The Fort Worth Press - La pollution plastique et chimique a dépassé les "limites" de la planète

USD -
AED 3.672499
AFN 63.497801
ALL 82.78735
AMD 368.501999
ANG 1.790403
AOA 917.000026
ARS 1470.994295
AUD 1.450737
AWG 1.80125
AZN 1.699774
BAM 1.718856
BBD 2.018008
BDT 123.091796
BGN 1.69088
BHD 0.376992
BIF 2985
BMD 1
BND 1.297974
BOB 6.938524
BRL 5.1836
BSD 1.001973
BTN 94.864877
BWP 13.624819
BYN 2.814079
BYR 19600
BZD 2.015116
CAD 1.423285
CDF 2269.000116
CHF 0.81196
CLF 0.023222
CLP 913.970277
CNY 6.790497
CNH 6.81316
COP 3430.81
CRC 454.535468
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.374994
CZK 21.357955
DJF 177.720297
DKK 6.58811
DOP 58.549651
DZD 133.752003
EGP 49.637897
ERN 15
ETB 161.535521
EUR 0.88133
FJD 2.24775
FKP 0.758197
GBP 0.758355
GEL 2.645023
GGP 0.758197
GHS 11.224992
GIP 0.758197
GMD 72.48613
GNF 8775.000362
GTQ 7.644241
GYD 209.623413
HKD 7.83995
HNL 26.807458
HRK 6.639198
HTG 131.00145
HUF 313.327501
IDR 17971.5
ILS 2.987501
IMP 0.758197
INR 94.66405
IQD 1312.563167
IRR 1375050.000233
ISK 126.909928
JEP 0.758197
JMD 157.717811
JOD 0.709038
JPY 161.763501
KES 129.549725
KGS 87.449994
KHR 4010.000164
KMF 430.999638
KPW 900.00035
KRW 1546.87991
KWD 0.30931
KYD 0.834996
KZT 487.384102
LAK 22188.337654
LBP 89725.095575
LKR 335.228721
LRD 182.352683
LSL 16.522564
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.429642
MAD 9.377774
MDL 17.639408
MGA 4185.964758
MKD 54.30225
MMK 2099.539901
MNT 3580.066416
MOP 8.091488
MRU 39.79664
MUR 48.209863
MVR 15.459914
MWK 1737.391847
MXN 17.59575
MYR 4.136102
MZN 63.899143
NAD 16.522564
NGN 1370.849964
NIO 36.867777
NOK 9.840295
NPR 151.78296
NZD 1.771746
OMR 0.384493
PAB 1.001977
PEN 3.39166
PGK 4.394272
PHP 61.470967
PKR 278.668893
PLN 3.777101
PYG 6107.983882
QAR 3.652503
RON 4.623702
RSD 103.469007
RUB 74.824636
RWF 1469.343633
SAR 3.755291
SBD 8.065041
SCR 13.652298
SDG 600.499646
SEK 9.77081
SGD 1.298035
SHP 0.746601
SLE 24.750278
SLL 20969.503664
SOS 572.656446
SRD 37.483032
STD 20697.981008
STN 21.530796
SVC 8.767412
SYP 110.532098
SZL 16.517116
THB 33.4105
TJS 9.293141
TMT 3.51
TND 2.965857
TOP 2.40776
TRY 46.497606
TTD 6.803181
TWD 31.734502
TZS 2620.002986
UAH 44.976754
UGX 3667.442985
UYU 40.189832
UZS 12038.49365
VES 616.865275
VND 26334
VUV 118.798432
WST 2.761642
XAF 576.48558
XAG 0.016359
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.805774
XDR 0.716966
XOF 576.48558
XPF 104.811706
YER 238.650124
ZAR 16.619401
ZMK 9001.201672
ZMW 17.97425
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.3400

    1068.01

    +0.22%

  • BEL20

    -25.1400

    5687.91

    -0.44%

  • PX1

    20.8500

    8361.7

    +0.25%

  • ISEQ

    12.4200

    13810.79

    +0.09%

  • OSEBX

    -10.7000

    1934.23

    -0.55%

  • PSI20

    -82.2300

    9054.59

    -0.9%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -11.7600

    4186.94

    -0.28%

La pollution plastique et chimique a dépassé les "limites" de la planète
La pollution plastique et chimique a dépassé les "limites" de la planète

La pollution plastique et chimique a dépassé les "limites" de la planète

Les quantités énormes de plastiques et de produits chimiques produites par l'humanité sont au-delà des "limites planétaires" et des plafonds de production doivent être envisagés urgemment, ont conclu pour la première fois des scientifiques.

