The Fort Worth Press - COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde

USD -
AED 3.672499
AFN 63.496767
ALL 82.510022
AMD 367.400305
ANG 1.790403
AOA 918.000408
ARS 1463.512787
AUD 1.427144
AWG 1.8025
AZN 1.699385
BAM 1.704772
BBD 2.014072
BDT 122.641098
BGN 1.69088
BHD 0.377135
BIF 2981.906689
BMD 1
BND 1.291046
BOB 6.904336
BRL 5.152498
BSD 1.000013
BTN 94.26975
BWP 13.589989
BYN 2.778541
BYR 19600
BZD 2.011105
CAD 1.418515
CDF 2280.00055
CHF 0.80791
CLF 0.022911
CLP 901.710474
CNY 6.769602
CNH 6.778505
COP 3447.81
CRC 453.643323
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.112443
CZK 21.110498
DJF 178.070899
DKK 6.524075
DOP 58.450197
DZD 133.483776
EGP 49.897696
ERN 15
ETB 158.279558
EUR 0.872798
FJD 2.24775
FKP 0.755711
GBP 0.756705
GEL 2.649915
GGP 0.755711
GHS 11.190238
GIP 0.755711
GMD 73.497256
GNF 8760.550479
GTQ 7.621704
GYD 209.00414
HKD 7.83925
HNL 26.750125
HRK 6.575299
HTG 130.624245
HUF 306.954971
IDR 17829
ILS 2.963399
IMP 0.755711
INR 94.480503
IQD 1308.869035
IRR 1374999.999824
ISK 125.689916
JEP 0.755711
JMD 158.007459
JOD 0.709001
JPY 161.634498
KES 129.41044
KGS 87.449978
KHR 4010.36396
KMF 429.500263
KPW 900.00035
KRW 1535.325028
KWD 0.30802
KYD 0.833293
KZT 488.011271
LAK 22084.385646
LBP 89547.276637
LKR 333.738992
LRD 181.996624
LSL 16.489878
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.377995
MAD 9.308956
MDL 17.659657
MGA 4210.122265
MKD 53.77498
MMK 2099.479867
MNT 3580.422334
MOP 8.066507
MRU 39.909271
MUR 47.810171
MVR 15.449759
MWK 1733.964363
MXN 17.33975
MYR 4.152498
MZN 63.910201
NAD 16.489878
NGN 1363.410186
NIO 36.797453
NOK 9.694399
NPR 150.832915
NZD 1.74473
OMR 0.384486
PAB 0.999172
PEN 3.381216
PGK 4.382892
PHP 61.106958
PKR 278.166512
PLN 3.71631
PYG 6140.706718
QAR 3.642275
RON 4.572196
RSD 102.441011
RUB 73.002274
RWF 1464.918977
SAR 3.753691
SBD 8.061424
SCR 14.800072
SDG 600.504229
SEK 9.59241
SGD 1.29241
SHP 0.746601
SLE 24.749882
SLL 20969.503664
SOS 571.503348
SRD 37.4025
STD 20697.981008
STN 21.37358
SVC 8.749967
SYP 110.532098
SZL 16.485429
THB 32.891502
TJS 9.266943
TMT 3.5
TND 2.952452
TOP 2.40776
TRY 46.461957
TTD 6.781036
TWD 31.660292
TZS 2628.635013
UAH 44.922859
UGX 3636.522118
UYU 39.947701
UZS 12039.224232
VES 606.63266
VND 26320
VUV 118.132932
WST 2.751795
XAF 572.250987
XAG 0.015028
XAU 0.000238
XCD 2.70255
XCG 1.802185
XDR 0.71169
XOF 572.245995
XPF 103.952931
YER 238.597365
ZAR 16.425799
ZMK 9001.19788
ZMW 17.924862
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.8000

    1081

    +0.26%

  • BEL20

    12.4200

    5659.85

    +0.22%

  • PX1

    -30.3200

    8390.94

    -0.36%

  • ISEQ

    11.0300

    13797.07

    +0.08%

  • OSEBX

    3.5100

    1954.02

    +0.18%

  • PSI20

    14.5600

    9117.32

    +0.16%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    -14.4000

    4221.59

    -0.34%

COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde
COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde / Photo: © AFP/Archives

COP16: les chiffres clés sur l'état alarmant de la nature dans le monde

Le constat des experts est sans appel: les terres, les mers et les être vivants qu'elles abritent sont menacés par les destructions de l'humanité, qui doit faire la "paix avec la nature" pour éviter une facture désastreuse.

Taille du texte:

Mais sur quelles données s'appuie ce diagnostic qui a conduit le monde à adopter l'accord de Kunming-Montréal et sa liste de 23 objectifs pour stopper l'hémorragie d'ici 2030 ? Revue de quelques chiffres clés au cœur des négociations de la COP16 biodiversité à Cali en Colombie.

