The Fort Worth Press - Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales

USD -
AED 3.672965
AFN 65.999823
ALL 81.973818
AMD 378.00985
ANG 1.79008
AOA 916.511164
ARS 1442.469496
AUD 1.434278
AWG 1.80125
AZN 1.699162
BAM 1.658807
BBD 2.01469
BDT 122.336816
BGN 1.67937
BHD 0.376973
BIF 2964.288592
BMD 1
BND 1.274003
BOB 6.911584
BRL 5.251601
BSD 1.000305
BTN 90.399817
BWP 13.243033
BYN 2.865297
BYR 19600
BZD 2.011721
CAD 1.367115
CDF 2224.999817
CHF 0.776805
CLF 0.021856
CLP 863.009886
CNY 6.94215
CNH 6.934675
COP 3676.17
CRC 495.911928
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.521
CZK 20.552402
DJF 177.719721
DKK 6.326605
DOP 63.127629
DZD 129.973054
EGP 46.981498
ERN 15
ETB 155.859732
EUR 0.84726
FJD 2.207598
FKP 0.732184
GBP 0.737655
GEL 2.689985
GGP 0.732184
GHS 10.98271
GIP 0.732184
GMD 73.502091
GNF 8779.176279
GTQ 7.672344
GYD 209.27195
HKD 7.813565
HNL 26.422344
HRK 6.385297
HTG 131.225404
HUF 321.370501
IDR 16868
ILS 3.119945
IMP 0.732184
INR 90.26125
IQD 1310.388112
IRR 42125.000158
ISK 122.679683
JEP 0.732184
JMD 156.449315
JOD 0.708986
JPY 156.790501
KES 129.04009
KGS 87.450416
KHR 4037.199913
KMF 416.999986
KPW 900.030004
KRW 1464.645025
KWD 0.30738
KYD 0.833598
KZT 493.342041
LAK 21499.694667
LBP 89579.400015
LKR 309.548446
LRD 186.059136
LSL 16.159927
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.336511
MAD 9.181029
MDL 16.999495
MGA 4425.634414
MKD 52.243296
MMK 2099.783213
MNT 3569.156954
MOP 8.049755
MRU 39.901106
MUR 46.040016
MVR 15.45987
MWK 1734.461935
MXN 17.38677
MYR 3.94699
MZN 63.759665
NAD 16.159927
NGN 1368.070025
NIO 36.809608
NOK 9.75406
NPR 144.639707
NZD 1.670341
OMR 0.384513
PAB 1.000314
PEN 3.362397
PGK 4.348453
PHP 58.765016
PKR 280.076588
PLN 3.57705
PYG 6605.373863
QAR 3.645678
RON 4.314401
RSD 99.47298
RUB 76.750352
RWF 1459.984648
SAR 3.750122
SBD 8.064647
SCR 13.712043
SDG 601.500193
SEK 9.01919
SGD 1.273205
SHP 0.750259
SLE 24.549692
SLL 20969.499267
SOS 570.633736
SRD 37.869854
STD 20697.981008
STN 20.779617
SVC 8.752036
SYP 11059.574895
SZL 16.152192
THB 31.761025
TJS 9.362532
TMT 3.505
TND 2.89846
TOP 2.40776
TRY 43.539165
TTD 6.773307
TWD 31.651501
TZS 2585.000268
UAH 43.163845
UGX 3570.701588
UYU 38.599199
UZS 12269.30384
VES 377.98435
VND 25970
VUV 119.687673
WST 2.726344
XAF 556.374339
XAG 0.01318
XAU 0.000206
XCD 2.70255
XCG 1.802745
XDR 0.691101
XOF 556.348385
XPF 101.150088
YER 238.324994
ZAR 16.1985
ZMK 9001.195771
ZMW 18.580528
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.1500

    985.14

    -0.52%

  • BEL20

    -20.5200

    5525.05

    -0.37%

  • PX1

    -23.1300

    8238.17

    -0.28%

  • ISEQ

    -319.0500

    13200.06

    -2.36%

  • OSEBX

    1.4100

    1767.03

    +0.08%

  • PSI20

    -102.1300

    8779.01

    -1.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.2400

    4084.58

    -0.25%

  • N150

    -8.7600

    3975.26

    -0.22%

Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales
Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales / Photo: © AFP

Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales

Tahar observe avec dépit les moutons broutant ses précieux semis d'orge et de blé désormais perdus: cette année, la récolte de céréales sera "catastrophique" en Tunisie à cause d'une sécheresse inédite pour le nord-ouest, son grenier à blé.

