The Fort Worth Press - Neige, froid, souris: sur le front en Ukraine, le deuxième hiver de guerre arrive

USD -
AED 3.672496
AFN 63.499831
ALL 82.257093
AMD 368.070326
ANG 1.790403
AOA 918.000251
ARS 1461.5157
AUD 1.430584
AWG 1.8
AZN 1.699751
BAM 1.707839
BBD 2.014862
BDT 122.896637
BGN 1.69088
BHD 0.37695
BIF 2985
BMD 1
BND 1.293759
BOB 6.91239
BRL 5.158099
BSD 1.000358
BTN 94.655909
BWP 13.576786
BYN 2.799012
BYR 19600
BZD 2.011981
CAD 1.416315
CDF 2264.999797
CHF 0.809065
CLF 0.023031
CLP 906.449743
CNY 6.774798
CNH 6.778565
COP 3445.05
CRC 453.811158
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.87499
CZK 21.17645
DJF 177.720059
DKK 6.54281
DOP 58.291712
DZD 133.536016
EGP 49.741198
ERN 15
ETB 161.283979
EUR 0.87533
FJD 2.251302
FKP 0.755695
GBP 0.755093
GEL 2.650323
GGP 0.755695
GHS 11.230007
GIP 0.755695
GMD 72.999698
GNF 8777.504172
GTQ 7.628428
GYD 209.275317
HKD 7.83945
HNL 26.762371
HRK 6.593902
HTG 130.677006
HUF 308.422497
IDR 17965
ILS 2.97135
IMP 0.755695
INR 94.70085
IQD 1310.524891
IRR 1374999.999882
ISK 126.050215
JEP 0.755695
JMD 158.06984
JOD 0.70896
JPY 161.558494
KES 129.419543
KGS 87.450283
KHR 4016.800706
KMF 429.497004
KPW 900.00035
KRW 1541.859863
KWD 0.30866
KYD 0.833661
KZT 487.587213
LAK 22093.277098
LBP 89584.959701
LKR 334.503445
LRD 182.07459
LSL 16.436923
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.396659
MAD 9.325876
MDL 17.591841
MGA 4219.387176
MKD 53.93993
MMK 2099.917974
MNT 3579.231668
MOP 8.077961
MRU 40.000349
MUR 47.809815
MVR 15.460512
MWK 1736.000022
MXN 17.37015
MYR 4.147098
MZN 63.89974
NAD 16.436923
NGN 1366.65962
NIO 36.814852
NOK 9.70485
NPR 151.449105
NZD 1.752587
OMR 0.384501
PAB 1.000358
PEN 3.385028
PGK 4.456902
PHP 61.130966
PKR 278.233656
PLN 3.74025
PYG 6098.551332
QAR 3.646906
RON 4.5841
RSD 102.777034
RUB 74.251001
RWF 1465.171718
SAR 3.753791
SBD 8.061424
SCR 13.283564
SDG 600.498943
SEK 9.626925
SGD 1.293885
SHP 0.746601
SLE 24.749912
SLL 20969.503664
SOS 571.695527
SRD 37.4305
STD 20697.981008
STN 21.39383
SVC 8.753133
SYP 110.532098
SZL 16.433081
THB 32.980139
TJS 9.278635
TMT 3.5
TND 2.957937
TOP 2.40776
TRY 46.470097
TTD 6.784027
TWD 31.702102
TZS 2628.231975
UAH 44.991835
UGX 3651.795772
UYU 40.002096
UZS 11989.276889
VES 606.63266
VND 26320
VUV 118.352303
WST 2.751796
XAF 572.793161
XAG 0.015452
XAU 0.000239
XCD 2.70255
XCG 1.802932
XDR 0.71169
XOF 571.999874
XPF 104.139924
YER 238.567185
ZAR 16.410199
ZMK 9001.198041
ZMW 17.731555
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.7400

    1082.93

    +0.44%

  • BEL20

    58.1700

    5705.83

    +1.03%

  • PX1

    -21.0500

    8400.11

    -0.25%

  • ISEQ

    170.9400

    13956.43

    +1.24%

  • OSEBX

    -3.7100

    1946.67

    -0.19%

  • PSI20

    65.5400

    9168.22

    +0.72%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -2.5400

    4233.39

    -0.06%

Neige, froid, souris: sur le front en Ukraine, le deuxième hiver de guerre arrive
Neige, froid, souris: sur le front en Ukraine, le deuxième hiver de guerre arrive / Photo: © AFP

Neige, froid, souris: sur le front en Ukraine, le deuxième hiver de guerre arrive

Dans un abri enterré et chauffé, près du front Est de l'Ukraine, le soldat Dmytro montre une souris qui pointe son nez puis disparait sous une bâche plastique noir plaquée aux murs et au plafond.