Taille du texte:

Avec un cocktail de 350.000 produits de synthèse inventé par l'Homme et des volumes considérables terminant dans l'atmosphère ou directement ou indirectement dans l'environnement, "les effets que nous commençons à observer sont suffisamment grands pour affecter des fonctions critiques de la planète Terre et ses écosystèmes", explique Bethanie Carney Almroth, une des coauteurs de l'étude du Stockholm Resilience Centre, dans un entretien à l'AFP.

L'étude intervient alors que le lancement de négociations sur la pollution plastique "de la source à la mer" doit être examiné par l'ONU à la fin du mois à Nairobi.

Si tous les efforts pour éviter que ces matières se retrouvent dans l'environnement sont bons à prendre, l'ampleur du problème pousse les scientifiques à pousser pour des solutions plus radicales, comme un plafond maximal de production.

D'autant que le recyclage affiche des résultats médiocres, avec par exemple moins de 10% du plastique mondial recyclé, pour une production qui a doublé depuis l'an 2000 et culmine actuellement à 367 millions de tonnes.

Aujourd'hui, le plastique présent sur Terre représente quatre fois la biomasse de tous les animaux vivants, selon des études scientifiques.

"Ce que nous essayons de dire, c'est peut-être que ça suffit, que peut-être nous ne pouvons pas tolérer ça davantage. Peut-être qu'il faut mettre des limites de production, dire qu'il ne faut pas produire autant qu'un certain niveau", plaide la chercheuse basée en Suède.

Depuis plusieurs années, le Stockholm Resilience Centre mène des travaux de référence sur les "limites planétaires", dans neuf domaines (changement climatique, usage de l'eau douce, acidifications des océans...)

Objectif: établir si l'humanité se trouve dans un "espace de sécurité" pérenne, ou si au contraire les limites sont franchies et menacent l'avenir de la planète.

Les "entités nouvelles", c'est à dire tous les produits chimiques créés par l'homme (plastiques, antibiotiques, pesticides...) ainsi que les métaux dans leur concentration non naturelle, restaient jusqu'à présent un point d'interrogation, et la conclusion complexe.

"On commence seulement à comprendre les effets à long terme et massifs de ces expositions", dit la chercheuse.

- Mauvaise direction -

Non seulement ces produits sont innombrables et les données sur leurs risques inexistantes ou soumises au secret industriel.

Mais ils sont par définition contemporains de l'ère industrielle, contrairement aux autres paramètres étudiés par les "limites planétaires" qui permettent de comparer sur 10.000 ans ou plus.

Pesticides tuant des organismes de façon indiscriminées, ingestions de plastique par les êtres vivants, effets hormonaux ou reproductifs... La pollution chimique menace l'environnement en endommageant les processus physiques et biologiques sur lesquels reposent toute vie, un phénomène aggravé lorsque le produit a une longue persistence.

"On parle de 350.000 substances différentes. On n'a pas de connaissances sur la grande majorité d'entre elles, sur leur quantité de production ou leur stabilité, ou leur effet sur l'environnement ou leur toxicité", souligne Mme Carney Almroth.

"Nous savons ce que certaines d'entre elles sont. Mais pour la plupart, on ne sait rien".

Même les bases de données les plus complètes, comme "Reach" dans l'Union européenne, n'atteignent que 150.000 produits, dont seulement un tiers font l'objet d'études poussées en toxicité.

Prenant acte de ces "trous dans la raquette", l'équipe s'est alors concentrée sur ce qui est connu, et ces éléments partiels ont suffi à une conclusion alarmante.

"En prenant tous ces morceaux épars et l'évolution dans le temps (...) nous avons pu dire que toutes les flèches pointent dans la mauvaise direction", explique la scientifique de l'Université de Göteborg.

Pour les 14 coauteurs de l'étude, "nous avons encore le temps pour inverser cette situation, néanmoins, nous avons besoin d'actions urgentes et ambitieuses au niveau mondial".

"Très clairement, il n'y a pas de panacée, parce que beaucoup de ces produits sont des choses qu'on utilise et sont nécessaires dans nos vies, même si beaucoup ne le sont pas", reconnaît Bethanie Carney Almroth.

Mais pour elle, tous les efforts au niveau de la production initiale ou de la gestion des déchets ne permettront pas de faire l'impasse sur une baisse des volumes fabriqués.

"Cela semble évident mais ce n'est considéré comme une vérité que depuis peu: plus vous produisez, plus vous rejetez", plaide-t-elle.

D.Johnson--TFWP