The Fort Worth Press - Au Pakistan, les maladies rôdent après les inondations

USD -
AED 3.672503
AFN 62.999722
ALL 83.250299
AMD 377.459541
ANG 1.790083
AOA 917.000269
ARS 1396.262205
AUD 1.406153
AWG 1.8
AZN 1.702594
BAM 1.694705
BBD 2.008318
BDT 122.350128
BGN 1.709309
BHD 0.377507
BIF 2960.600993
BMD 1
BND 1.274164
BOB 6.904306
BRL 5.193199
BSD 0.997141
BTN 92.081275
BWP 13.550819
BYN 2.990815
BYR 19600
BZD 2.005372
CAD 1.369037
CDF 2264.999974
CHF 0.784705
CLF 0.022981
CLP 907.409805
CNY 6.88685
CNH 6.88185
COP 3701.14
CRC 467.377177
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.149527
CZK 21.16085
DJF 177.558271
DKK 6.474425
DOP 60.861277
DZD 132.077565
EGP 52.251214
ERN 15
ETB 157.000068
EUR 0.86642
FJD 2.20805
FKP 0.751829
GBP 0.748435
GEL 2.710033
GGP 0.751829
GHS 10.884974
GIP 0.751829
GMD 73.499785
GNF 8738.4866
GTQ 7.653371
GYD 209.039327
HKD 7.83725
HNL 26.570299
HRK 6.527104
HTG 130.795692
HUF 336.835504
IDR 16964.25
ILS 3.09945
IMP 0.751829
INR 92.39125
IQD 1310
IRR 1314000.000159
ISK 124.420233
JEP 0.751829
JMD 156.858158
JOD 0.709038
JPY 158.865014
KES 129.550256
KGS 87.450153
KHR 4001.403697
KMF 426.999748
KPW 900.043905
KRW 1486.090231
KWD 0.30667
KYD 0.830947
KZT 480.450219
LAK 21397.625856
LBP 89443.965349
LKR 310.510354
LRD 182.47119
LSL 16.689777
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395004
MAD 9.36375
MDL 17.394507
MGA 4165.000213
MKD 53.423868
MMK 2100.153228
MNT 3574.497589
MOP 8.048436
MRU 40.105027
MUR 46.619679
MVR 15.44942
MWK 1736.99969
MXN 17.651635
MYR 3.917005
MZN 63.909805
NAD 16.689599
NGN 1352.87964
NIO 36.719505
NOK 9.578495
NPR 147.330387
NZD 1.706095
OMR 0.384496
PAB 0.99918
PEN 3.417501
PGK 4.30075
PHP 59.809751
PKR 279.250341
PLN 3.69215
PYG 6463.911273
QAR 3.643502
RON 4.413503
RSD 101.777007
RUB 82.373582
RWF 1459
SAR 3.754447
SBD 8.045182
SCR 14.272963
SDG 601.000071
SEK 9.275299
SGD 1.27605
SHP 0.750259
SLE 24.575981
SLL 20969.510825
SOS 568.841522
SRD 37.625007
STD 20697.981008
STN 21.225904
SVC 8.724509
SYP 110.875895
SZL 16.690088
THB 32.320032
TJS 9.557442
TMT 3.51
TND 2.932498
TOP 2.40776
TRY 44.217599
TTD 6.765416
TWD 31.896843
TZS 2608.729779
UAH 43.810415
UGX 3771.52085
UYU 40.615395
UZS 12137.498289
VES 447.80816
VND 26300
VUV 119.587146
WST 2.754209
XAF 568.371025
XAG 0.012542
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.797064
XDR 0.706871
XOF 570.500193
XPF 103.849931
YER 238.550133
ZAR 16.67759
ZMK 9001.196875
ZMW 19.448921
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.0400

    1012.81

    +0.5%

  • BEL20

    37.9500

    5167

    +0.74%

  • PX1

    38.8800

    7974.49

    +0.49%

  • ISEQ

    -80.1600

    12252.18

    -0.65%

  • OSEBX

    5.7000

    1972.42

    +0.29%

  • PSI20

    45.6500

    9175.24

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.5600

    3787.95

    +0.2%

  • N150

    30.4800

    3889.07

    +0.79%

Au Pakistan, les maladies rôdent après les inondations
Au Pakistan, les maladies rôdent après les inondations / Photo: © AFP/Archives

Au Pakistan, les maladies rôdent après les inondations

Un essaim de moustiques flottant autour de lui, Aamir Hussain, debout sur le toit de sa maison dans le sud du Pakistan, porte le regard sur les eaux fétides qui, à perte de vue, recouvrent les alentours.

Taille du texte:

Près de quatre mois après le début des pluies de mousson qui ont provoqué les pires inondations de l'histoire du pays, l'eau stagnante s'est transformée en un cloaque pestilentiel où prolifèrent paludisme, choléra ou dengue.

L'ONU a mis en garde contre une "seconde vague" de décès que pourraient causer les maladies transmises par l'eau et la malnutrition. Près de 1.700 personnes ont déjà trouvé la mort depuis juin dans les inondations et crues, un chiffre qui n'inclut pas les victimes de maladies.

