.

"On voyait le panache de fumée juste derrière chez moi", raconte-t-elle à l'AFP. Elle a dû fuir au milieu de fumées et de braises tourbillonnantes avec des dizaines de milliers de personnes.

Le lendemain, la neige tombait sur la ville. En rentrant chez elle, la spécialiste des incendies a retrouvé une maison maculée de suie et des questions nouvelles de ses voisins: les maisons étaient-elles contaminées? Si oui, comment les nettoyer?

- "Poudrière" -

Le feu a longtemps été "un compagnon" pour l'humanité "et maintenant il devient notre pire ennemi", explique Stephen Pyne, un historien des incendies.

Cet expert a baptisé l'ère actuelle de"pyrocène". Le changement du climat depuis un siècle rend plus propices des conditions de type "poudrière": chaleur, sécheresse et vents forts.

Mais le réchauffement n'est pas la seule cause.

De fortes précipitations, certes favorisées par le dérèglement climatique qui modifie le cycle de l'eau, peuvent aussi accentuer le risque, car elles font pousser rapidement les plantes qui, lors de la sécheresse suivante, deviennent un combustible idéal, comme ce fut le cas à Los Angeles.

Des travaux de recherche menés en 2021 ont établi un lien entre la fonte de la banquise arctique et des incendies de forêt plus importants dans l'ouest des États-Unis.

Mais parfois ce sont la foudre, des lignes électriques défectueuses ou des incendies criminels qui provoquent le départ de feu.

Ailleurs, des techniques mal adaptées de prévention des feux ont entraîné une accumulation de végétation inflammable.

Et les métropoles, comme en Californie, ont tendance à mordre dans des zones boisées naturellement plus sujettes aux incendies.

- Pollution -

Les scientifiques ne cessent de découvrir de nouveaux effets.

Les feux changent la météo: ils modifient les vents, projettent de la suie en altitude et peuvent provoquer des éclairs.

Ils peuvent générer des quantités prodigieuses de CO2 et affecter jusqu'à l'atmosphère.

Les incendies de forêt canadiens de 2023 ont libéré plus de carbone en cinq mois que la Russie n'en a émis à partir des combustibles fossiles en un an, ont calculé des scientifiques de la NASA, même si une partie a été réabsorbée par les arbres.

En 2023, des scientifiques ont montré qu'une réaction chimique provenant de la fumée libérée par des incendies massifs en Australie avait élargi de 10 % le trou de la couche d'ozone en 2020.

Les incendies ont parfois des conséquences insoupçonnées.

Une étude a montré que les cendres d'incendies en Australie avaient atterri dans l'océan à des milliers de kilomètres de là, déclenchant des proliférations de plancton qui ont absorbé le CO2 supplémentaire, au moins temporairement.

Ces cendres peuvent voyager loin. Joan Llort, du Barcelona Supercomputing Center, qui a dirigé cette étude, dit aussi qu'une partie a atterri sur la calotte glaciaire, avec pour effet de la faire fondre plus rapidement: il décrit un "changement de régime" en Arctique.

- Résidus de suie -

À l'hiver 2021 dans le Colorado, restait à savoir pour Christine Wiedinmyer comment décontaminer les maisons noircies par les fumées - une question d'actualité pour les dizaines de milliers d'habitants de Los Angeles des zones d'évacuation.

"Beaucoup de choses assez nocives s'échappent lorsqu'une maison, une voiture ou des appareils électroniques brûlent", dit la chercheuse.

Avec des collègues, elle a réalisé des prélèvements dans l'air, les sols et les maisons, avant et après nettoyage.

Ses travaux ont montré que les résidus les plus nocifs étaient aspirés par les murs, où ils peuvent rester des jours ou des mois.

Pour décontaminer efficacement, son conseil de scientifique est simple: laver murs et sols avec de l'eau et du savon.

J.M.Ellis--TFWP