The Fort Worth Press - D'écolières à femmes au foyer, le destin des Afghanes sous le régime taliban

USD -
AED 3.673104
AFN 63.000368
ALL 83.025041
AMD 377.503986
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1391.524104
AUD 1.42193
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.689727
BBD 2.01353
BDT 122.670076
BGN 1.709309
BHD 0.377548
BIF 2970
BMD 1
BND 1.278587
BOB 6.90829
BRL 5.303943
BSD 0.999767
BTN 93.464137
BWP 13.632554
BYN 3.033193
BYR 19600
BZD 2.010678
CAD 1.370945
CDF 2275.000362
CHF 0.788304
CLF 0.023504
CLP 928.050396
CNY 6.886404
CNH 6.905615
COP 3715.51
CRC 466.966746
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.850394
CZK 21.21404
DJF 177.720393
DKK 6.46329
DOP 59.000359
DZD 132.032419
EGP 52.23604
ERN 15
ETB 157.150392
EUR 0.86509
FJD 2.21445
FKP 0.749058
GBP 0.749504
GEL 2.71504
GGP 0.749058
GHS 10.90504
GIP 0.749058
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.658082
GYD 209.166703
HKD 7.834085
HNL 26.560388
HRK 6.515304
HTG 131.155614
HUF 340.21804
IDR 16969
ILS 3.109125
IMP 0.749058
INR 93.76335
IQD 1310
IRR 1315625.000352
ISK 124.403814
JEP 0.749058
JMD 157.066706
JOD 0.70904
JPY 159.213504
KES 129.603801
KGS 87.447904
KHR 4010.00035
KMF 427.00035
KPW 899.950845
KRW 1502.120383
KWD 0.30659
KYD 0.833125
KZT 480.643127
LAK 21485.000349
LBP 89550.000349
LKR 311.869854
LRD 183.375039
LSL 17.010381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380381
MAD 9.360504
MDL 17.410687
MGA 4170.000347
MKD 53.380613
MMK 2099.773051
MNT 3569.674815
MOP 8.069756
MRU 40.130379
MUR 46.503741
MVR 15.460378
MWK 1737.000345
MXN 17.91731
MYR 3.939039
MZN 63.903729
NAD 16.830377
NGN 1356.230377
NIO 36.720377
NOK 9.565955
NPR 149.542319
NZD 1.71305
OMR 0.384488
PAB 0.999784
PEN 3.479039
PGK 4.31175
PHP 59.981504
PKR 279.203701
PLN 3.700335
PYG 6529.758871
QAR 3.644504
RON 4.406504
RSD 101.626038
RUB 83.131517
RWF 1459
SAR 3.754803
SBD 8.05166
SCR 14.985813
SDG 601.000339
SEK 9.35191
SGD 1.28129
SHP 0.750259
SLE 24.575038
SLL 20969.510825
SOS 571.503662
SRD 37.487504
STD 20697.981008
STN 21.515
SVC 8.747565
SYP 110.76532
SZL 16.830369
THB 32.840369
TJS 9.602575
TMT 3.51
TND 2.909038
TOP 2.40776
TRY 44.309704
TTD 6.782897
TWD 31.969038
TZS 2586.664038
UAH 43.796556
UGX 3778.931635
UYU 40.286315
UZS 12195.000334
VES 454.69063
VND 26312
VUV 119.036336
WST 2.744165
XAF 566.725992
XAG 0.014413
XAU 0.000219
XCD 2.70255
XCG 1.801775
XDR 0.705856
XOF 570.503593
XPF 103.550363
YER 238.603589
ZAR 17.06135
ZMK 9001.203584
ZMW 19.520498
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

D'écolières à femmes au foyer, le destin des Afghanes sous le régime taliban
D'écolières à femmes au foyer, le destin des Afghanes sous le régime taliban / Photo: © AFP

D'écolières à femmes au foyer, le destin des Afghanes sous le régime taliban

A 13 ans, Zainab aurait dû acheter un nouvel uniforme pour la rentrée scolaire cet automne. Mais faute de voir les écoles pour filles rouvrir sous le régime taliban, la jeune Afghane a été contrainte de choisir une robe de mariée à la place.

Taille du texte:

Depuis que les talibans ont repris le pouvoir en Afghanistan en août 2021 et interdit les écoles secondaires (collège et lycée) aux adolescentes, nombre d'entre elles ont été forcées de se marier, souvent à des hommes beaucoup plus âgés choisis par leur père.

"J'ai beaucoup pleuré et je n'ai pas cessé de dire à mon père que les talibans allaient rouvrir les écoles pour filles", confie Zainab depuis la ville de Kandahar au sud de l'Afghanistan.

