The Fort Worth Press - Au Brésil, une cité balnéaire disparaît sous la mer

USD -
AED 3.672497
AFN 63.000233
ALL 83.847188
AMD 377.663361
ANG 1.790083
AOA 916.999834
ARS 1398.262301
AUD 1.424999
AWG 1.8
AZN 1.694418
BAM 1.708212
BBD 2.017486
BDT 122.914738
BGN 1.709309
BHD 0.377594
BIF 2973.692945
BMD 1
BND 1.281814
BOB 6.92176
BRL 5.376695
BSD 1.001712
BTN 92.461144
BWP 13.649683
BYN 2.963911
BYR 19600
BZD 2.014516
CAD 1.369895
CDF 2257.000221
CHF 0.789625
CLF 0.023317
CLP 920.6899
CNY 6.896597
CNH 6.90158
COP 3695.02
CRC 471.29313
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.306777
CZK 21.364978
DJF 178.376159
DKK 6.529205
DOP 61.540611
DZD 132.47601
EGP 52.450701
ERN 15
ETB 156.356736
EUR 0.873798
FJD 2.2208
FKP 0.751777
GBP 0.754835
GEL 2.729858
GGP 0.751777
GHS 10.878299
GIP 0.751777
GMD 73.496981
GNF 8781.936498
GTQ 7.681659
GYD 209.565567
HKD 7.830751
HNL 26.515042
HRK 6.583897
HTG 131.339112
HUF 341.824033
IDR 17004
ILS 3.13977
IMP 0.751777
INR 92.410796
IQD 1312.214231
IRR 1321725.000102
ISK 126.009728
JEP 0.751777
JMD 157.170494
JOD 0.709007
JPY 159.375992
KES 129.197801
KGS 87.449698
KHR 4016.786833
KMF 431.000004
KPW 899.999945
KRW 1496.865029
KWD 0.30712
KYD 0.83472
KZT 490.385917
LAK 21464.006848
LBP 89699.372893
LKR 311.744232
LRD 183.302982
LSL 16.823764
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.391601
MAD 9.434294
MDL 17.474278
MGA 4159.188076
MKD 53.951042
MMK 2099.410407
MNT 3568.977207
MOP 8.074956
MRU 40.077209
MUR 46.739665
MVR 15.449719
MWK 1736.867158
MXN 17.87748
MYR 3.930979
MZN 63.909958
NAD 16.823837
NGN 1386.809536
NIO 36.857988
NOK 9.734835
NPR 147.937656
NZD 1.71967
OMR 0.384496
PAB 1.001625
PEN 3.454329
PGK 4.380142
PHP 59.859502
PKR 279.690813
PLN 3.731155
PYG 6462.347372
QAR 3.641255
RON 4.450904
RSD 102.590992
RUB 80.882828
RWF 1461.74237
SAR 3.752754
SBD 8.051718
SCR 14.34447
SDG 601.000464
SEK 9.416885
SGD 1.280935
SHP 0.750259
SLE 24.549932
SLL 20969.510825
SOS 571.47349
SRD 37.548039
STD 20697.981008
STN 21.398501
SVC 8.76469
SYP 110.52498
SZL 16.818349
THB 32.519014
TJS 9.601069
TMT 3.5
TND 2.962352
TOP 2.40776
TRY 44.190901
TTD 6.793399
TWD 32.026027
TZS 2604.999933
UAH 44.172726
UGX 3766.136217
UYU 40.238092
UZS 12094.904122
VES 442.704625
VND 26291
VUV 118.25327
WST 2.735215
XAF 572.920733
XAG 0.0127
XAU 0.000201
XCD 2.70255
XCG 1.805255
XDR 0.71253
XOF 572.918232
XPF 104.162209
YER 238.550146
ZAR 16.879597
ZMK 9001.205638
ZMW 19.497092
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.1100

    1005.74

    +0.41%

  • BEL20

    4.0900

    5113.43

    +0.08%

  • PX1

    0.0000

    7911.59

    0%

  • ISEQ

    -73.1300

    12321.17

    -0.59%

  • OSEBX

    15.7600

    1961.68

    +0.81%

  • PSI20

    17.3700

    9160.89

    +0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    11.1600

    3858.96

    +0.29%

Au Brésil, une cité balnéaire disparaît sous la mer
Au Brésil, une cité balnéaire disparaît sous la mer

Au Brésil, une cité balnéaire disparaît sous la mer

Les vautours rodent sur le sable, parmi les décombres des dernières maisons submergées par la marée. Atafona, cité balnéaire au nord de Rio de Janeiro, disparaît peu à peu sous l'océan, qui gagne six mètres en moyenne par an sur la terre.

