The Fort Worth Press - Climat: "les enjeux n'ont jamais été aussi élevés"

USD -
AED 3.6725
AFN 62.999555
ALL 82.760697
AMD 376.782428
ANG 1.789731
AOA 916.999622
ARS 1401.510825
AUD 1.421777
AWG 1.8025
AZN 1.702909
BAM 1.682047
BBD 2.015395
BDT 122.27908
BGN 1.647646
BHD 0.377136
BIF 2968.970381
BMD 1
BND 1.275769
BOB 6.914761
BRL 5.231505
BSD 1.000645
BTN 92.188279
BWP 13.407812
BYN 2.917308
BYR 19600
BZD 2.01247
CAD 1.366705
CDF 2260.000123
CHF 0.781705
CLF 0.022663
CLP 894.88036
CNY 6.897501
CNH 6.899405
COP 3760.86
CRC 471.884312
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.832035
CZK 21.046298
DJF 178.189637
DKK 6.44603
DOP 59.366091
DZD 130.831462
EGP 50.196296
ERN 15
ETB 155.204599
EUR 0.86276
FJD 2.20805
FKP 0.748114
GBP 0.75145
GEL 2.705001
GGP 0.748114
GHS 10.733314
GIP 0.748114
GMD 73.500677
GNF 8775.55847
GTQ 7.674975
GYD 209.352128
HKD 7.818545
HNL 26.481819
HRK 6.497201
HTG 131.205064
HUF 332.881942
IDR 16905
ILS 3.08175
IMP 0.748114
INR 91.647097
IQD 1310.863517
IRR 1319072.49516
ISK 124.849732
JEP 0.748114
JMD 156.257525
JOD 0.708956
JPY 157.191034
KES 129.149975
KGS 87.449659
KHR 4015.446008
KMF 423.999756
KPW 899.973958
KRW 1469.502556
KWD 0.30754
KYD 0.833889
KZT 496.721121
LAK 21425.254141
LBP 89607.740271
LKR 310.757349
LRD 183.119184
LSL 16.379875
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.361643
MAD 9.289087
MDL 17.315846
MGA 4160.807737
MKD 53.139264
MMK 2099.891821
MNT 3568.14817
MOP 8.057227
MRU 39.830235
MUR 47.380283
MVR 15.460202
MWK 1735.103268
MXN 17.680402
MYR 3.947504
MZN 63.905049
NAD 16.379946
NGN 1383.41036
NIO 36.825856
NOK 9.657765
NPR 147.499054
NZD 1.691515
OMR 0.384505
PAB 1.000662
PEN 3.422576
PGK 4.307798
PHP 58.632497
PKR 279.752915
PLN 3.693425
PYG 6515.588046
QAR 3.639593
RON 4.393498
RSD 101.289609
RUB 77.881737
RWF 1459.200523
SAR 3.753771
SBD 8.05166
SCR 14.408384
SDG 601.498106
SEK 9.222395
SGD 1.278302
SHP 0.750259
SLE 24.498512
SLL 20969.49935
SOS 570.883071
SRD 37.545499
STD 20697.981008
STN 21.070284
SVC 8.756004
SYP 110.545421
SZL 16.385153
THB 31.683504
TJS 9.571271
TMT 3.51
TND 2.923611
TOP 2.40776
TRY 43.973202
TTD 6.779676
TWD 31.722497
TZS 2565.399004
UAH 43.864357
UGX 3697.317101
UYU 38.779091
UZS 12187.53897
VES 425.142005
VND 26222.5
VUV 119.445151
WST 2.724792
XAF 564.137913
XAG 0.012356
XAU 0.000195
XCD 2.702549
XCG 1.803405
XDR 0.70161
XOF 564.142765
XPF 102.567631
YER 238.601353
ZAR 16.464481
ZMK 9001.199124
ZMW 19.189852
ZWL 321.999592
  • AEX

    9.8000

    1000.02

    +0.99%

  • BEL20

    61.9700

    5313.78

    +1.18%

  • PX1

    64.0200

    8167.73

    +0.79%

  • ISEQ

    126.7600

    12677.71

    +1.01%

  • OSEBX

    20.7600

    1908.06

    +1.1%

  • PSI20

    52.3900

    8931.27

    +0.59%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    30.5300

    3846.37

    +0.8%

  • N150

    57.0400

    3964.19

    +1.46%

Climat: "les enjeux n'ont jamais été aussi élevés"

Climat: "les enjeux n'ont jamais été aussi élevés"

Alors que le réchauffement de la planète s'accélère, "les enjeux n'ont jamais été aussi élevés", a mis en garde lundi le patron des experts climat de l'ONU en lançant le processus d'adoption d'un nouveau rapport de référence sur les impacts dévastateurs du changement climatique.