Alors que le crépuscule tombe sur le village d'Aamir Hussain, situé dans le district de Dadu, dans la province du Sind, les insectes apparaissent, menaçant son épouse et leurs deux enfants.

"Les moustiques piquent beaucoup et nous tombons malades", explique le jeune homme de 25 ans sur le toit de sa bicoque en briques, où sa famille se réfugie le soir pour passer la nuit. En contrebas, leur petite cour intérieure est entièrement submergée sous une fange putride.

Son frère, avec lequel il partage les lieux, s'est déjà risqué hors de la maison, pour aller faire soigner ses enfants malades à l'hôpital. "Certaines de nos moustiquaires sont trouées, alors nous sommes inquiets", confie M. Hussain, dont le nouveau-né est tombé malade.

La province du Sind a été la plus touchée par les inondations, que les responsables pakistanais ont imputé en partie au changement climatique.

Un tiers du pays s'est retrouvé sous les eaux, huit millions de personnes ont été déplacées, deux millions d'habitations détruites ou endommagées et 1.500 hôpitaux et cliniques ravagés. Les dégâts sont évalués à 28 milliards de dollars.

La ministre pakistanaise du Changement climatique, Sherry Rehman, a indiqué cette semaine que 20 millions de personnes étaient encore dans le besoin et que leur avenir était très "précaire". Parmi elles, huit millions requièrent toujours des "soins médicaux d'urgence".

- Les yeux révulsés -

Pour les fils de Zahida Mallah, il est déjà trop tard. Dans un camp lugubre proche de la ville d'Hyderabad, au sud de Dadu, cette femme de 35 ans est en deuil.

L'un de ses jumeaux - âgés de seulement deux mois - est mort ici le jour où des journalistes de l'AFP ont visité le camp. L'autre était décédé deux semaines auparavant.

Ils ont succombé à des "rhumes", après avoir dû passer leurs nuits en extérieur, dit-elle. On ne lui a proposé une tente qu'après leur mort. "On n'arrête pas de s'enfoncer", se lamente-t-elle.

Non loin de là, la ville de Johi est encerclée par les eaux et accessible seulement en barque.

Dans le dispensaire décrépit d'un camp, le docteur de garde traite Kashaf, une fillette de 7 ans inconsciente. Souffrant probablement de paludisme, elle git sur des draps sales, des médicaments déposés à ses pieds.

"Peut-être que c'est une catastrophe naturelle, peut-être que nous sommes mis à l'épreuve par Dieu, mais quoi qu'il en soit nous sommes les victimes", constate son père âgé de 20 ans, Dildar Mastoi.

Sous un voile noir, les yeux de sa fille sont révulsés. Elle ne reconnaît plus ses parents. La fièvre a altéré son cerveau, disent les docteurs.

Tout juste adultes, ses parents ont dû fuir deux fois la montée des eaux, avant de s'installer dans ce camp où ils boivent l'eau d'un puits qu'ils soupçonnent d'avoir été contaminée par les inondations.

"Du début de soirée jusqu'à l'aube, pendant toute la nuit, les moustiques sont partout", déclare la mère de Kashaf, Bashiran Mastoi, 19 ans. "Quand la nuit approche, on commence à s'inquiéter".

- Catastrophe qui couve -

"La vie dans le camp est absolument épouvantable", confie-t-elle, penchée sur sa fille alitée.

Le docteur Manzoor Shahani explique avoir constaté une recrudescence du paludisme, des maladies intestinales et de la dengue, particulièrement parmi "les enfants et les femmes enceintes".

Même les médecins et responsables administratifs peinent à prendre la mesure de la catastrophe qui couve.

"Le degré de dévastation est au-delà" des capacités de réponse du seul gouvernement pakistanais, estime Faheem Soomro, un responsable sanitaire provincial, pendant que le personnel médical établit la liste des nouveaux patients admis ce jour-là.

La moitié des tests pour paludisme se révèlent positifs et la plupart des foyers ont un cas positif en leur sein. La province du Sind a déjà recensé 208.000 cas cette année, contre 140.000 pour toute l'année 2021.

Si elle n'est pas traitée, la maladie que M. Soomro qualifie de "fièvre insidieuse" devient rapidement mortelle. Lors d'une année normale, quelque 50.000 personnes meurent du paludisme au Pakistan.

La maladie est plus facilement contrôlée dans les camps - le district de Dadu en compte 19 - où les plus chanceux des déplacés s'entassent sous de rudimentaires tentes en toiles, alignées en rangs serrés.

Dans l'un de ces camps, qui accueille près de 5.000 déplacés, des personnes réclament avec insistance d'être soignées, sous une grande tente ouverte aux vents où il subissent des examens pour détecter malnutrition ou paludisme, sont vaccinés ou reçoivent des conseils sanitaires.

Selon M. Soomro, beaucoup des gens passés par des camps sont depuis rentrés chez eux pour tenter de rebâtir leur maison et reprendre le cours de leur vie.

B.Martinez--TFWP