Taille du texte:

"Je ne me souviens pas d'en avoir vu autant l'hiver dernier, cette année il y en a beaucoup", remarque l'homme âgé de 36 ans, conducteur et chargeur d'un lance-roquettes multiple BM-21 GRAD.

Son unité est postée près de Bakhmout, l'un des fronts les plus actifs de la guerre après 22 mois d'invasion russe.

Creusé profond dans un sous-bois, leur abri sommaire d'à peine 20 m2 dispose de couchettes, d'une cuisine mais surtout d'un petit chauffage de voiture au diesel, et de l'électricité, grâce à des batteries de véhicules.

Et dimanche soir, les premières neiges sont tombées, signal que l'hiver est de facto là, le deuxième d'affilée sur le front pour Dmytro et ses camarades.

Le premier a été rude, mais depuis, ils ont appris et sont mieux organisés, notamment avec l'installation du chauffage.

- "Trois pantalons" -

L'année dernière, "je me suis gelé comme un chien. Quand je rentrais du front, je mettais tout ce que je pouvais, trois pantalons, un tas de vestes", se souvient le chauffeur du GRAD, un bonnet bleu couvrant ses oreilles.

"Nous étions toujours prêts au combat, on tirait constamment, toute la journée. Il faisait très froid", dit-il.

A l'époque, ils restaient 24H à leur poste, sans autre abri que des tranchées boueuses ou gelées.

Un an plus tard, Bakhmout est tombé aux mains des Russes au prix d'une longue bataille sanglante, l'unité a changé de position et tire aussi moins souvent, par manque de roquettes.

Désormais, ils restent trois jours sur place, profitant de l'abri chauffé et protégé des bombes ou des drones explosifs.

Ils ne tirent qu'à la demande, sur des cibles précises, et depuis un endroit situé à plusieurs centaines de mètres de leur petite base.

Dans l'abri, trois souris mortes sont collées sur un piège à glue. "Le problème c'est qu'elles rongent les câbles", comme celui donnant accès à Internet par le réseau satellite Starlink, peste Volodymyr, 45 ans, le commandant de l'unité.

En quête de chaleur et de nourriture, les bêtes grignotent aussi les vêtements. "Ma femme vient de m'acheter ce pull le mois dernier, et une souris a déjà commencé à le manger", rigole Dmytro.

Outre le froid et les rongeurs, l'hiver c'est aussi des arbres nus, sans feuillage pour se cacher des caméras de drones ennemis.

Les chemins deviennent aussi très glissants pour rouler vers la position de tir. Les véhicules s'embourbent vite dans la boue de ce début d'hiver.

"Maintenant c'est boueux, plus tard il neigera", dit Volodymyr, en montrant les profondes ornières de terre noire collante typique de la région du Donbass, creusées par les chenilles de blindés ou le GRAD.

A quelques kilomètres de là, non loin de Bakhmout, le docteur Osmak --son indicatif militaire --, s'est aussi mieux préparé pour l'hiver.

Il dirige un point de stabilisation médical où arrivent les soldats blessés. Au rez-de-chaussée d'un bâtiment en dur, les salles de travail ont été isolées du froid, notamment les portes avec de la laine minérale recouverte de planches.

- Chaufferettes chimiques -

Outre un poêle à bois, des chauffages de voiture ont aussi été installés dans certaines pièces.

L'hiver dernier, "il était beaucoup plus difficile de travailler, car nous n'avions pas eu le temps de nous équiper correctement, on travaillait dans le froid", se souvient le médecin.

Dans la salle de soins, "une température confortable" doit être à "28, 29 ou 30 degrés", explique-t-il, vêtu d'un T-shirt à manches courtes, comme d'autres soignants.

Deux soldats arrivent sur des brancards, blessés aux cuisses par des éclats d'obus.

Allongé sur une table de soins, l'un d'eux a le corps qui tremble. Les soignants l'enveloppent d'une couverture chauffante en aluminium, sous laquelle ils placent un tuyau relié à un chauffage d'appoint diffusant de l'air chaud.

L'électricité provient d'un gros générateur à l'extérieur.

Et avec l'arrivée des températures négatives, le médecin dit s'attendre à des cas d'engelures de membres.

Mais il a remarqué l'utilisation accrue par les soldats de chaufferettes chimiques individuelles.

"Lorsque des blessés arrivent, même en ce moment, on voit souvent qu'ils ont des chaufferettes collées sur le corps, sous leurs vestes, dans leurs gants", relève-t-il.

"L'hiver dernier, il y en avait beaucoup moins. Les gars n'en utilisaient pas aussi souvent. Maintenant, ils prennent soin d'eux-mêmes".

J.M.Ellis--TFWP