Taille du texte:

Plus de 500 habitations ont déjà été submergées, sur 2 kilomètres de front de mer.

L'une des prochaines sera celle de Joao Waked Peixoto.

En se frayant un chemin parmi les poutres défoncées ou les morceaux de carrelage qui jonchent le sol, ce chef d'entreprise montre l'étendue des dégâts dans la dernière maison qui sépare la sienne de l'océan.

Il ne reste plus que les murs bleus de la chambre du fond, un vélo et quelques autres signes d'occupation récente.

Dans la zone à risque, proche du littoral, seules 180 maisons, où vivent 302 habitants, sont restées debout.

"Quand allons-nous devoir partir à notre tour? La mer a avancé de trois à quatre mètres en quinze jours, notre mur pourrait tomber la semaine prochaine", confie à l'AFP Joao Waked Peixoto, qui a déménagé durant la pandémie dans la résidence secondaire construite par son grand-père à Atafona.

Auparavant, il habitait comme le reste de sa famille à Campos dos Goytacazes, ville sans charme de 500.000 habitants à quatre heures de route de Rio, qui vit de l'industrie pétrolière.

"C'est triste de se dire qu'on va perdre une si belle maison, avec tant de souvenirs de famille", déplore-t-il.

Mais c'est inévitable.

- Érosion extrême -

Quelque 4% des littoraux du monde entier voient la mer avancer de plus de cinq mètres par an sur sa terre. Atafona en fait partie.

La situation est appelée à s'aggraver, à long terme, avec "la montée du niveau de la mer", dû au réchauffement climatique, et à court et moyen terme, "avec la houle exceptionnelle et des longues périodes de pluie ou de sécheresse", explique le géologue Eduardo Bulhoes, de l'Université Fédérale Fluminense.

Mais au-delà de l'érosion extrême, Atafona souffre d'un autre "problème chronique" depuis des décennies.

"À cause de l'action humaine, le volume de l'eau du fleuve Paraiba do Sul s'est réduit drastiquement ces 40 dernières années, ainsi que sa capacité à amener des sédiments jusqu'à l'embouchure", à Atafona, explique le géologue, pointant du doigt notamment les activités minières ou agricoles.

En raison du manque de sédiments, le sable de la plage ne se renouvelle pas naturellement et l'océan gagne du terrain sur la terre.

Sans compter la construction d'habitations en bord de mer, qui élimine la première ligne de défense naturelle: les dunes et la végétation.

Résultat: le littoral s'est transformé en un amas de décombres qui repousse les touristes.

La communauté d'environ 600 pêcheurs souffre aussi de l'assèchement du fleuve.

"Les grands bateaux ne passent plus à l'embouchure, on n'arrive plus à gagner notre vie. Le fleuve est mort", déplore Elialdo Bastos Meirelles, responsable de l'association locale des pêcheurs.

- "Envie de pleurer" -

Plusieurs projets ont été présentés à la mairie pour tenter de freiner l'érosion: l'un d'entre eux prévoit la construction de digues, un autre d'apporter sur la plage du sable extrait du fond du fleuve.

L'idée de transporter du sable, formulée par Eduardo Bulhoes, s'inspire d'expériences à succès aux Pays-Bas, en Espagne ou aux Etats-Unis, pour "reconstruire la plage ensemble, avec la nature, en utilisant sa force".

Mais jusqu'à présent, aucune mesure n'a encore été mise en oeuvre.

La municipalité de Sao Joao da Barra, ville de 36.000 habitants dont dépend le hameau d'Atafona, verse une allocation logement de 1.200 réais (environ 200 euros) par mois aux plus de 40 familles déplacées.

L'adjoint à l'environnement, Alex Ramos, assure que la mise à exécution de tout plan permettant de freiner l'érosion dépend de l'approbation d'organes environnementaux.

"Pour le moment, nous n'avons pas encore vu de projet qui nous permette de dire: le problème sera résolu", explique-t-il.

Mais certains habitants dénoncent un manque de volonté politique.

"Nous avons entendu beaucoup de promesses (...), mais c'est une cité abandonnée, une vision de l'apocalypse, et ça donne envie de pleurer", confie Veronica Vieira, présidente de l'association SOS Atafona.

T.Harrison--TFWP