The Fort Worth Press - Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés

USD -
AED 3.672993
AFN 63.502337
ALL 80.613613
AMD 362.984224
ANG 1.790365
AOA 918.000306
ARS 1519.863298
AUD 1.426305
AWG 1.80075
AZN 1.696448
BAM 1.719362
BBD 2.013934
BDT 123.259913
BGN 1.683441
BHD 0.376975
BIF 3012.118628
BMD 1
BND 1.279555
BOB 12.083357
BRL 5.191801
BSD 0.99989
BTN 95.896685
BWP 13.671269
BYN 3.043562
BYR 19600
BZD 2.011077
CAD 1.414825
CDF 2310.000082
CHF 0.828795
CLF 0.02439
CLP 963.040182
CNY 6.71135
CNH 6.718765
COP 3358.43
CRC 454.603398
CUC 1
CUP 23.997046
CVE 96.934985
CZK 21.45945
DJF 178.062622
DKK 6.57376
DOP 59.421086
DZD 133.648751
EGP 51.778596
ERN 15
ETB 163.328249
EUR 0.87937
FJD 2.24725
FKP 0.754629
GBP 0.756805
GEL 2.614982
GGP 0.754629
GHS 11.588419
GIP 0.754629
GMD 73.502618
GNF 8793.962118
GTQ 7.636078
GYD 209.201637
HKD 7.843555
HNL 26.835755
HRK 6.6254
HTG 130.857718
HUF 321.952502
IDR 17950
ILS 3.04725
IMP 0.754629
INR 95.94225
IQD 1309.861322
IRR 1374574.999833
ISK 120.649786
JEP 0.754629
JMD 157.698783
JOD 0.708981
JPY 158.407497
KES 129.540408
KGS 87.449699
KHR 4067.745948
KMF 432.999976
KPW 900.000318
KRW 1360.226387
KWD 0.30885
KYD 0.83322
KZT 441.682088
LAK 22412.209177
LBP 89544.067871
LKR 330.008835
LRD 171.983174
LSL 16.425661
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.394922
MAD 9.573588
MDL 17.793016
MGA 4383.315971
MKD 54.087199
MMK 2099.566963
MNT 3597.939506
MOP 8.077009
MRU 40.026198
MUR 47.450485
MVR 15.450202
MWK 1733.809819
MXN 17.74077
MYR 4.076102
MZN 63.910134
NAD 16.425805
NGN 1326.319561
NIO 36.800485
NOK 9.52804
NPR 153.437218
NZD 1.769115
OMR 0.384491
PAB 0.999899
PEN 3.387384
PGK 4.454545
PHP 62.645499
PKR 277.045789
PLN 3.85265
PYG 5925.404954
QAR 3.644699
RON 4.640103
RSD 103.241005
RUB 85.000374
RWF 1479.316211
SAR 3.762907
SBD 8.000512
SCR 13.926164
SDG 601.504684
SEK 9.928435
SGD 1.279215
SHP 0.755002
SLE 24.649996
SLL 20969.491881
SOS 571.436107
SRD 37.695037
STD 20697.981008
STN 21.538651
SVC 8.748896
SYP 13002.000254
SZL 16.42205
THB 33.435503
TJS 9.214019
TMT 3.51
TND 2.957763
TOP 2.40776
TRY 48.9475
TTD 6.800789
TWD 31.774198
TZS 2644.998012
UAH 45.01655
UGX 3924.343855
UYU 40.061362
UZS 11808.195936
VES 852.43145
VND 25986
VUV 118.51472
WST 2.751818
XAF 576.828598
XAG 0.015637
XAU 0.000233419076
XCD 2.70255
XCG 1.801982
XDR 0.707052
XOF 576.828598
XPF 104.842574
YER 236.64984
ZAR 16.42023
ZMK 9001.194046
ZMW 19.448767
ZWL 321.999592
SSP 5712.591861
MXV 2.010544
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés

Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés

Les deux auteurs de la cabale en ligne contre Samuel Paty ont été condamnés lundi en appel à dix et quinze ans de réclusion criminelle, la famille du professeur d'histoire-géographie se félicitant que cette "fatwa numérique" ait été reconnue et sévèrement punie par la cour d'assises spéciale de Paris.

Taille du texte:

La peine la plus lourde, une confirmation de la première instance, a été prononcée contre le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, aujourd'hui âgé de 66 ans, coupable d'association de malfaiteurs terroriste, comme Brahim Chnina, 54 ans.

Ce père d'élève a en revanche vu la cour abaisser sa condamnation à dix ans de réclusion (13 en 2024), pour avoir été l'autre chef d'orchestre de cette campagne de haine qui ne s'était pas interrompue jusqu'à l'assassinat du professeur par un jihadiste tchétchène de 18 ans, le 16 octobre 2020, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Les avocats des proches de l'enseignant ont toutefois exprimé leur "incompréhension" devant le sort réservé à deux proches de l'assassin, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans.

"C'est donc une décision contrastée" mais "la sanction criminelle de la fatwa numérique est maintenue et c'est un pas historique pour la justice française", a commenté Thibault de Montbrial, l'avocat d'une des soeurs du professeur, Mickaëlle.

- "Justice discriminatoire" -

Ce verdict "marquera l'histoire judiciaire s'agissant des professeurs et de ce qu'on peut lancer sur les réseaux sociaux", a renchéri Virginie Le Roy, conseil des parents du professeur et de Gaëlle, son autre soeur. Samuel Paty a été décapité par Abdoullakh Anzorov pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet lors de son cours sur la liberté d'expression.

Si Brahim Chnina "accepte la peine prononcée", selon son conseil Frank Berton, Abdelhakim Sefrioui, à qui la présidente de la cour d'assises a refusé de donner la parole après le verdict, va se pourvoir en cassation.

Cette décision est "la condamnation de toute la communauté musulmane française par une justice discriminatoire", a tancé l'un de ses avocats, Me Francis Vuillemin.

Plus mesuré, son confrère Vincent Brengarth a estimé que la lourde condamnation de son client quand celle des trois autres co-accusés ont été abaissées, "permettait à la justice antiterroriste de ne pas perdre la face dans ce dossier".

Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud, poursuivis pour avoir véhiculé Anzorov et l'avoir aidé à se procurer des armes avant son crime, ne présentent pas des profils d'islamistes radicaux. Ils ont cette fois convaincu la cour qu'ils n'avaient pas eu conscience de la dérive jihadiste ni du projet d'attentat d'Anzorov. Ce dernier avait été abattu par la police qu'il menaçait après son crime.

- Le témoignage de Nuñez en cassation ? -

Durant le procès, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ont adopté des postures divergentes, le premier exprimant sa "honte" quand le second restait droit dans ses bottes militantes au risque de sembler manquer d'empathie envers Samuel Paty et ses proches, affirmant qu'il avait été animé par sa lutte contre la discrimination des musulmans et en aucun cas par son rejet du blasphème et des caricatures.

L'assassinat de Samuel Paty avait jeté l'effroi alors que se tenait à Paris le procès des attentats de janvier 2015, notamment contre la rédaction de Charlie Hebdo qui venait de republier ses caricatures. Il avait traumatisé les enseignants.

Les débats devant la cour ont été marqués par des incidents procéduraux exceptionnels: deux magistrates écartées après la mise en cause de leur impartialité; un ministre, Laurent Nuñez, qui écrit directement à la présidente de la cour pour rectifier son témoignage. Ce dernier épisode sera à coup sûr un des moyens utilisés par Abdelhakim Sefrioui en cassation.

N.Patterson--TFWP