The Fort Worth Press - Avec ses films engagés, le cinéma africain se fraye une place à la Berlinale

USD -
AED 3.672498
AFN 63.500465
ALL 83.283733
AMD 367.003219
ANG 1.790403
AOA 917.000184
ARS 1471.035205
AUD 1.449338
AWG 1.80125
AZN 1.689175
BAM 1.724577
BBD 2.013888
BDT 122.992813
BGN 1.69088
BHD 0.377147
BIF 2984.81535
BMD 1
BND 1.298984
BOB 6.909809
BRL 5.201836
BSD 0.999934
BTN 94.624111
BWP 13.680173
BYN 2.818068
BYR 19600
BZD 2.01104
CAD 1.423225
CDF 2268.99975
CHF 0.81263
CLF 0.023263
CLP 915.590329
CNY 6.790496
CNH 6.81352
COP 3428.35
CRC 455.186766
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.22259
CZK 21.37625
DJF 178.061717
DKK 6.592015
DOP 58.613453
DZD 133.528416
EGP 49.636698
ERN 15
ETB 161.211774
EUR 0.88182
FJD 2.24825
FKP 0.758197
GBP 0.759805
GEL 2.645016
GGP 0.758197
GHS 11.199781
GIP 0.758197
GMD 72.49805
GNF 8761.518452
GTQ 7.627362
GYD 209.162776
HKD 7.840295
HNL 26.755726
HRK 6.640898
HTG 130.744947
HUF 314.087979
IDR 17976
ILS 2.984749
IMP 0.758197
INR 94.412
IQD 1309.878094
IRR 1375049.999798
ISK 126.810208
JEP 0.758197
JMD 157.488647
JOD 0.708978
JPY 161.677495
KES 129.590162
KGS 87.449821
KHR 4017.494974
KMF 430.999856
KPW 900.00035
KRW 1546.34502
KWD 0.30947
KYD 0.833297
KZT 486.623047
LAK 21948.961236
LBP 89556.012134
LKR 337.341005
LRD 182.134827
LSL 16.623945
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430933
MAD 9.401479
MDL 17.709096
MGA 4177.101337
MKD 54.353625
MMK 2099.539901
MNT 3580.066416
MOP 8.076099
MRU 39.982188
MUR 48.209966
MVR 15.45971
MWK 1733.881812
MXN 17.6195
MYR 4.137977
MZN 63.902143
NAD 16.623945
NGN 1372.679674
NIO 36.797319
NOK 9.83835
NPR 151.394749
NZD 1.772154
OMR 0.384501
PAB 0.999965
PEN 3.391297
PGK 4.386951
PHP 61.5525
PKR 278.100478
PLN 3.78105
PYG 6099.351442
QAR 3.635217
RON 4.618803
RSD 103.50701
RUB 74.893431
RWF 1468.89467
SAR 3.754889
SBD 8.065041
SCR 13.65272
SDG 600.499082
SEK 9.77475
SGD 1.29826
SHP 0.746601
SLE 24.750204
SLL 20969.503664
SOS 571.478959
SRD 37.482989
STD 20697.981008
STN 21.603509
SVC 8.749173
SYP 110.532098
SZL 16.621989
THB 33.430499
TJS 9.284423
TMT 3.51
TND 2.972467
TOP 2.40776
TRY 46.49775
TTD 6.780184
TWD 31.733017
TZS 2620.502978
UAH 44.88455
UGX 3689.350352
UYU 39.918699
UZS 12024.108178
VES 616.865275
VND 26335
VUV 118.798432
WST 2.761642
XAF 578.424923
XAG 0.016838
XAU 0.000248
XCD 2.70255
XCG 1.802141
XDR 0.716966
XOF 578.417273
XPF 105.162912
YER 238.649503
ZAR 16.61355
ZMK 9001.202706
ZMW 18.024056
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.4300

    1066.08

    +0.04%

  • BEL20

    -31.4200

    5681.38

    -0.55%

  • PX1

    32.5300

    8373.27

    +0.39%

  • ISEQ

    49.6700

    13847.56

    +0.36%

  • OSEBX

    -10.8900

    1933.94

    -0.56%

  • PSI20

    -116.9500

    9019.6

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -16.8000

    4182.04

    -0.4%

Avec ses films engagés, le cinéma africain se fraye une place à la Berlinale
Avec ses films engagés, le cinéma africain se fraye une place à la Berlinale

Avec ses films engagés, le cinéma africain se fraye une place à la Berlinale

Le Soudan du Sud, plus jeune pays du monde, fait ses débuts à la Berlinale avec un documentaire engagé qui, à l'instar d'autres films africains présentés au festival, se penche sur les soubresauts politiques et sociaux du continent.