Taille du texte:

La Tunisie connaît sa quatrième année de sécheresse mais contrairement aux années précédentes, le manque de pluie touche aussi le nord-ouest fertile, qui fournit le pays en céréales. La dépendance du pays nord-africain aux importations va donc s'accroître dans un contexte de prix très élevés depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, deux producteurs majeurs.

Ce matin de début avril, trois tracteurs labourent les champs ondulés de Tahar Chaouachi, à Medjez El Bab, à 55 km à l'ouest de Tunis. Désormais inutiles, la plupart des parcelles seront laissées en jachère.

Sur les 600 hectares que ce cultivateur de 65 ans avait plantés en blé, orge et légumineuses, seuls 70 hectares donneront cet été un peu de céréales, bonnes surtout pour la nourriture animale.

"Nous avons semé du blé ici mais les pousses sont mortes parce que c'est trop sec", explique-t-il à l'AFP en montrant le sol poussiéreux. Tout près, il extirpe quelques tiges de blé malingres.

"On dit ici que +la pluie de mars c'est de l'or pur+. Il n'y a pas eu de pluie ni en mars ni en avril. On a manqué de pluie toute l'année", déplore-t-il.

La Tunisie dépend principalement de la collecte de l'eau pluviale pour ses approvisionnements en eau potable, et les barrages de ce pays de 12 millions d'habitants sont actuellement à un tiers de leur capacité seulement.

Le réservoir de Sidi Salem, dans la pluvieuse région de Béja, proche de l'exploitation de Tahar Chaouachi, plafonne à seulement 16% du niveau maximum.

- "Une menace" -

La sécheresse a conduit le ministère de l'Agriculture à restreindre la consommation d'eau, interdisant jusqu'à fin septembre l'irrigation des cultures, des espaces verts et le nettoyage des rues avec l'eau potable.

Des quotas par quartiers et des coupures nocturnes ont en outre été imposés aux particuliers.

"La sécheresse est une menace pour notre pays. L'économie de l'eau est une garantie pour la continuité de la vie de nos enfants", clament de grands panneaux à l'entrée de Tunis.

L'an passé, M. Chaouachi était parvenu à produire 1.000 tonnes de céréales: "cette année ce sera zéro. On ne va rien produire, ni foin, ni blé ni légumineuses. Il n'y aura rien".

Cela représentera des pertes d'environ 180.000 euros pour le cultivateur: "on perd tout ce qu'on avait investi en semences, fertilisants, pesticides et salaires", dit-il.

Pour nourrir sa population, la Tunisie a besoin de trois millions de tonnes de blé dur (pour les pâtes et la semoule) et tendre (pour le pain) et d'orge par an, dont environ les deux tiers proviennent habituellement de l'étranger.

L'Etat qui subventionne la farine avait fixé des objectifs de forte progression de la production de céréales, afin de réduire sa dépendance aux importations et leur impact sur le budget.

- "Catastrophique" -

Mais "cette année, la récolte va être catastrophique", explique Anis Kharbèche, porte-parole du principal syndicat agricole Utap, qui prévoit de "collecter entre 1 et 1,5 million de quintaux de céréales" (100.000 à 150.000 tonnes) contre 7 millions l'an dernier.

Le pays "va devoir importer tous ses besoins en blé dur, tendre et d'orge", assène-t-il, en réclamant une "stratégie claire" pour accroître les réserves en eau et accorder des quotas pour un minimum d'irrigation agricole.

L'agriculture représente 10 à 12% du PIB mais "deux à trois pour cent des agriculteurs quittent le secteur chaque année", selon M. Kharbèche.

Raoudha Gafrej, experte en gestion de l'eau, appelle à "repenser le modèle agricole face aux changements climatiques". "Ce n'est plus logique d'utiliser 80% des ressources en eau (potable) pour 8% de terres agricoles utiles et laisser l'agriculture pluviale sans eau: avec la sécheresse, il n'y aura plus d'eau pour l'agriculture liée à la pluie".

Outre une "agriculture de précision", utilisant les données satellitaires et l'intelligence artificielle, elle préconise des techniques agricoles moins gourmandes en eau. Et réclame même un "arrêt de l'exportation de dattes" car les immenses plantations du sud de la Tunisie sont souvent irriguées par des eaux fossiles non renouvelables.

L.Holland--TFWP