"Mais il m'a répondu que ça n'allait pas arriver et que ce serait mieux si je me mariais, plutôt que de rester sans rien faire à la maison".

Son mariage a été conclu quelques heures après l'arrivée du futur marié avec quelques moutons et chèvres, ainsi que quatre sacs de riz en guise de dot pour la famille de son épouse.

Comme le veut la tradition, Zainab a déménagé chez sa belle-famille où elle vit avec son époux de 17 ans son aîné. "Personne ne m'a demandé mon avis", explique-t-elle.

Avec le retour au pouvoir des talibans et leur interprétation ultra-rigoriste de l'islam, l'Afghanistan est devenu le seul pays au monde où l'école secondaire est interdite aux filles.

Dans une société profondément patriarcale et frappée par une crise économique, de nombreux parents ont accéléré les mariages des adolescentes, la plupart du temps confinées à la maison par les interdictions imposées par les talibans.

"Dans la maison de mes parents, j'avais l'habitude de me lever tard (...) Ici tout le monde me réprimande", explique Zainab à l'AFP. "Ils me disent: +On a tant dépensé pour toi et tu ne sais rien faire+".

Les parents ont de plus en plus le sentiment qu'il n'y a pas d'avenir pour les filles en Afghanistan, relève Mohammad Mashal, responsable d'une association d'enseignants d'Hérat.

"Il se disent que c'est mieux si leurs filles se marient et débutent une nouvelle vie".

En mars, les autorités ont annulé la réouverture des écoles pour filles affirmant que l'interdiction n'est que temporaire. Mais une litanie d'excuses ont été avancées pour justifier cette fermeture et pour de nombreuses adolescentes, il est déjà trop tard.

- "Maintenant je fais la vaisselle" -

"Je n'avais jamais imaginé que j'arrêterais l'école pour devenir mère au foyer à la place", explique Maryam dont le prénom, comme celui des autres témoignages, a été changé pour des questions de sécurité.

"Mes parents m'ont toujours encouragée, mais face à une telle situation, même ma mère n'a pas pu s'opposer à mon mariage", raconte Maryam.

La jeune fille, qui vient d'arrêter ses études à 16 ans, était scolarisée dans un village jusqu'à ce que ses parents décident de déménager il y a quelques années pour Charikar, la capitale de la province de Parvan, afin que leurs enfants puissent étudier à l'université.

"Au lieu d'étudier, maintenant je fais la vaisselle, la lessive et je passe la serpillère. C'est si dur", dit-elle en servant le petit déjeuner à son père Abdul Qadir, 45 ans.

"Je voulais qu'elles (Maryam et ses soeurs, ndlr) terminent leurs études universitaires parce que j'avais travaillé dur pour cela et déjà dépensé tant d'argent pour elles", explique le père. "Mais ma précédente expérience des talibans me dit qu'ils ne reviendront pas sur leur décision".

Ce fonctionnaire, dont le salaire a été presque divisé par deux sous le régime taliban, a dû vendre quelques biens pour nourrir sa famille, qui vit en location dans un appartement.

"En Afghanistan, les filles n'ont pas beaucoup d'opportunités et les propositions de mariage s'arrêtent après un certain âge", explique-t-il.

Les mariages précoces, particulièrement fréquents dans les zones rurales d'Afghanistan où les dots sont données aux familles des épouses, sont une source de revenus vitale.

Mais ils ne sont pas sans conséquence: ils font augmenter les taux de mortalité infantile et maternelle.

- Une fille est "une charge" -

Depuis le départ des forces étrangères du pays, les aides internationales dont dépend l'économie afghane ont été largement coupées, ce qui a engendré un chômage de masse et laissé la moitié des 38 millions d'habitants confrontés à la famine, selon les organisations humanitaires.

Par sacrifice, certaines jeunes femmes s'offrent en mariage, afin d'apporter à leur famille une rare source de revenus.

"(Mon père) ne m'a pas forcée, mais la situation était telle que j'ai accepté une proposition et me suis fiancée", raconte Sumayya, 15 ans, à Kaboul.

Sara, 20 ans, et Fatima, 19 ans, deux soeurs, étaient à quelques mois des examens d'entrée à l'université lorsque leur école a été fermée, les empêchant ainsi d'obtenir leur diplôme de fin d'études secondaires.

L'une comme l'autre expliquent qu'avec la mort de leur père du Covid-19, elles n'ont pas d'autre choix que de commencer à rechercher un mari.

"Ma conscience me dit qu'il vaut mieux se marier que d'être un fardeau pour ma famille", dit Fatima.

M.McCoy--TFWP