- Trois quarts des terres altérées par l'humanité -

Environ 75% de la surface terrestre a été dégradée de manière significative par l'humanité - un chiffre qui inclut les forêts défrichées et les écosystèmes convertis en terres cultivées ou en espaces urbains. Les zones humides, les plus touchées, ont disparu à 87% depuis trois siècles.

C'est le constat dressé par la principale autorité scientifique invoquée dans les COP de la Convention sur la diversité biologique, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes), l'équivalent des experts du climat mandatés par l'ONU (Giec).

Les conséquences sont multiples: perte d'habitat pour les animaux sauvages, infertilité de terres épuisées, réduction de l'absorption de CO2, baisse de la qualité de l'air, risque de zoonoses, menaces sur l'eau potable,...

"La dégradation des sols due aux activités humaines compromet le bien-être d'au moins 3,2 milliards de personnes", estimait l'Ipbes en 2018. Et "la population des zones arides passera de 2,7 milliards d'habitants en 2010 à 4 milliards d'ici 2050".

Mais tout n'est pas perdu, et "les bienfaits de la restauration sont dix fois plus élevés que son coût", selon cette autorité. L'un des 23 objectifs du "Cadre mondial pour la nature" prévoit que les pays restaurent 30% des terres dégradées d'ici 2030.

-Un million d'espèces menacées -

Sur les quelque 8 millions d'espèces animales et végétales estimées sur la planète, un million sont menacées d'extinction, selon l'Ipbes. Pour parvenir à ce chiffre, la plateforme scientifique a retenu une estimation "prudente" de 10% des espèces d'insectes menacées de disparition, soit quelque 600.000.

Le total est vingt fois supérieur à celui de la liste rouge de l'UICN, référence mondiale qui recense 46.000 espèces menacées. Mais l'inventaire de l'UICN se limite lui aux quelque 166.000 espèces pour lesquelles de solides données scientifiques existent, la majeure partie restant méconnues.

Les pollinisateurs, indispensables à la reproduction des plantes et de trois-quarts des cultures qui nourrissent l'humanité, sont en première ligne.

Les coraux, dont dépendent l'alimentation et le travail d'environ 850 millions de personnes, sont un autre exemple flagrant: ces animaux, dont les récifs abritent une faune immense et protègent les littoraux en servant de brise-lames, subissent des épisodes record de blanchiment à cause de l'acidification et du réchauffement des océans. Dans un monde 1,5°C plus chaud qu'à l'ère préindustrielle, 70 à 90% disparaîtraient (99% à +2°C).

-Les "cinq cavaliers de l'Apocalypse"

Pour l'ONU, la crise de la biodiversité a cinq facteurs, tous d'origine humaine, surnommés les "cinq cavaliers de l'Apocalypse". Par ordre décroissant: la destruction des habitats, la surexploitation des ressources, les changements climatiques, la pollution et les espèces envahissantes.

A elle seule, la destruction des habitats a provoqué une perte de 2 à 11% de la biodiversité mondiale au cours du XXe siècle, selon une vaste étude publiée dans Science en avril. Mais c'est le réchauffement climatique qui pourrait devenir la première cause de destruction de la nature d'ici 2050, selon les auteurs.

-La moitié du PIB mondial dépend de la nature

Plus de la moitié (55%) du produit intérieur brut mondial, soit 58.000 milliards de dollars, dépend "fortement ou modérément" de la nature et de ses services, a calculé le géant de l'audit PwC.

L'agriculture, la sylviculture, la pêche et l'aquaculture, ainsi que l'industrie de l'agroalimentaire et des boissons ou encore le secteur de la construction, sont les plus exposés. Que serait l'économie mondiale sans les céréales, le bois, les poissons, le café, le cuir ou le caoutchouc?

La pollinisation, la qualité de l'eau et le contrôle des maladies sont aussi décomptés dans la valeur de ces "services rendus par la nature", concept omniprésent dans les textes des COP biodiversité mais accusé par des écologistes de "financiariser" et "asservir" la nature.

-Des milliards de dollars de "subventions néfastes"

Non seulement la nature rend des services inestimables à l'humanité, mais l'argent public encourage des activités qui l'abîment: extraction d'énergies fossiles, surpêche, agriculture intensive, etc.

Pour quels montants ? C'est un des objectifs de l'accord de Kunming-Montréal que de chiffrer les subventions ou avantages fiscaux "néfastes" d'ici 2025 et de les réduire "d'au moins 500 milliards de dollars par an" d'ici 2030.

Très débattu, le montant des "subventions néfastes pour l'environnement" a été estimé jusqu'à 2.600 milliards de dollars par an, soit 2,5% du PIB mondial, par l'organisation Earth Track.

D.Johnson--TFWP