Taille du texte:

Aucun réalisateur africain n'est en compétition pour l'Ours d'or qui sera remis mercredi soir au meilleur film de la compétition, mais plusieurs ont présenté des oeuvres remarquées dans les sections parallèles.

Dans son documentaire "No Simple Way Home", la réalisatrice Akuol de Mabior jette un regard très personnel sur l'histoire récente du Soudan du Sud en racontant son pays à travers l'héritage laissé par son père, John Garang, chef historique de la guerre d'indépendance contre le Soudan, tué en 2005 dans un accident d'hélicoptère.

Pour son premier long métrage, la trentenaire, née à Cuba mais qui a grandi au Kenya, donne la parole à sa mère et sa soeur en s'efforçant de trouver un sens et de l'espoir dans son pays de coeur, accablé par des années de guerres civiles et d'instabilité politique.

Ce documentaire vise à "générer des discussions sur ce que signifie, dans un contexte africain, le fait de se sentir chez soi dans son propre pays", explique Mme De Mabior à l'AFP.

"Au départ, je voulais faire un film sur ma mère, car l'histoire a tendance à oublier les contributions des femmes. J'avais le sentiment que l'on se souviendrait de mon père et j'avais peur qu'elle soit oubliée", ajoute la réalisatrice.

Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud est miné par la pauvreté et déchiré par des conflits communautaires et des luttes de pouvoir.

Entre fin 2013 et 2018 une guerre civile accompagnée de terribles exactions a opposé les forces du président Salva Kiir à celles de son adjoint Riek Machar, issus des deux principales ethnies Dinka et Nuer.

- Filmer la migration autrement -

Le film a pris un tour plus politique lorsque la mère de la réalisatrice, Rebecca Nyandeng, a été désignée en 2020 à l'un des postes de vice-présidents du gouvernement d'union nationale issu de l'accord de paix au Soudan du Sud.

"J'ai commencé à réfléchir plus largement à l'impact qu'elle pourrait avoir sur le pays, à la question de savoir si les dirigeants qui ont participé à la lutte pour la libération sont les bonnes personnes pour faire avancer les choses", observe Mme De Mabior.

"No Simple Way Home" est l'un des deux films présentés à la Berlinale dans le cadre de "Génération Afrique", projet finançant des documentaires offrant un nouveau récit sur la migration.

Le second s'intitule "No U-Turn" ("Pas de demi-tour possible"), du réalisateur nigérian Ike Nnaebue, pilier de "Nollywood", la puissante industrie du cinéma nigérian.

Ce cinéaste maintes fois primé reprend la route qu'il a empruntée, il y a une vingtaine d'années, quand il voulait rejoindre l'Europe.

Du Nigeria au Maroc, en passant par le Bénin, le Mali et la Mauritanie, il s'entretient avec des jeunes gens tentés par l'exil, qui évoquent leurs espoirs et les raisons les poussant à partir: pression familiale, chômage, contexte économique et social.

Lui avait à l'époque abandonné et fait demi-tour pour étudier la réalisation dans son pays natal.

- Casser les clichés -

Dans la section "Encounters", un autre documentaire émouvant, "Father's Day" du réalisateur Kivu Ruhorahoza, raconte le quotidien de trois familles du Rwanda et leurs déchirements.

Tour à tour, le spectateur fait la connaissance d'une mère qui tente de surmonter la perte de son fils décédé dans un accident et qui pour se protéger prend peu à peu ses distances avec son mari, d'un petit criminel qui aspire à transmettre la sagesse à son fils et d'une jeune femme s'occupant du père malade qu'elle n'a jamais vraiment aimé.

Parmi les courts-métrages, "We, Students !" sort du lot: réalisé par Rafiki Fariala, il dépeint la vie chaotique d'un groupe d'étudiants en économie à l'université de Bangui, en Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l'ONU et en guerre civile depuis plus de huit ans.

Le film "n'est pas là pour changer le monde mais sert à raconter notre histoire, pour montrer qui nous sommes", déclare M. Fariala à l'AFP qui souhaite aussi casser les clichés sur l'Afrique: "nous avons aussi une autre histoire (...), du talent. Nous avons une autre façon de voir les choses".

G.George--TFWP