Taille du texte:

Après plus d'un siècle et demi de développement économique consacrant les énergies fossiles, le monde a gagné environ +1,1°C par rapport à l'ère pré-industrielle, multipliant déjà canicules, sécheresses, tempêtes ou inondations dévastatrices.

Dans le premier volet de leur rapport publié en août dernier, les experts climat de l'ONU (Giec) estimaient que le mercure atteindrait autour de 2030 -soit dix ans plus tôt qu'escompté- le seuil de +1,5°C, objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris.

Avant un troisième opus en avril sur les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le deuxième, dont les négociations débutent lundi, se penche sur les impacts du réchauffement et la façon de s'y préparer ("l'adaptation").

Il doit décliner ces conséquences sur tous les continents et dans tous leurs aspects: santé, sécurité alimentaire, pénurie d'eau, déplacement de populations, destruction des écosystèmes...

"Les besoins (pour ce rapport) n'ont jamais été plus importants, parce que les enjeux n'ont jamais été aussi élevés", a déclaré le président du Giec Hoesung Lee lors d'une brève session en ligne ouvrant deux semaines de négociations à huis-clos.

Environ "4,5 milliards d'habitants de cette planète ont subi une catastrophe liée à un événement météo ces 20 dernières années", a ajouté le patron de l'Organisation météo mondiale Petteri Taalas, pointant du doigt les énergies fossiles qui ont "dopé" l'atmosphère en renforçant l'effet de serre.

Une version préliminaire du rapport, que l'AFP avait obtenue en juin dernier, montrait que la vie telle que nous la connaissons allait inéluctablement être transformée, à court terme.

Sur presque tous les continents, le monde voit déjà de ses propres yeux les catastrophes à l’œuvre. Comme l'an dernier avec les flammes ravageant l'Ouest américain, la Grèce ou la Turquie, des flots submergeant des régions d'Allemagne ou de Chine, ou un thermomètre qui frôle les 50°C au Canada.

- "Bon coup de pied au..." -

Et "nous savons (...) que la croissance des impacts climatiques dépasse de loin nos efforts pour s'y adapter", a insisté lundi la patronne de l'ONU-Environnement Inger Andersen, qualifiant ce nouveau rapport de "capital pour aider les décideurs mondiaux à dessiner les réponses aux impacts climatiques"

Face à la litanie des catastrophes et à la nécessité de réduire les émissions de près de 50% d'ici à 2030 pour ne pas dépasser +1,5°C, le monde a promis lors de la COP26 de Glasgow en novembre d'accélérer la lutte contre le réchauffement et de financer plus les mesures d'adaptation.

"Pas assez" pour éloigner "la catastrophe climatique qui frappe toujours à la porte", avait réagi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Alors que les États sont appelés à renforcer leur ambition d'ici à la COP27 en Egypte fin 2022, "j'espère que ce rapport sera un bon coup de pied où je pense pour certains", a déclaré vendredi à l'AFP l'envoyé américain pour le climat John Kerry.

Il "va intégrer plus fortement les sciences économiques et sociales, et il fournira aux décideurs des données et des connaissances pour les aider à élaborer des politiques et prendre des décisions", a également espéré lundi Hoesung Lee.

C'est le 28 février que sera dévoilée cette nouvelle évaluation du Giec, après deux semaines de réunion virtuelle des 195 États membres qui passeront au crible, ligne par ligne, le "résumé pour les décideurs", condensé politiquement sensible des milliers de pages du rapport scientifique.

Évolution comparée au précédent rapport d'il y a sept ans, l'attention portée à l"adaptation", c'est-à-dire les solutions pour faire face aux impacts des dérèglements climatiques. Ce "n'est pas simplement une liste de courses de ce qui pourrait être fait, mais également une évaluation de l'efficacité et de la faisabilité" des mesures, a expliqué la semaine dernière Debra Roberts, co-présidente du groupe de 270 scientifiques ayant préparé ce rapport.

Mais "il y a des limites à l'adaptation", souligne à l'AFP le climatologue Laurent Bopp, un des auteurs du rapport, évoquant les risques de migrations importantes de populations.

"Dans certaines zones, si les températures dépassent des niveaux très élevés, la vie humaine n'est plus possible. Si dans certaines zones côtières, le niveau des mers monte de plus d'un mètre, la protection avec des digues n'est plus possible non plus".

T.Mason--TFWP